MAUX ET DEBAT
L'accès
à l'eau potable est-il devenu un luxe ?
L'ACCES à l'eau potable est
un droit fondamental de la personne humaine. Il
fait également partie des Objectifs du
millénaire pour le développement (OMD) à
atteindre d'ici 2015. En adhérant à ces
directives des Nations unies visant à réduire la
pauvreté dans le monde, le Gabon s'est engagé à
améliorer les conditions de vie de ses citoyens.
Cette amélioration passe par la levée ou la
réduction des obstacles qui obstruent le chemin
menant vers l'atteinte de ces OMD. L'accès à
l'eau potable au plus grand nombre en fait
partie. Mais à voir ce qui se passe
actuellement à Libreville, première ville du
pays, s'agissant de la distribution de l'eau par
la toute puissante Société d'énergie et d'eau du
Gabon puissante juchée sur son monopole, il est
illusoire d'espérer que le Gabon pourra, à cette
échéance, garantir le droit d'accès à l'eau
potable à tous ses citoyens.. En effet, si
beaucoup de Librevillois; régulièrement abonnés
à l'unique société distributrice d'eau au Gabon,
ne peuvent même plus bénéficier de cette denrée
vitale, que dire de ceux qui comptent sur l'Etat,
par le biais des pompes publiques par exemple,
pour accéder à ce bien de la nature dans les
centres urbains ou les cours d'eau sont victimes
d'une pollution sans bornes ?
Mais à voir ce qui se passe
actuellement à Libreville, première ville du
pays, s'agissant de la distribution de l'eau par
la toute puissante Société d'énergie et d'eau du
Gabon ,(SEEG), juchée sur son II monopole, il
est illusoire d'espérer que le Gabon pourra, à
cette échéance, garantir le droit d'accès à
l'eau potable à tous ses citoyens. En effet, si
beaucoup de Librevillois; régulièrement abonnés
à l`unique société distributrice d'eau au
Gabon,, ne peuvent même plus bénéficier de cette
denrée vitale, que dire de ceux qui comptent sur
l'Etat, par le biais des pompes publiques par
exemple, pour accéder à ce bien de la nature
dans les centres urbains ou les cours d'eau sont
victimes d'une pollution sans bornes.
L'eau c'est la vie. Sans
elle, aucune activité; domestique entre autres,
n'est possible. Comment comprendre alors que
la SEEG, qui se dit une entreprise
"citoyenne", puisse rester sourde; voire
insensible aux gémissements des citoyens" Oui
Les populations privées d'eau gémissent de
toutes parts. De Nzeng-Ayong aux Akébé, de Louis
à Ambowé en passant par Angondjè,
Derrière-la-prison, etc. Elles gémissent parce
qu'elles souffrent le martyre depuis des mois,
sans la moindre compassion, la moindre réaction
de ceux qui détiennent la clé de leurs
souffrances : les gestionnaires des affaires de
la cité dont le gouvernement et la SEEG.
Après avoir subi les
délestages d'électricité au début de cette
année, les usagers de la SEG sont soumis à une
nouvelle épreuve de nerfs. Beaucoup ont en
effet, perdu le sommeil à force de veiller tard
dans la nuit, à défaut de se réveiller tôt
(entre minuit et 6 h du matin) pour attendre un
hypothétique filet d'eau de leurs robinets, afin
de pouvoir faire la provision du précieux
liquide, destiné aux usages domestiques. Finis
les bains diurnes sous la douche. Tout comme la
lessive. L'eau recueillie doit être utilisée
avec parcimonie, car la diète peut durer
plusieurs jours durant lesquels le robinet reste
aussi sec que les dunes du Sahel.
Les habitants d'Alibadeng
qui, comme le canard, observaient comment
d'autres semblables sont "égorgés" et asphyxiés
depuis des mois, viennent d'allonger la liste
noire des usagers mal servis en eau. Depuis
plusieurs semaines, l'eau est devenue aussi rare
que les larmes d'un.. chien. Les récriminations,
les coups de colère et les actes de
désespoirs des riverains - un véhicule de la
SEEG pris en otage la semaine dernière- n'y ont
rien changé. Au contraire, leurs cris de
détresse glissent comme de l'eau sur les plumes
d'un canard. Aucun communiqué ,aucune
explication pour informer ou rassurer les
populations sur les causes de cette privation.
Au rythme où la distribution
de ce produit s'opère ces derniers mois dans la
capitale; on s'interroge si notre pays n'est pas
à l'heure du rationnement de l'eau. Si c'est le
cas, ce serait un comble dans un pays, situé sur
l'Equateur, baigné par de nombreux cours
d'eau et où il pleut neuf mois environ dans
l'année. A moins qu'il ne s'agisse; comme ce fut
le cas pour l'électricité, des conséquences
d'une absence de politique prospective ou de
l'insuffisance d'investissement, ayant conduit à
la saturation des installations existantes.
Mais quelles que soient les
raisons, le client qui paie, aspire à un
meilleur traitement et à un service de qualité.
Au moment où des maladies liées à des conditions
hygiéniques précaires gagnent du terrain chez
nous, l'absence d'eau potable pourrait servir de
terreau aux pathologies hydriques comme la
fièvre typhoïde, Aujourd'hui, la pénurie
persistante d'eau contraint certains
consommateurs a se ravitailler dans des
points d'eau à la qualité douteuse.
L'apparition de l'épidémie du
Chikungunya a éclipsé momentanément des
informations qui faisaient déjà état de la
présence des cas de fièvre typhoïde à
Libreville. Une maladie qui se contracte par la
consommation; entre autres, d'aliments ou de
l'eau souillés.
Si la situation est déjà
celle-là en période pluvieuse; que nous
réserve-t-on pendant la saison sèche ?