APRÈS LA PROCLAMATION
OFFICIELLE DES RÉSULTATS DES LEGISLATIVES
PARTIELLES
Une
nouvelle configuration à l'Assemblée nationale
Si le PDG qui comptait déjà 82
députés à l'issue du scrutin du 17 décembre a vu
son hégémonie s'accentuer par l'obtention d'un
nouveau siège, les autres partis sont logés à
l'enseigne, soit de la diminution des sièges, au
pire, du renforcement ou de leur maintien,
au mieux.
SOUS réserve du contentieux
électoral que ne manqueront sans doute pas de
soulever certains perdants des législatives
partielles du 10 juin 2006, on peut néanmoins
dire que nous nous acheminons inexorablement
vers l'issue des élections législatives
démarrées en décembre 2006.
En attendant donc l'issue de
l'éventuel contentieux, si tant est que celui-ci
est soulevé, les résultats des dernières
partielles ont donné lieu à une nouvelle
reconfiguration de l'Assemblée nationale qui
n'est plus forcément identique à celle issue du
scrutin du 17 décembre 2006. Si la nouvelle
configuration de cette chambre du Parlement ne
remet pas en cause l'hégémonie du PDG qui reste
intacte, et même s'est davantage accentuée,
puisque la première force politique du pays qui
comptait 82 députés en a désormais 83, il reste
que certaines formations politiques ont vu le
nombre de leurs sièges diminuer
substantiellement. C'est le cas de l'UPG qui
paye l'addition la plus loure en perdant deux
sièges celui du 5e arrondissement de la commune
de Libreville (1er siège) remporté par le
candidat du PDG Louis-Daniel Akérey Rassaguisa
et le siège unique de la Doutsila (Mabanda) qui
échoit au candidat du RNB Jonas Mabicka Ibiatsi.
ALLIANCES CONTRE NATURE•
Autres formations politiques ayant leurs
effectifs revus a la baisse, le RPG et le PGP.
Pour ce qui est du parti de Paul Mba Abessole,
il passe de 8 à 7 députés pour avoir perdu,
contre toute attente, la bataille du 1er siège
du ter arrondissement de Libreville. D'autant
que l'on pensait objectivement qu'après le
retrait du PDG de la course sur ce siège,
les reports de voix se feraient au profit du
candidat de la majorité présidentielle,
c'est-à-dire le RPG. Mais, voilà, l'on a eu
plutôt droit à des alliances contre nature,
caractérisées notamment par le soutien de
certains pédégistes qui ont ouvertement battu
campagne pour le candidat du CDJ, Henri Sène
Ingueza. S'agissant du PGP, qui au sortir des
législatives du 17 décembre s'était retrouvé
avec 2 députés, il se voit désormais
amputé d'un siège, celui du 3e arrondissement de
la commune de Port-Gentil qu'occupait Me
Séraphin Ndaot Rembogo. Lequel revient désormais
au candidat indépendant, Jean-Gabriel Tchango.
Comme on dit, le malheur des
uns faisant le bonheur des autres, parmi les
heureux figurent le CDJ et l'Adere qui voient
leur présence à l'Assemblée nationale se
renforcer. Si bien que le CDJ et le RNB passent
tous les deux d'un élu à deux, tandis que l'Adère
qui avait 3 élus a augmenté son capital à 4,
ceci, consécutivement à sa victoire au 2e siège
du département de Mulundu invalidé par la Cour
constitutionnelle avant même le contentieux
électoral.
BATAILLE• Au
reste, l'on note les partis qui ont conservé
intact leur acquis du 17 décembre. Sur ce
registre figure en bonne place l'UGDD dont le
candidat Nkombé Lékambo a confirmé sa victoire
du 17 décembre en remportant la bataille du 1er
siège du département de la Boumi-Louétsi. Il en
va de même du CLR qui a conservé ses deux sièges
invalidés par la Cour constitutionnelle lors du
contentieux. Autre parti ayant réalisé la même
performance : le RDR. Après la mort de son
fondateur Max Mébalé dont l'élection avait été
invalidée, le parti a pu se relever et présenter
une candidate qui est sortie victorieuse et par
conséquent, a conservé sa présence dans cette
chambre du Parlement.
Ainsi donc, après les
élections du 10 juin dernier, l'Assemblée
nationale se compose ainsi qu'il suit : PDG (83
sièges), RPG (7 ), UPG (6), Indépendants (5),
Adere (4), UGDD (4), CDJ (2), RNB (2), CLR (2),
PSD (2), RDR (1), MAD (1), PGP (1).