COLLOQUE INTERNATIONALE SUR LA
PRÉVENTION DES CONFLITS EN AFRIQUE
Vers
l'institution d'une journée commémorant les
victimes des tragédies humaines en Afrique
C'est l'une des
recommandations de ce premier colloque du genre
dont les travaux, a reconnu le Premier ministre,
Jean Eyéghé Ndong, ont été à la hauteur
des attentes.
LE
1er Colloque international sur la prévention
des conflits et la sécurité humaine en Afrique :
"la mise en oeuvre de la responsabilité de
protéger" a pris fin tard dans la nuit de
jeudi dernier par un dîner-débat animé par Alpha
Oumar Konaré le résident de la Commission de
l'Union Africaine (UA).
Comme lors de la cérémonie
d'ouverture, c'est le Premier ministre, chef du
gouvernement, jean Ey Eyeghé Ndong, représentant
le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, qui a
clôturé les travaux qui ont duré deux jours. Au
cours desquels, les 200 délégués ont " pondu" de
nom6reuses et pertinentes recommandations. Au
nombre desquelles l'institution par l'Union
Africaine d'une journée en mémoire des victimes
des tragédies humaines qui se sont produites en
Afrique; l'incitation des Etats africains à
adopter le principe de la compétence
juridictionnelle universelle en matière de
criminalité transnationale. Et la mise en
conformité des législations nationales avec le
statut de la Cour pénale internationale, afin
d'établir une complémentarité en matière de
justice pénale entre les tribunaux des Etats et
la CPI. Il a aussi été recommandé la signature
d'un accord entre l'Union Africaine (UA) et la
Cour pénale internationale, etc.
RESPONSABILITÉ. Dans son
discours, le Premier ministre a rendu un vibrant
hommage aux différents participants, louant leur
disponibilité et leur expertise qui ont
contribué au renforcement de la prise de
conscience des Africains sur la question
éminemment complexe et sensible de la
responsabilité de protéger.
Mais prévenir les conflits,
c'est non seulement s'inscrire dans un processus
de consolidation dés institutions et de la
société civile, mais également savoir
s'impliquer dans un dialogue franc entre les
protagonistes. D'où cette invite du Premier
ministre, face aux nombreux conflits qui
endeuillent l'Afrique, à une obligation de
protection qui s'impose à notre continent devant
la violence qui cause des dommages dont nous
sommes tous comptables.
J'ose croire que les travaux
qui s'achèvent ont eu le mérite par leur
caractère pratique et la pertinence de
leurs recommandations, d'offrir les
outils de l'élaboration d'une politique de
prévention et de sécurité efficace. Le monde en
a besoin et nos populations le réclament"
dixit Jean Eyéghé Ndong qui estime crue face
à tout cela, le Gabon n est pas resté inactif.
Une assertion qui se justifie au vu du dynamisme
de la diplomatie gabonaise, sous l'impulsion de
son président, Omar Bongo Ondimba, qui a permis
à éteindre plusieurs foyers de tensions
dans la sous-région.
Cet engagement du Gabon,
Eyéghé Ndong l'a décrit dans faction menée par
notre pays en faveur e la protection apportée
aux victimes, et principalement aux réfugiés qui
trouvent sur notre sol protection et assistance
les aidant ainsi à reconstruire leur vie.
La pertinence du travail de
sensibilisation accompli par ce premier colloque
international du ministère des Affaires
étrangères gabonaises sur la prévention des
conflits et la sécurité humaine en Afrique, et
des actions qui seront dorénavant menées dans ce
domaine strict, a été reconnue. D'où les
assurances du chef du gouvernement que les
conclusions auxquelles les différents délégués
sont parvenus, au terme des travaux à la hauteur
des attentes, feront l'objet d'une large
diffusion.
Ce en vue de rendre compte de
l'immensité des actions et autres réflexions
produites au sein des différents gouvernements
africains et des Organismes communautaires, dans
ce volet de la coopération.