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Le quotidien l'Union du 09 et 10Juin 2007

 

MAUX ET DEBAT

L'accès à l'eau potable est-il devenu un luxe ?

L'ACCES à l'eau potable est un droit fondamental de la personne humaine. Il fait également partie des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à atteindre d'ici 2015. En adhérant à ces directives des Nations unies visant à réduire la pauvreté dans le monde, le Gabon s'est engagé à améliorer les conditions de vie de ses citoyens. Cette amélioration passe par la levée ou la réduction des obstacles qui obstruent le chemin menant vers l'atteinte de ces OMD. L'accès à l'eau potable au plus grand nombre en fait partie. Mais à voir ce qui se passe actuellement à Libreville, première ville du pays, s'agissant de la distribution de l'eau par la toute puissante Société d'énergie et d'eau du Gabon puissante juchée sur son monopole, il est illusoire d'espérer que le Gabon pourra, à cette échéance, garantir le droit d'accès à l'eau potable à tous ses citoyens.. En effet, si beaucoup de Librevillois; régulièrement abonnés à l'unique société distributrice d'eau au Gabon, ne peuvent même plus bénéficier de cette denrée vitale, que dire de ceux qui comptent sur l'Etat, par le biais des pompes publiques par exemple, pour accéder à ce bien de la nature dans les centres urbains ou les cours d'eau sont victimes d'une pollution sans bornes ?

Mais à voir ce qui se passe actuellement à Libreville, première ville du pays, s'agissant de la distribution de l'eau par la toute puissante Société d'énergie et d'eau du Gabon ,(SEEG), juchée sur son II monopole, il est illusoire d'espérer que le Gabon pourra, à cette échéance, garantir le droit d'accès à l'eau potable à tous ses citoyens. En effet, si beaucoup de Librevillois; régulièrement abonnés à l`unique société distributrice d'eau au Gabon,, ne peuvent même plus bénéficier de cette denrée vitale, que dire de ceux qui comptent sur l'Etat, par le biais des pompes publiques par exemple, pour accéder à ce bien de la nature dans les centres urbains ou les cours d'eau sont victimes d'une pollution sans bornes.

L'eau c'est la vie. Sans elle, aucune activité; domestique entre autres, n'est possible. Comment comprendre alors que la SEEG, qui se dit une entreprise "citoyenne", puisse rester sourde; voire insensible aux gémissements des citoyens" Oui Les populations privées d'eau gémissent de toutes parts. De Nzeng-Ayong aux Akébé, de Louis à Ambowé en passant par Angondjè, Derrière-la-prison, etc. Elles gémissent parce qu'elles souffrent le martyre depuis des mois, sans la moindre compassion, la moindre réaction de ceux qui détiennent la clé de leurs souffrances : les gestionnaires des affaires de la cité dont le gouvernement et la SEEG.

Après avoir subi les délestages d'électricité au début de cette année, les usagers de la SEG sont soumis à une nouvelle épreuve de nerfs. Beaucoup ont en effet, perdu le sommeil à force de veiller tard dans la nuit, à défaut de se réveiller tôt (entre minuit et 6 h du matin) pour attendre un hypothétique filet d'eau de leurs robinets, afin de pouvoir faire la provision du précieux liquide, destiné aux usages domestiques. Finis les bains diurnes sous la douche. Tout comme la lessive. L'eau recueillie doit être utilisée avec parcimonie, car la diète peut durer plusieurs jours durant lesquels le robinet reste aussi sec que les dunes du Sahel.

Les habitants d'Alibadeng qui, comme le canard, observaient comment d'autres semblables sont "égorgés" et asphyxiés depuis des mois, viennent d'allonger la liste noire des usagers mal servis en eau. Depuis plusieurs semaines, l'eau est devenue aussi rare que les larmes d'un.. chien. Les récriminations, les coups de colère et les actes de désespoirs des riverains - un véhicule de la SEEG pris en otage la semaine dernière- n'y ont rien changé. Au contraire, leurs cris de détresse glissent comme de l'eau sur les plumes d'un canard. Aucun communiqué ,aucune explication pour informer ou rassurer les populations sur les causes de cette privation.

Au rythme où la distribution de ce produit s'opère ces derniers mois dans la capitale; on s'interroge si notre pays n'est pas à l'heure du rationnement de l'eau. Si c'est le cas, ce serait un comble dans un pays, situé sur l'Equateur, baigné par de nombreux cours d'eau et où il pleut neuf mois environ dans l'année. A moins qu'il ne s'agisse; comme ce fut le cas pour l'électricité, des conséquences d'une absence de politique prospective ou de l'insuffisance d'investissement, ayant conduit à la saturation des installations existantes.

Mais quelles que soient les raisons, le client qui paie, aspire à un meilleur traitement et à un service de qualité. Au moment où des maladies liées à des conditions hygiéniques précaires gagnent du terrain chez nous, l'absence d'eau potable pourrait servir de terreau aux pathologies hydriques comme la fièvre typhoïde, Aujourd'hui, la pénurie persistante d'eau contraint certains consommateurs a se ravitailler dans des points d'eau à la qualité douteuse.

L'apparition de l'épidémie du Chikungunya a éclipsé momentanément des informations qui faisaient déjà état de la présence des cas de fièvre typhoïde à Libreville. Une maladie qui se contracte par la consommation; entre autres, d'aliments ou de l'eau souillés.

Si la situation est déjà celle-là en période pluvieuse; que nous réserve-t-on pendant la saison sèche ?

Source : Journal L'Union Plus du 09 et 10/06/2007

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
LES choses de notre pays-là ne cesseront de m'étonner. On se dit que Libreville