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Le quotidien l'Union du 02 et 03 Juin 2007

 

CRISE AU PGP

Le camp Ndaot veut-il créer un parti politique ?

Même si le principal concerné fait état de ce qu'ils ne sont qu'au niveau de la réflexion, certains hiérarques de son aile affirment en revanche que le projet est presque à terme.

L'AILE Ndaot Rembogo envisage t-il sérieusement la création d'un parti situation pour échapper à la situation de bicéphalisme dans laquelle vit le Parti gabonais du progrès (PGP) depuis la mort de son leader Pierre Louis Agondjo Okawé ?

S'il est encore prématuré de répondre l'affirmative à cette question, il ne reste pas moins vrai que la question est sérieusement discutée au sein de la tendance Ndaot Rembogo, lequel nous a d'ailleurs fait part au cours d'une conversation téléphonique de ce qu'il n'est pas encore question de la création d'un parti politique mais plutôt de réflexion pouvant éventuellement aboutir dans ce sens.

Effectivement, on a appris qu'une réunion s'est dernièrement tenue dans la capitale économique à laquelle a pris part le maire de Port-Gentil et au cours de laquelle la dénomination du futur parti a été proposée: on parle du PDS (Parti démocratique et social)

C'est fort de ces éléments qu'une partie de la hiérarchie de cette aile du PGP ne partage pas les affirmations de leur leader. Ils affirment pour leur part que le projet de création dudit parti politique est presque à terme, d'autant qu'ils serait actuellement entrain de chercher à recueillir les trois mille signatures indispensables à la création d'un parti politique ainsi que le stipule la loi.

Manifestement, il s'est formé deux camps au sein de cette aile du PGP ceux qui soutiennent l'idée de création d'un parti, et ceux qui y sont foncièrement opposés. Les uns défendant l'idée selon laquelle la création d'un art« serait la seule solution pour échapper au bicéphalisme du PGP. Tandis que les autres ne souhaitent pas voir un symbole de lutte contre le pouvoir surtout un héritage légué par Me Agondjo leur échapper pour autant qu'ils se considèrent comme étant les héritiers putatifs du leader~progressiste défunt.

VACANCE. Cette idée de mettre sur pied un parti politique a davantage germé dans la tête de certains progressistes depuis le rejet par la Cour constitutionnelle des candidatures de deux militants du PGP qui voulaient se présenter sur un même siège, celui du 3è arrondissement de Port-Gentil, se heurtant du coup aux dispositions de la loi électorale. De plus, dans cette même décision de la haute juridiction, la question de leadership au sein du PGP a été définitivement tranchée. Vu que les neuf sages ont clairement énoncé, eu égard aux statuts du PGP, "qu'aucune disposition des statuts ne précise les attributions de chacun des membres composant le Bureau national, ni laquelle de ces personnalités représente physiquement le parti dans tous les actes de la vie civile et encore moins supplée par exemple le président du parti en cas d'empêchement temporaire ou de ce dernier".

Cette décision aussi tranchée que précise met en tout cas fin aux velléités de ceux qui se prévalaient déjà de la légitimité en se fondant sur la décision du tribunal en appel qui avait renvoyé les deux parties en conflit aux statuts nés du congrès de 1996, lesquels ont été minutieusement examinés par la haute juridiction. En s'arc-boutant donc sur la décision de la Cour constitutionnelle, le constat de vacance du poste de président du PGP est clairement établi. C'est pour cela que le 3è adjoint au maire du 4è arrondissement de Libreville Nicaise Sickout Iguendja, un proche de Me Ndaot Rembogo, propose aux deux parties la gestion collégiale du PGP. Il s'agira pour les deux camps de proposer cinq noms chacun pour constituer un Bureau national provisoire. Ces dix progressistes auront pour mission essentielle, dans une période de 60 jours maximums, de préparer le prochain congrès qui pourrait se tenir sous l'égide de la médiature de la République.

Lin cas d'échec de l'expérience de la gestion collégiale, le maire propose que les deux parties rédigent dans les nouveaux statuts ou plutôt suppriment la mention qui dit que le PGP est un et indivisible. De cette façon, deux tendances de ce parti peuvent légalement cohabiter, comme les autres partis qui ont connu les scissions. En revanche si l'expérience s'avère positive, après la réécriture des statuts, on organise le congrès pour élire le prochain président du PGP. Mais pour Sickout Iguendja, plutôt que d'aller en délégation comme c'est le cas jusqu'à présent, il faut impliquer les militants. 200 pour chacun des protagonistes, en plus des élus qui sont de facto invités au congrès. Reste maintenant à savoir si une telle idée peut prospérer.

Source : Journal L'Union Plus du 02 et 03/06/2007

 



   

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Pour moi quoi…Makaya
BON, c'est vrai, il ne faut pas regarder la politique avec les yeux d'un mwana