DÉMARRAGE DU PROGRAMME SPÉCIAL
POUR LA SECURITÉ ALIMENTAIRE
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experts et techniciens chinois vont être
déployés dans les 9 provinces
Ils vont, 18 mois durant,
former les producteurs gabonais dans les
domaines de la maîtrise de l'eau, de la
production végétale, de l'aquaculture et de la
transformation des produits agricoles, afin de
réduire la dépendance alimentaire des
populations rurales et urbaines.
Huit
experts et 36 techniciens chinois vont être
déployés, d'ici peu, sur toute l'étendue du
territoire national pour former durant 18 mois,
les producteurs gabonais dans 4 domaines à
savoir, la maîtrise de l'eau, la production
végétale, l'aquaculture et la transformation des
produits agricoles.
Le ministre d'Etat en charge
de l'Agriculture, de l'Élevage et du
Développement rural, Faustin Boukoubi, a
officialisé, hier, dans les locaux du ministère
de l'Economie forestière, le lancement de ce
projet d'appui au développement, dans le cadre
du Programme spécial pour la sécurité
alimentaire au Gabon (PSSA).
C'était en présence du
ministre de l'Economie forestière, Emile Doumba,
du délégué à l'Agriculture, Paulette Oyane, de
l'ambassadeur de Chine au Gabon, Xue Jinwei, du
représentant du Fonds alimentaire mondial (FAO)
au Gabon, Benoît Horemans, et du coordonnateur
national du PSSA, Aristide Ongone Obame.
"Nous sommes convaincu ? que
les experts et techniciens chinois, présents au
côté demis homologues gabonais, permettront
d'introduire des techniques simples à la portée
des producteurs en vue d'accroître les
disponibilités alimentaires dans notre pays", a
déclaré Faustin Boukoubi.
Le Programme spécial pour la
sécurité alimentaire au Gabon, fruit de la
coopération tripartite entre le gouvernement, la
FAO et la Chine, s'appuiera, a précisé le
coordonnateur national du PSSA, sur une approche
participative en introduisant des techniques peu
coûteuses au niveau des producteurs individuels
ou regroupés en associations.
"Ces derniers seront
impliqués dans toutes les étapes de la mise en
oeuvre des initiatives du programme, de façon à
assurer l'appropriation et la durabilité", a
affirmé Aristide Ongone Obame.
Pour le représentant de la
FAO au Gabon, ce partenariat avec la Chine
devrait surtout contribuer à développer des
solutions efficaces et concrètes afin d'éliminer
la faim, la sous-alimentation et la pauvreté. Et
cadrer avec les objectifs du millénaire pour le
développement (OMD) visant une réduction
drastique de l'extrême pauvreté dans ses
multiples dimensions d'ici 2015.
"La chine, par
l'intermédiaire de son ministère de
l'Agriculture, est un fournisseur important
d'experts en matière de coopération Sud-sud dans
les programmes spéciaux, nationaux et régionaux
de sécurité alimentaire" a reconnu M.
Horemans.
DÉSÉQUILIBRE. "L'appui
des experts et techniciens chinois devrait donc
atténuer, à long terme, l'insécurité alimentaire
des populations rurales et urbaines par
l'appropriation des techniques plus efficaces.
"Nous voulons partager notre expérience avec des
pays amis comme le Gabon" a indiqué le
diplomate chinois.
Car, il faut reconnaître,
qu'en dépit des énormes potentialités dont
dispose le secteur, le Gabon importe chaque
année pour plus de 100 milliards en produits
alimentaires. Conscient de ce déséquilibre
important, le Gabon a adhéré en 2000, au PSSA,
initié par la FAO depuis 1994.
Ce programme entériné par les
chefs d'Etat et de gouvernement lors du Sommet
mondial de l'Alimentation (SMA) à Rome (Italie),
en 1996, vise à aider les pays à faible revenu
et à déficit vivrier, à améliorer la sécurité
alimentaire nationale par un accroissement
rapide de la productivité et de la production
alimentaire.
Sur le plan national, 4
objectifs sont assignés au PSSA. Il s'agit de
réduire le déficit alimentaire par
l'accroissement et la diversification des
productions nationales et d'améliorer la ration
protéino-énergétique pour atteindre à terme,
2400 calories par personne et par jour. Mais
aussi, d'augmenter les revenus des agriculteurs
et d'améliorer leurs conditions de vie, et enfin
d'atteindre les objectifs du SMA et réduire de
moitié, d'ici 2015, le nombre de malnutris au
Gabon.