Mes amis de Massanga-bar
et moi suivons les multiple rebondissements du
feuilleton Gabon Téléco_Libertis en nous
demandant: de qui se moque-t-on ? A croire que
certains sont nés avant la honte, puisqu’après
s’être octroyés de avantages excessifs sans
aucun rapport avec les services qu’ils étaient
censés nous rendre, les voila qui ont essayé d’exabuser
la cour. Laquelle ne s’est pas laissée prendre
au petit jeu du retour à la case-départ, quoi.
Comme nous ne savons plus
vivre sans communiquer à toute heure du jour
comme de la nuit, les malheureux usagers de ce
service public que nous sommes, nous nous
demandons si nous n’allons pas saisir à notre
tour la justice afin de demander des comptes à
ceux qui nous ont fait payer pendant des années
les communications téléphoniques les plus
exorbitantes du monde.
Car si scandale il ya, il
ne faut pas le chercher dans la privatisation de
ce si cher service public, mais sur les raisons
qui ont conduit ces entreprises à la faillite.
Au lieu d’ergoter sur leur valeur résiduelle, ne
fout-il pas chercher à savoir comment et
pourquoi des sociétés qui auraient du dégager
des bénéfices record – regardons un peu du côté
des concurrents – ont génère des pertes
abyssales sous le regard de ceux qui avaient
autorité de contrôler leurs activités ?
Autres questions : même si
dans notre Gabon d’abord-là, on n’envoie pas au
poteau, ni même au gnouf pour longtemps les
dirigeants économiques indélicats, faut-il pour
autant absoudre systématiquement les
responsables de ces catastrophes financières et
laisser somnoler ceux qui devaient les contrôler
?
Et qui s’inquiète de
l’avenir du personnel qui n'est pour rien dans
la gestion calamiteuse de ces entreprises ?
En tout cas, au quartier,
on constate une chose: l'arrivée de nos
marocains coïncide avec la très forte baisse des
tarifs du téléphone et d’internet. De quoi nous
permettre de joindre nos « mougoyes » pour très
moins cher.
E pour moi, Makaya, cela
n’a pas de prix!