CONFÉRENCE DE PRESSE DE L'UPG
• Après l'annonce des
résultats des législatives partielles
Pierre
Mamboundou accuse
...
LA conférence de presse
d'avant-hier au siège du parti à Awendlé, a été
l'occasion pour le leader de l'UPG de dénoncer
la cabale ourdie contre son parti. D'où les
recours en annulation qu il envisage
d'introduire auprès de la Cour
constitutionnelle.
LE
président de l'Union du peuple gabonais, Pierre
Mamboundou n'a pas pris de gants avant-hier,
pour dénoncer vertement, à la faveur de la
conférence de presse qu'il a animée devant une
foule de militants et sympathisants, la
conspiration dont sa formation politique, et
partant ses différents candidats ont été
victimes aux législatives partielles du 10 juin
2007. Notamment au siège unique de Mabanda, au
1er siège du 5e arrondissement de Libreville,
dans le deuxième siège du Komo-Kango, aux 3es
sièges de Mougoutsi et de la commune de
Port-Gentil. Et dont les principaux
instigateurs, a-t-il cité, sont la Commission
électorale nationale autonome et permanente (Cénap),
ses démembrements locaux, le ministère de
l'Intérieur et la majorité présidentielle dont
les stratégies concoctées, en amont, sont à
l'origine de, la déroute upégiste.
D'une langue acerbe le leader
de l'Union du Peuple Gabonais, particulièrement
remonté, a longuement commenté cet "échec
programmé".
Dans le siège unique de la
Doutsila à Mabanda, la liste électorale a été
purement et simplement été manipulée en faveur
du candidat de la majorité présidentielle
c'est-à-dire le RNB Jonas Mabicka Ibiatsi,
affirme Pierre Mamboundou. La fraude dénoncée
déjà au mois de mai 2007 par son secrétaire
général Richard Moulomba Mombo, au cours d'un
point de presse, a consisté en un "gonflement
de la liste électorale dans les zones
jugées favorables au candidat bûcheron
alors que dans celles analysées comme
proches du candidat UPG, les effectifs,
comme par endentement, avaient diminué"
les noms de plusieurs électeurs favorables à
Richard Moulomba ayant disparu comme par
enchantement.
SUITE CONSTAT ET MARCHE• Le
président de l'UPG a indiqué, par ailleurs,
que d'autres listes électorales différentes de
celles de décembre étaient apparues. Affichées,
puis retirées à la suite des protestations des
populations, celles-ci auraient reparues dans
les bureaux de vote je jour du scrutin. Sans
oublier l'implication des administratifs locaux,
en l'occurrence le préfet de la Doutsila et le
maire de la commune de Mabanda qui se seraient
"mouillés" en délivrant des pièces
d'état-civil à environ 500 personnes dont
plusieurs sujets Congolais.
Au deuxième siège de Kango,
selon Pierre Mamboundou, la fraude aurait
consisté à faire distribuer le jour du scrutin
et à proximité des bureaux de vote, des sommes
d'argent en contrepartie des suffrages
sollicités. De plus, bon nombre d'électeurs
acquis à la cause de l'UPG n'auraient pas pu
voter faute de carte d'électeur conforme. Une
non-conformité que l'UPG et son leader mettent
sur le dos d'une administration partisane et
inféodée au pouvoir. Même constat, dans le 1er
siège du 5e arrondissement de Libreville ainsi
qu'à Port-Gentil.
Outre cette dénonciation des
faits, l'Union du peuple gabonais envisage
plusieurs actions. Notamment au plan juridique
avec l'introduction des recours en annulation
auprès de la Cour constitutionnelle,
conformément aux dispositions légales en matière
de contentieux électoral, et en disqualification
dans le cas particulier du 1er siège du 5e
arrondissement de Libreville.
Au plan politique, il est
prévu ce samedi 23 juin 2007 une "marche de
protestation" qui partira, dès 15 heures, de
l'Institution Immaculée Conception jusqu'à Rio
où Pierre Mamboundou tiendra ensuite un meeting.