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Le quotidien l'Union du 16 Juillet 2007

 

PGP/RENOUVELLEMENT DU BUREAU NATIONAL ET ORGANISATION DU PROCHAIN CONGRÈS

Les camps Ndaot Rembogo et Mouity Nzamba en totale discordance

L'un prend des initiatives unilatérales et l'autre les juge prématurées et inopportunes.

APRÈS une assez longue période d'accalmie, les deux factions du PGP viennent à nouveau de déterrer la hache de guerre. C'est le camp Mouity Nzamba qui a ouvert les hostilités la semaine dernière, en demandant par voie de presse aux militants PGP de faire parvenir leurs dossiers de candidature à leur quartier général d'Akébé-Poteau en vue de briguer des postes au Bureau national. Le même communiqué annonçait, par ailleurs, la préparation du congrès à travers l'organisation dans chaque province des conseils provinciaux. Une initiative qui a bien évidemment donné lieu à une riposte immédiate des partisans de Ndaot Rembogo. Vendredi dernier, en effet, au cours d'un point presse tenu à Likouala, le quartier général de la faction Ndaot Rembogo, le secrétaire général adjoint chargé de la communication, Guy-Roger Ogombé, qui a donné lecture de la position de son camp, s'est d'abord et avant tout interrogé sur l'opportunité de l'appel au dépôt de candidatures annoncé par Akébé-Poteau, tout comme il a jugé prématurée la convocation du congrès par leurs adversaires, d'autant que les modalités d'une telle initiative

ne sont guère fixées".

Il s'appuie en cela sur le fait que l'arrêt rendu le 27 novembre 2006 par la Cour d'appel de Libreville qui avait contesté la légalité des initiateurs des congrès ayant porté Mouity Nzamba et Ndaot Rembogo à la présidence de chacune de leurs branches, ainsi que la décision de la Cour constitutionnelle du 21 mai dernier qui précisait, suite aux requêtes déposées par les deux candidats du PGP qui voulaient se présenter à un même siège, que les textes de référence sont les statuts et le règlement intérieur du 10 février 1996 dont aucune disposition ne précise les attributions de chacun des membres du Bureau national issu du congrès de 1996, ni laquelle de ces personnalités représente physiquement le parti dans tous les actes de la vie civile, et encore moins qui supplée par exemple le président du parti en cas d'empêchement.

PROVOCATION • Toutes choses qui ont amené les responsables PGP de Likouala à "condamner énergiquement toutes les déclarations et entreprises profito-situationistes" en vue de l'organisation d'un congrès qui est considéré par l'avance comme "entaché d'illégalité". Le PGP version Ndaot Rembogo tout en appelant les militants qui lui sont restés fidèles à la sérénité et les invite en outre à faire échec à une telle initiative et à ne pas "se laisser berner par l'intoxication de militants dissidents et opportunistes".

Si les initiatives de Benoît Joseph Mouity Nzamba et ses partisans entrent dans le cadre de la guerre de leadership que se livrent les deux camps pour le contrôle du PGP, il reste qu'à Likouala, personne n'a rien compris sinon trouve curieux la convocation de Me Séraphin Ndaot Rembogo à se présenter devant les instances disciplinaires du PGP D'Akébé poteau au motif qu'il serait coupable d'indiscipline et aurait posé des actes susceptibles de nuire à la cohésion du parti.

A Likouala, un tel geste, s'il venait des "gens normaux, serait considéré comme une audace, mais venant de 'gens malhonnêtes, comme le sont ces usurpateurs, de dissidents et d'opportunistes, il est, bien mieux que du toupet ou du culot, une véritable provocation".

De fait, les responsables du PGP Ndaot Rembogo "incitent tous les progressistes à la vigilance et à écarter du discours politique tout ce qui tient à la roublardise d'autant que le but inavoué des dissidents et des opportunistes est d'engranger des portefeuilles et de déchiqueter le PGP pour en faire un parti dont les lambeaux seront très facilement récupérables par ceux qui les tiennent en laisse". Voilà qui annonce à l'évidence des lendemains encore plus "saignants" pour cette formation politique dont les dirigeants ne s'accordent toujours pas sur l'attitude à adopter après que les instances judiciaires ont renvoyé dos à dos les différents protagonistes.

Source : Journal L'Union Plus du 16/07/2007

 

 

 



   

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