Pour moi quoi…
FINALEMENT plus ça va, moins
ça va, quoi. Plus on nous appelle au vote, moins
nous sommes nombreux à nous présenter devant les
isoloirs. Les "leslatives" partielles qui
viennent de se dérouler-là ont, dans certaines
circonscriptions, battu, que dis-je, pulvérisé
tous les records d'abstention. Et la question
que moi, Makaya je me pose automatiquement est
toute simple est-ce qu'on peut, est-ce qu'on
doit continuer comme ça ?
J'imagine que tous les élus,
comme les partis auxquels ils appartiennent,
pensent un peu comme nous autres-là quand nous
sommes à la réunion des parents d'élèves du PK 5
: peu importe le motorola de mussungu, pourvu
qu'on ait l'ivresse ! Ça fait quoi qu'on soit
élu par 24% - j'a même vu qu'on l'était pour
beaucoup moins quelque part - du collège
électoral, l'essentiel, c'est d'aller siéger au
palais qui porte le nom du père du dipenda" !
Et puis, qu'ils doivent
encore se dire pour achever de se donner bonne
conscience, "c'est pas ma faute si les électeurs
refusent d'aller voter" ! C'est sans doute vrai.
Sauf que lorsque le constat est celui que nous
sommes en
train de faire, il faut se
poser des questions sur notre "démoncratie"; son
état et son évolution, quoi.
D'ailleurs, il y en a qui
s'en sont devant la désaffection des urnes. Je
crois me rappeler que c'est Nganga
Missoko-de-Yombi qui avait un jour, lancé l'idée
du vote obligatoire: Personne n'a vraiment voulu
le suivre là-dessus. Il faut dire que bien des
électeurs, contraints, pourraient alors
considérer le vote comme un vaste défouloir. Et
bonjour les bulletins blancs ou nuls !
Non, le fond du problème
aujourd'hui, c'est cette crise de confiance qui
mine le système. Lequel pourrait bien en mourir
si on rte travaille pas sans relâche â montrer
aux citoyens -- et surtout les convaincre -- que
ça fonctionne correctement. Et dire que .les
élections .locales sont dans six mois, du moins
en théorie !
Quelle histoire !
…Makaya