ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 07 Juin 2007

 

CHRONIQUE POLITIQUE

Le droit de savoir

DEPUIS deux ans, que Jean Eyéghé Ndong est à la tête d'un gouvernement de cinquante membres formé le 26 janvier 2006 pour mettre en oeuvre le projet de société du président Omar Bongo Ondimba, et surtout sortir notre pays des eaux glaciales de la crise dans lesquelles il s'était enfoncé.

Depuis lors, les dépenses publiques ont augmenté à la suite des mesures sociales pourtant salutaires, et cela malgré les gros efforts de gestion budgétaire et des réformes structurelles engagés depuis plusieurs années. Le système de santé souffre aujourd'hui davantage des dérives en matière de gestion des médicaments, des infrastructures ainsi que des manquements des personnels, sans que la construction de nouveaux hôpitaux aux plateaux techniques performants et le renforcement des entités sanitaires ne l'améliorent fondamentalement pour un accès aux soins gratuits au plus grand nombre. Le problème du chômage devient, chaque jour, un iceberg de plus en plus dangereux contre lequel se heurtent de nombreux jeunes diplômés, ceux sans qualifications ainsi que ceux ayant perdu leurs emplois, alors que es perspectives de création d'emplois sont annoncées. L'Education tarde à se réformer, se moderniser à telle enseigne que l'échec scolaire déploré à la lecture des résultats scolaires enregistrés ces dernières années, ronge les écoles, collèges, lycées ainsi que nos universités.

L'insécurité gagne notre société au point que certains, par dépit, et à la suite de la recrudescence des crimes et délits commis sur des enfants, sont tentés de réagir comme dans un état de non droit. L'état actuel du réseau routier ne cesse, lui, d'assombrir l'action et l'oeuvre de construction du pays entamée au cours de ces dernières décennies.

INTERROGATIONS• Pendant ce temps, l'orchestre gouvernementale joue sa morne partition alors que le gros du corps social gabonais peine à avoir des places dans les embarcations a destination des eaux du progrès, du développement et du bien-être promis par le président Omar Bongo Ondimba.

Un homme d'Etat, pour ne pas dire, un dirigeant constamment à leur écoute, proche de ses concitoyens, et au fait de leurs craintes, leurs espoirs et leurs souhaits. Et auprès duquel, ils fondent leurs espoirs de voir leurs attentes et préoccupations fondamentales, prises en compte.

Aujourd'hui, les Gabonais attendent. Dubitatifs, certes, ils ne demandent pas moins des comptes, mais veulent surtout, des résultats, sinon, savoir et avoir des réponses à leurs multiples interrogations. Qu'a fait le gouvernement pour réduire la fracture sociale, assurer l'accès aux soins ? Qu'a t-il fait, qu'entend-il faire pour augmenter le pouvoir 'achat ? Pourquoi la route demeure un casse-tête ? Pourquoi le chômage ne diminue t-il pas? A-t-on créé des emplois ? Quelles perspectives pour notre économie ? Que représente cet accord signé avec le FMI ? Autant des questions qui jusque-là n'ont guère trouvé des réponses satisfaisantes permettant de rassurer lés Gabonais.

Cela dit, en formant une équipe dont plusieurs membres sont rompus a la gestion des affaires publiques, Omar Bongo Ondimba attendait marquer une rupture avec le passé, c'est-à-dire, changer la donne sociale l'ayant amené à proposer un nouveau modèle dé société pour notre pays. Les premières par du livre des comptes ne permettent guère e se réjouir globalement de l'action initiée pendant ces deux premières années du gouvernement formé au lendemain de la présidentielle 2005. Mais, ils déclinent ce qui doit être encore fait en direction des potions gabonaises. Tant il est établi, au regard des actes déjà posés en deux ans de ministères, de l'engagement et de la volonté affichée par les gouvernants, que beaucoup reste encore à faire, l'espoir est, tout de même, de mise.

Dans cette perspective, tout décline à penser qu'il y a urgence à renforcer l'action gouvernementale pour parvenir à la concrétisation en actes, des engagements pris en vue de la satisfaction des besoins des populations inquiètes de leur mieux-être.

Car, le pouvoir d'achat bien qu'ayant été amélioré à la suite du relèvement de 81,8% du SMIG et de l'augmentation de la valeur du point d'indice de 400 à 425 francs, n'en est pas moins confronté à l'inflation galopante qui obère, dans une certaine mesure, tous les efforts accomplis ainsi que les ambitions sociales de ce gouvernement. Cette situation commande donc que les gouvernants fassent des ajustements permettant de soulager les ménages économiquement faibles, en améliorant l'accès aux soins, en renforçant le dispositif social. Cela, tout en tenant compte des contraintes financières nées de la signature de l'accord avec le Fonds monétaire international, dont notre pays avait fortement besoin pour la relance de son économie, le renforcement de la gestion financière, l'accélération des réformes structurelles et, plus généralement, pour lutter durablement contre la pauvreté. Un accord qui, après les différents échecs de programmes d'ajustement structurel avec le Fonds monétaire international (FMI), exige pour sa mise en oeuvre que l'ensemble du corps politique (gouvernement, parlementaires) et administratif (responsables d'administration, administrateurs de crédits, etc), la société civile s'impliquent fortement, se l'approprient.

Ce, pour que dans la phase de mise en œuvre de l'ensemble des composantes s'accordent à conjurer les erreurs de gestion, les dérapages et autres pratiques déviantes qui ont contribué aux échecs des précédentes négociations.

Cette exigence de communion et d'engagement partagée, induit des pouvoirs publics mobilisés, à expliquer aux populations qui revendiquent leur droit de savoir, le niveau des efforts, des sacrifices à consentir et surtout l'importance de cet accord conclu avec le FMI pour sortir notre pays des eaux troubles de la crise. Ce dialogue devant permettre à l'ensemble de la communauté nationale de regarder dans la même direction.

Source : Journal L'Union Plus du 07/06/2007

 



   

ACCIDENT D'HÉLICOPTÈRE DE DIMANCHE DERNIER EN SIERRE LEONE
Des victimes gabonaises

CHRONIQUE POLITIQUE
Le droit de savoir

FAIT DIVERS
Plusieurs tonnes de chanvre saisies par la PJ

RENFORCEMENT DE LA PROTECTION JURIDIQUE DES RÉFUGIÉS AU GABON
Des cartes d'identité numérisées et infalsifiables établies aux réfugiés

BOXE/CHAMPIONNAT D'AFRIQUE Â MADAGASCAR
Cinq Gabonais qualifiés pour le prochain championnat du monde à Chicago

Pour moi quoi...Makaya
VOILA une bien sale affaire pour la Fégafontue. Je ne parle pas des ces