Pour moi quoi...
EN parcourant hier les
éditions de juin 2006 de mon Premier grand
quotidien, je suis tombé sur quelque chose qui a
fait tilt dans mon vieux ciboulot-là: à
l'occasion de la journée mondiale de
l'environnement, qui s'était transformée chez
nous en semaine du même nom (ouais, dans notre
Gabon d'abord-là, on ne fait jamais les choses
comme les autres), Nza Fe notre PM, avait remis
le 5 juin aux chefs de quartiers du matas de
nettoyage et d'assainissement (brouettes,
machettes, rateaux, Etchenda, Etchenda, oh,
pardon, etc., etc).
Voilà, pour bien situer leur
responsabilité quant au maintien d'un cadre de
vie sain, ce qu'il leur avait dit ce jour-là :
"Le chef de quartier doit être le relais du
gouvrement et de la municipalité, dans son
espace et dans sa juridiction, pour sensibiliser
nos concitoyens dans cette logique de changement
de comportement"
Un an après, il faut croire
que ces paroles, comme le motos offert à
l'époque, se sont perdus dans les hautes herbes
et les canaux obstinés de nos mapanes. N'est-ce
pas samedi anglais, la vice-Premier ministre
chargée de l'Environnement a dû renouveler le
même geste, c'est-à-dire remettre des outils de
nettoyage aux-mêrnes auxiliaires de notre "mistration"
?
C'est bien la preuve que chez
nous, nous passons l' temps à tisser la toile de
Pénélope. A moins que nous ne nous évertuions à
donner le change: on bouge un peu devant l'oeil
des caméras et les ,objectifs des photographes.
Ou bien parce qu'on a été tancé. Et dès le
lendemain, on retombe dans notre léthargie,
quoi. Jusqu'à l'édition suivante... si on n'est
pas entre-temps éveillé par les événements.
Ce qui est le cas
présentement avec le chikungnagna-là (au fait,
on en est où ? Où sont passées les équipes de
démoustication. Et la cellule de veille ? On
dirait qu'elle s'est endormie). Notre cadre de
vie, à force d'insalubrité, sécrète de plus en
plus de saloperies.
A part ça, on célébrait hier
la journée mondiale de l'environnement. Pôvres
de nous !
... Makaya