POINT DE PRESSE DU SYPROPOSTEL
Les travailleurs de Gabon
Telécom et Libertin refusent de payer le lourd
passif de l'entreprise
L'une des préoccupations de
ces agents, demeure la préservation des emplois,
dans tous les cas de figure, par Maroc Télécom,
le repreneur de la société gabonaise et sa
filiale.
LE
Syndicat des professionnels des postes et
télécommunications (Sypropostel) a donné, ce
vendredi 15 juin, sa position sur les contours
de la privatisation de l'entreprise Gabon
Télécom. Déclaration faite par le secrétaire
général du bureau exécutif du Sypropostel, Guy
Jonas Lingombe, assisté notamment de ses proches
collaborateurs.
A cet effet, il a rappelé
qu'au 16 février 2007, le syndicat s'était
réjoui de l'annonce de l'aboutissement du
laborieux processus de privatisation de Gabon
Télécom. Au gouvernement, il a donc remémoré
certains engagements non tenus à ce jour, a
l'exemple du règlement du contentieux sur les
licenciements illégaux et abusifs de 600 agents
avant la privatisation. Au repreneur et
partenaire du gouvernement Maroc Télécom, il a
souligné l'impérieuse nécessité de préserver les
emplois dans tous les cas de figure.
De fait, face à la situation
financière réelle de l'entreprise, révélée par
la publication des conclusions alarmantes des
audits des cabinets d'experts internationaux,
"il nous revient que le gouvernement veut
recourir à un autre sacrifice des emplois pour
compenser l'ardoise découverte par les experts",
a affirmé Guy Jonas Lingombe. Pour ce dernier,
ce déficit doit être assumé par ceux-là même,
qui l'ont occasionné, ou encore activement
motivé. Une manière de mettre sur le banc des
accusés, les personnes qui ont fait partie des
équipes dirigeantes qui se sont succédées à la
tête de l'entreprise et sa filiale. De même que
celles faisant partie des différents conseils
d'administration et les membres du gouvernement
qui les ont désignés et soutenus, "au point
de fermer les yeux sur leurs mauvais actes
de gestion"; a ajouté le SG du
Sypropostel.
Il a par ailleurs stigmatisé
Maroc Télécom qui, dit-il, tarde à mettre en
place une politique sociale que les personnels
de Gabon Télécom et Libertin appellent de tous
leurs voeux. Ils refusent donc de souffrir
indéfiniment de (absence de couverture médicale,
de l'impossibilité de contracter des crédits
auprès des établissements agréés et du non
bénéfice des prestations de la Caisse nationale
de sécurité sociale (Cnss). "Nous invitons
instamment la direction générale à tout mettre
en oeuvre sans délai", a confié Guy jouas
Lingombe. Celui-ci souhaite que le déficit de la
société Gabon Télécom soit assumé par tous les
coupables et la réorganisation du Comité de
privatisation.
Le bureau exécutif du
Sypropostel a enfin interpellé le président de
la République, sur le contraste saisissant entre
sa volonté politique et l'exécution contraire
qui en est faite par le gouvernement.