ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 13 Juillet 2007

 

ENTRETIEN ET AMÉNAGEMENT ROUTIER (SUITE ET FIN)

Petit angle

Les raisons du scepticisme

LE Conseil des ministres de mercredi dernier a encore annoncé une série de mesures relatives à l'amélioration des routes dans notre pays. Notamment dans les communes de Libreville et d'Owendo. Cette annonce n'a pas suscité d'euphorie chez les usagers devant bénéficier de ces initiatives. Comme cela semble devenir une habitude, la tendance est d'être réservé et s'en remettre au concret. Les Librevillois sont devenus des Saint-Thomas par la force des choses.

D'abord par rapport à l'effectivité des travaux. Puis du point de vue de la qualité. L'expérience ayant montré que l'intervention des sociétés de génie civil sur nos routes a rarement produit des ouvrages durables. D'où le scepticisme, même s'il convient de relever que l'Etat dépense énormément d'argent pour la route dans notre pays.

La question que l'on se pose est donc celle de savoir si, dans les mêmes conditions, on eut espérer des résultats fables. Le problème intervient surtout à deux niveaux. Celui des modalités de financement, et celui du contrôle de la qualité des travaux.

Par rapport au premier point, il faut noter que dans notre pays, le décaissement de l'argent ne tient pas forcément compte de la situation sur le terrain. C'est-à-dire l'état d'avancement et la qualité des travaux déjà réalisés par l'entreprise. Si dans le budget de 1 Etat, on a inscrit 500 millions de francs pour le bitumage d'un axe routier, le Trésor décaissera la totalité de la somme sans vérifier ce qui se passe sur le terrain. Ce qui, soit dit en passant, n'est pas de sa compétence, mais de celle du ministère des Travaux publics.

A ce niveau, la prudence et le souci d'efficacité voudraient que l'on s'inspirât de l'exemple des établissements financiers tels que la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BI D), etc. Ces structures paient les travaux en fonction des situations sur le terrain. Si elles ne sont pas satisfaites du travail, elles peuvent suspendre leurs financements. Reconnaissons que c'est là un bon moyen de pression sur les entreprises adjudicataires qui désormais font attention et s'arrangent à produire un meilleur travail.

Est-il possible de procéder ainsi dans notre pays ? A priori oui. En traitant avec des établissements bancaires de la place. De ce point de vue, le Trésor public verserait directement les fonds prévus dans un compte géré par une commission composée des représentants des ministères des Finances et des Travaux publics.

Seulement il existe un risque d'ordre éthique : la probité desdits représentants. Car, si ces derniers s'avèrent cupides ils se laisseront corrompre par les sociétés bénéficiaires des marchés, moyennant l'exécution bâclée et peu soignée des travaux.

QUESTIONS • Cette observation nous amène au deuxième aspect. Celui-ci concerne le sérieux dans les contrôles des travaux. Aujourd'hui, face au caractère récurrent des récriminations sur la qualité des travaux exécutés sur nos routes, tout le monde se demande s'il n'y a pas une "petite mafia" au niveau des contrôles. Dans tous les cas, même au niveau du ministère des TP, le soupçon n'est pas du tout écarté. Sinon, comment expliquer que la plupart de nos routes, aussi bien au niveau des voiries urbaines que des routes de l'intérieur du pays, ne durent pas longtemps ? Les contrôleurs des TP (même les cabinets avec lesquels ce département traite) jouent-ils franc jeu ? Y-a-t-il des mécanismes de contrôle des contrôleurs pour éviter toutes les tentations pouvant entraîner leur corruption par les entreprises ? Bénéficient-. ils des complicités au niveau de leur hiérarchie ? Pourquoi depuis crue l'opinion énonce cette inadéquation entre les fonds débloqués pour la route et la qualité de celle-ci, rien n'a été fait au niveau du ministère malgré le changement de mode de vie (devenu ostentatoire) de certains hauts fonctionnaires de cette administrations qui ont un contact direct avec les entreprises ?

Autant de questions qui demeurent sans réponses convaincantes et qui poussent voire condamnent les usagers à être sceptiques non seulement quant à la réalisation effective des travaux, mais aussi et surtout sur leur qualité. II est sans doute temps que l'on s'intéresse aux pratiques dans l'exécution des contrôles dans le domaine des routes au Gabon en général et à Libreville en particulier. Sinon, l'Etat continuera à sortir des fonds faramineux pour de piètres résultats.

Source : Journal L'Union Plus du 13/07/2007

 

 

 



   

AMÉLIORATION DU RÉSEAU ROUTIER DE LIBREVILLE ET D'OWENDO
On demande à voir

ENTRETIEN ET AMÉNAGEMENT ROUTIER (SUITE ET FIN)
Petit angle
Les raisons du scepticisme

CONFÉRENCE DE PRESSE DU P-DG, ALFRED MABIKA
II - La poste
: quelques réalisations

DÉMARRAGE DU PROGRAMME SPÉCIAL POUR LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE
44 experts et techniciens chinois vont être déployés dans les 9 provinces

ÉDUCATION / DISTRIBUTION SOLENNELLE DES PRIX AU PRYTANÉE MILITAIRE
Lépukou Maïck Junior crack des cracks !

Pour moi quoi...Makaya
J
'Ai lu hier dans mon Premier grand quotidien ce que les autorités attendaient