CLÔTURE DE L'ATELIER
INTERNATIONAL BIODIVERSITAS GABONICA
"Valoriser la nature, la culture et l'histoire
des forêts"
Toutes les communications
faites, en session plénière, depuis l'ouverture
des travaux, et par le secrétaire général du
ministère de l'Enseignent supérieur et de la
Recherche, lors de la clôture, ont largement
insisté sur la valorisation de la biodiversité.
APRÉS la phase purement
protocolaire de l'ouverture et les travaux en
sessions - cinq au total- qui ont constitué
l'essentiel de cette rencontre : la présentation
des études sur les questions liées à la
biodiversité, l'Atelier Biodiversitas Gabonicas
a pris fin, sur une note d'espoir. Espoir, du
fait que l'on a assiste a la renaissance de la
recherche grâce aux remarquables contributions
des chercheurs juniors nationaux et ceux de la
sous-région, véritables espoirs, qui
s'inscrivent dans une perspective de
développement durable, lequel passe par le
respect et la préservation de l'environnement, à
travers la faune et la flore. En d'autres
termes, il s'agit de permettre aux communautés,
d'avoir une connaissance précise de ces espaces,
de s'y orienter et de les sélectionner en
fonction du paysage offert, du climat, de la
faune et la fore, des hommes qui y vivent et des
interactions entre ces hommes et leurs milieux.
ENJEU EXALTANT • C'est la
raison pour laquelle, le secrétaire général du
ministère de l'Enseignement supérieur et de la
Recherche, le Pr Moïse Nsole Biteghe a affirmé
que les interventions aussi riches que variées
relatives aux savoirs, à la conservation et à la
valorisation de la biodiversité met les
participants et tout le monde au centre de
l'enjeu exaltant qu'incommensurable qu'est le
devenir des forêts du bassin du Congo, une
richesse à partager. Il a été donné aux
chercheurs de renforcer l'intégration du système
sous-régional des recherches au niveau
international, par la mise sur pied d'un réseau
environnement, écologie et biodiversité.
Pour le représentant du
ministre de l'Enseignement supérieur et de la
Recherche, une telle contribution des experts de
renommée internationale, ne peut que susciter
confiance et espoir. Il a indiqué que la
diversification des économies sous-régionales
passe par une gestion parcimonieuse des
écosystèmes forestières du bassin du Congo, au
mieux, des biodiversités dans les Etats de cet
espace.
Selon Moïse Nsole Biteghe,
l'appel à une prise de conscience collective, de
la part des chercheurs et des décideurs
politiques n'est plus à susciter, mais à mettre
en oeuvre. Il est uniquement question, a-t-il
déclaré, d'affiner et de formuler les politiques
concertées et exprimant, de par leur cohérence,
l'esprit et l'attachement à leurs contextes
d'émergence. Pour y parvenir, la recette à en
croire le secrétaire général du ministère de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche, est
qu'il faut que les acteurs de la recherche
suivent et comprennent ces mutations complexes
et mettent en oeuvre, conformément aux desseins
primordiaux des pays en voie de développement de
la sous-région.
Il a marqué son adhésion à la
renaissance de la recherche biologique et
socio-économique qui sont Ie fait des chercheurs
juniors et seniors, à travers l'exigeante et
exaltante activité qu'est la recherche. Celle-là
même qui vise une meilleure compréhension pour
une parfaite conservation et permettra aux
scientifiques de tirer profit d'une opportunité
réelle dévaluation ainsi que la possibilité de
voir leurs travaux être publiés dans la revue
internationale Biodiversitas Gabonica.
OCTROIE DE BOURSES • Il y
a lieu de signaler que les jeunes chercheurs
ont, au terme de cet Atelier, recommandé que
leurs Etats respectifs, par le truchement
d'organes compétents, facilitent les conditions
d'octroi des bourses, des stages de
perfectionnement, qui s'inscrivent dans la
durée, des Journées scientifiques
sous-régionales afin de donner aux scientifiques
de la Biodiversité la possibilité d~échanger et
de partager leurs expériences en matière
thématique et de méthodes d'approche. Ils ont
également demande que l'on budgétise une double
publication annuelle de la revue internationale
Biodiversitas Gabonica, que l'atelier
international soit une biennale, avant de
devenir un Congrès international. Un appel a été
lancé à la communauté nationale et
internationale afin qu'elle mette des moyens
conséquents pour la promotion de la
biodiversité, de l'écologie et de la pharmacopée
traditionnelle.
De nombreuses motions de
remerciements à l'endroit des organisateurs de
l'Atelier, président de la République et au
gouvernement ont été lues par les chercheurs
juniors et seniors nationaux et étrangers ayant
participé à la rencontre d'Arambo.
Des prix ont aussi été
décernés au meilleur poster (M. Amani Ya Igugu
et Mlle Avana) et du meilleur présentateur oral
(Jacques F. Mavoungou).