RENFORCEMENT DE LA PROTECTION
JURIDIQUE DES RÉFUGIÉS
AU GABON
Des
cartes d'identité numérisées et infalsifiables
établies aux réfugiés
Le lancement de l'opération
d'enregistrement a eu lieu lundi dernier, dans
les locaux du Centre de documentation, en
présence des autorités gouvernementales
et des responsables du Haut commissariat des
Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Notre
pays, dans son souci de fournir des réponses aux
problèmes que rencontrent les réfugiés, s'est
doté d'une législation spécifique, en mettant
sur pied une structure consacrée par la loi No
5/98 du 05 mars 1998, chargée de leur accueil et
leur assistance. Il s'agit de la Commission
nationale pour les réfugiés (CNR).
Dans la foulée de toutes ces
mesures visant à apportées durables des
solutions durables aux difficultés des 12.774
personnes déplacées et vivant sur notre
territoire, une opération d'établissement et
d'octroi des cartes d'identité numérisées et
infalsifiables a été lancée lundi, au Centre de
documentation. En présence d'André Mba Obame,
ministre d'État en charge de l'Intérieur, de la
Sécurité et de l'Immigration et de Jean François
Ndongou, ministre délégué aux Affaires
étrangères. Mais aussi des membres du Haut
commissariat des Nations unies pour les réfugiés
(HCR), notamment Benedict Akinola, le
représentant régional, et Paul Ndaitouroum,
administrateur principal du secteur géographique
Afrique centrale et de la région des Grands
lacs.
Les étapes qui jalonnent la
procédure d'enregistrement et d'identification
des réfugiés, en vue de la délivrance e leurs
cartes, ont été expliquées aux membres du
gouvernement par le colonel Albert Mbadinga,
directeur de la Documentation extérieure, sous
la supervision du général Michel Andjembé,
Directeur général de la Documentation gabonaise.
"Nous sommes venus nous
rendre compte de l'avancement d'un projet
qui nous tient à coeur, à savoir le renfoncement
de la sécurité des documents que nous
délivrons aux réfugiés. Le gouvernement, à
travers le ministère des Affaires étrangères, a
décidé d'octroyer aux personnes
déplacées ces pièces officielles. Nous
sommes donc venus assister aux premiers
enregistrements, étant entendu que ces
cartes seront distribuées très prochainement", a
expliqué le ministre d'État, Andre Mba Obame.
Avant d'ajouter "mon ministère apporte seulement
un appui technique à cette opération".
Pour Jean-François Ndongou,
c'est un dénouement heureux auquel le
gouvernement est parvenu, car il s'agit là, d'un
engagement international qu'il veut assumer et
partager avec tous les pays le système des
Nations unies. "Le problème qui peut se poser
est qu'il y a des réfugies qui n'ont pas pu se
faire recenser et qui peuvent échapper à notre
système de distribution de cartes. C'est
l'occasion pour moi de lancer un appel à tous
ceux qui ont le statut de réfugié pour qu'ils se
fassent recenser. Une fois l'opération terminée,
nous n'enregistrerons plus d'autres personnes.
Nous avons déjà, quelques soucis, parce que le
HCR voudrait se retirer de certaines zones où
nous n'avons pas l'accès facile. Or, leur
présence est un soutien important pour le
gouvernement", a-t-il ajouté.
Le même sentiment de
satisfaction a animé Benedict Akinola qui a
livré ses impressions au terme de la cérémonie.
'Nous sommes très heureux que ce dossier ait pu
être mené à son terme. Enfin, le
réfugié,pourra circuler librement. C'est
l'occasion pour nous de remercier toutes
les autorités du Gabon"; a-t-il déclaré.