LEGISLATIVES PARTIELLES
Sans
incidents majeurs
LES électeurs se sont rendus
aux urnes pour désigner les 20 députés restants
à l'Assemblée Nationale. A Libreville, il n'y a
pas au un grand engouement pour le scrutin
contrairement aux autres localités.
LES
électeurs de vingt circonscriptions électorales
de sept provinces du pays étaient convoqués aux
urnes, hier dimanche 10 juin 2007, pour
compléter les vingt sièges encore vacants à
l'assemblée nationale, après leur annulation par
la Cour constitutionnelle, à l'issue d'un
volumineux contentieux électoral qu'elle a
finalement vidé.
Malgré quelques petits
problèmes surmontés rapidement par les
responsables des structures locales de la Cénap,
les opérations se sont bien déroulées dans
l'ensemble des 300 bureaux de vote et dans le
calme. Aucun incident majeur n'ayant été
signalé, aussi bien à Libreville que dans les
autres localités, où les bureaux sont restés
ouverts de 7 à 18 heures. Le vote s'est déroulé
sous haute surveillance. Les forces de l'ordre
ayant pris position aux alentours des centres de
vote, les électeurs ont pu remplir leur devoir
citoyen en toute sécurité et dans la sérénité.
La tension perceptible qui
régnait avant le vote dans différentes
circonscriptions du Woleu- Ntem, a été de courte
durée. Car, le- champ électoral n'a pas été
assombri par des affrontements ou autres
problèmes entre partisans de certains candidats.
En revanche, c'est plutôt du côté de Mabanda où
s'affrontaient Richard Moulomba, de l'Union du
peuple gabonais et Jonas Mabickat Ibitsi, du
Rassemblement national des Bûcherons, que le ton
est quelque peu monté suite à des
interprétations contradictoires des textes en
milieu urbain et rural. Une atmosphère vite
apaisée après que toutes les parties se soient
accordées sur fa lecture exacte des
dispositions, révèle un responsable de la Cénap.
Si le calme a été au
rendez-vous de ces partielles, l'engouement par
contre faisait défaut principalement à
Libreville où trois sièges étaient à pourvoir
(ter arrondissement ( 1er siège) et 5e
arrondissement ( 1er et 2e sièges). Cela si l'on
en juge par le peu d'affluence enregistré dans
les bureaux de vote et aux premiers décomptes
des voix opérés, au moment où l'on mettait sous
presse quelques heures après la fermeture des
bureaux de vote à Libreville. Dans les autres
localités, les électeurs du Gabon-profond ont
été bien plus nombreux à se rendre aux urnes.
Une situation qui a souvent été vécu à chaque
consultation électorale et qui ne devrait plus
surprendre. Reste que si cette tendance se
confirme, la morosité de la campagne qui n'a pas
vraiment emballé les foules dans les quartiers
de Libreville, et le faible intérêt du vote
devraient être à l'origine de cette faible
participation. Contrairement à l'arrière-pays,
théâtre du plus grand nombre de confrontations
entre candidats des formations politiques en
lice.
BILAN • Faisant hier le
premier bilan après la fermeture des bureaux du
vote le président de la Commission électorale
nationale autonome et permanente, René Ella
Aboghé s'est réjoui du calme qui a prévalu
durant ce scrutin, car, contrairement au
précédent vote, il n' a guère reçu de rapport
faisant état d'incidents susceptibles de fausser
le jeu électoral. Les électeurs ont rempli leur
devoir civique sans trop de difficultés.
Dans tous les cas, les
premières estimations laissaient
entrevoir un renforcement de la représentation
parlementaire du Parti démocratique en lice sur
la presque totalité des sièges. La majorité
qualifiée que veut le parti du président Omar
Bongo Ondimba à l'Assemblée nationale, semblait
en effet se dessiner.
Rappelons qu'avant
l'invalidation des 19 sièges et l'annulation du
vote au 2e siège de Mulundu (Lastoursville-Ogooué-Lolo),
le Parti démocratique gabonais (PDG) comptait 82
députés, suivi du Rassemblement pour le Gabon
(RPG), de Paul Mba Abessole, 8 députés, de
l'Union du peuple gabonais (UPG), 8 députés, de
l'Union gabonaise pour la démocratie et le
développement (UGDD) de Zacharie Myboto, 4
députés, de l'Alliance démocratique et
républicaine (ADERE), de Didjob Divungi Di
Ndinge,3 députés, du Centre des libéraux
réformateurs (CLR), 2 députés, du Parti social
démocratique (PSD), 2députés, le Parti gabonais
du progrès (PGP), 2 députés. Les autres
formations (MAD, RNB, RDR, CDJ, FAR) ayant
chacune un député.
De ce point de vue, la
majorité présidentielle déjà forte de 100
députés, devrait accroître son hégémonie au
palais Léon Mba, et l'opposition qui avait seize
(16) députés, pourrait bien perdre quelques
sièges, car elle joue gros dans plusieurs
circonscriptions, en particulier à Mbigou,
Mabanda, Port-Gentil, pour ne citer que ces
sièges, face à des candidats de la famille
présidentielle. Les premiers résultats officiels
rendus publics par le ministre de l'Intérieur,
après leur centralisation par la Cénap, ne
devrait pas intervenir avant demain mardi 12
juin.