Pour moi quoi…
QUE c'est dur de changer les
mauvaises habitudes, de façonner les bons
comportements ! Il y a une semaine, et devant
les difficultés à mettre en oeuvre le nouveau
programme de ramassage des ordures qu'elles
avaient annoncé à grand son de trompe, moi,
Makaya, j'invitais au rapport la maison-maire et
En-Vogue (Sovog; toi aussi!).
Eh bien, si on continue de
voir des camions-bennes circuler et travailler
de jour dans nos quartiers, il faut croire que
chez les habitants desdits quartiers, ce n'est
guère mieux, quoi. C'est-à-dire que les efforts
qu'on attend de ces derniers ne sont vraiment
pas encore visibles.
Pourquoi je parle comme ça ?
C'est bien simple: malgré la campagne de ces
dernières semaines dans les médias, beaucoup
avouent ignorer qu'un nouveau programme a été
mis en place qui leur impose de sortir leurs
déchets entre 6 heures et 9 heures du soir!
Résultat: même si les bahuts d'En-Vogue (Sovog
que diable!) sont passés la nuit, il n'est pas
rare de voir au long de la journée suivante des
détritus dépasser des bacs ou traînant carrément
à même le sol.
Ouais, ces ordures jetées
n'importe où, n'importe comment, c'est l'autre
preuve du manque d'implication des Librevillois.
On a beau leur demander d'envelopper leurs
déchets dans des sacs poubelles (ou quelque
chose d'approchant) parfaitement étanches, rien
n'y fait. On surprend même des frères et des
sœurs lorsqu'ils n'envoient pas leur "bana" pour
cette corvée) déversant par terre le contenu
d'un sac poubelle et ramenant vide chez eux le
sac en question ! Et faites-leur la moindre
remarque sur cette façon d'agir, c'est à peine
s'ils ne plient pas les poings !
On veut aller où comme ça ?
Même si le chikungnagna (makaya, on dit
chikungunya !) qui fait désormais de nous des
hommes et des femmes courbés ne semble pas nous
avoir instruits. L'insalubrité doit demeurer la
campagne la plus assidue de nos journées,
surtout s il n'y a personne pour sévir; quoi,
C'est à se taper la tête contre les bacs à
ordures !
Enfin, nous-mêmes là-bas ôôôh
!
... Makaya