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Le quotidien l'Union du 13 Juillet 2007

 

ENTRETIEN ET AMÉNAGEMENT ROUTIER

Le gouvernement tente de démêler l'écheveau

Le programme de travaux décliné par ce pan de l'Exécutif pour permettre aux habitants des zones difficilement accessibles de bénéficier de routes permettant leur désenclavement, laisse ourlant les populations dubitatives en raison des problèmes qui se posent à ce secteur depuis des années, en dépit dés sommes faramineuses allouées ,par l'État à cet effet.

LE gouvernement tente de démêler l'écheveau de l'entretien et l'aménagement routier à Libreville, ses environs et dans d'autres localités en déclinant un programme de projets à réaliser immédiatement rendu public au terme du Conseil des ministres présidé, mercredi 11 juillet 2007, par le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba.

Ce programme visant le désenclavement de certains quartiers de la capitale gabonaise, l'amélioration du réseau routier de diverses. contrées du pays, est le résultat des différentes réunions organisées avant le tour de table du gouvernement,tu cours desquelles Omar Bongo Ondimba a clairement instruit le Premier ministre de l'urgence de démêler l'écheveau de la route dans notre pays. Ces réunions marquaient la volonté du chef de l'Etat, en personne, de répondre aux fortes préoccupations des populations qui n'ont eu de cesse de s'inquiéter que la route ne s'améliore pas, ce en dépit des mesures et autres effets d'annonce annuels des différentes équipes gouvernementales et dés sommes faramineuses allouées et débloquées lors des différents exercices budgétaires, la route ne s'améliore toujours pas dans notre pays. Elle demeure donc un véritable casse-tête, une Arlésienne, voire un problème inextricable pour Ies gouvernants.

Effectivement, les Librevillois peinent chaque jours à rallier différents points de la capitale, en raison de l'état parfois défoncé de certaines artères de nombreux quartiers, dont la plupart sont sous-intégrés, enclavés. Les populations ralliant l'arrière-pays sont également confrontées au mauvais état de la route nationale, sur plusieurs tronçons. Le réseau identifié, compte un linéaire d'à peine 9170 kilomètres comprenant tout juste 10% de routes bitumées, plaçant notre pays à la remorque des pays au Sud du Sahara en infrastructures routières.

Pendant ce temps, les Gabonais constatent que tous les ans quasiment des programmes d'aménagement et d'entretien routiers, si ce n'est les mêmes, sont rendus publics, cela sans que l'on enregistre des avancées à hauteur des sommes dégagées. En 2001 déjà, le Conseil des ministres avait rendu publiques les conclusions des travaux d'un comité interministériel adoptant un programme de routes à Libreville et dans le nord du pays. Notamment le principe d'une voie 2x2 devait être le prolongement de la voie expresse et du boulevard du bord de mer. Six ans après, ce projet de 20 km du Cap Estérias pourtant lancé pourrait, malheureusement, s'arrêter pour des raisons financières, dit-on. Le même Conseil des ministres avait également fait état en juillet 2001 de travaux devant durer 5 à 6 mois, de même que l'entretien de plusieurs routes de localités de l'intérieur du pays.

SCEPTICISME. Dans la même logique, en juillet 2005, d'importantes mesures gouvernementales avaient été prises pour désenclaver certains quartiers. Une enveloppe exceptionnelle et non moins conséquente avait été octroyée au Génie militaire pour le lancement immédiat de cette opération concernant près de 10 km de routes à reprofiler avec la latérite compactée et des canalisations appropriées pour l'évacuation des eaux. Le Carrefour Léon Mba (1 km), Nzeng Ayong (3,5 km), Terre Nouvelle (PK 7)1,5 km, Owendo (2,5 km) étaient concernés. Aujourd'hui, le constat sur le terrain ne semble pas beaucoup réjouir les habitants de ces quartiers, même si, dans d'autres, les fêtes tournantes 2006 ont tout de même permis de combler des rates, à la suite de la construction des routes en pavé ou encore en bitume dans certains arrondissements. Cela, même si d'autres quartiers à forte concentration humaine, en l'occurrence Nzeng Ayong, Diba-Diba, Àngondjé, sont à bien des égards encore dans la poussière, pour ne pas dire, désintégrés. Alors Que la voie Express, qui avait été inscrite dans un programme de renforcement lancé en octobre 2005, ne cesse d'être concernée par des travaux de même type.

Il faut dire que, dans l'ensemble, si plusieurs ces chantiers ont connu des fortunes diverses, d'autres à peine, lancés, notamment, l'axe pont Octra-Owendo ( 8 km) dont le coup d'envoi a été donné par le président de la République et ceux d'autres localités du Haut-Ogooué, évoluent difficilement, ils pourraient même être bloqués pour diverses raisons, en dépit des financements extérieurs.

En revanche, les travaux routiers annoncés mercredi dernier, portant la ferme détermination du président de la République à résoudre le problème de la route dans notre pays, ne laissent pas moins sceptiques de nombreux Gabonais. Lesquels constatent qu'aucun financement, encore moins de délais de réalisation, en dehors du caractère urgent de leur lancement, ne sont énoncés. Pire, aucune entreprise n'a été retenue comme si l'on avait choisi, là aussi face à l'urgence qui semble être volontairement entretenue, d'utiliser le gré à gré, qui au lieu d'être exception semble devenir la règle, en dépit de ce qu'il induit des pratiques douteuses (surfacturation, médiocre qualité des travaux, déficience dans les contrôles, etc ). De même que l'on n'indique pas le genre de travaux qui vont être réalisés, à telle enseigne que l'on s'interroge s'il s'agit de reprofilage, de bitumage ou de routes pavées. Ce qui dénote, à tout témoins, encore de réelles lacunes dans la programmation des travaux, de même qu'un manque de sélection rationnelle des entreprises désignées pour l'aménagement, entretien des routes, absence de transparence dans les procédures d'attribution.

Ce sont là autant de griefs ayant été exprimées par le gouvernement réuni lors d'un Conseil de ministres tenu le 23 décembre 2003 au cours duquel il avait été décidé, pour palier tous ces manquements, de la création d'un Consortium chargé de la construction des routes, consortium englobant les pays développés et les pays émergents, de mettre en place, auprès du président de la République, un organisme en charge de la route, de lutter contre le sou poudrage et le recensement des priorités en matière de construction des routes, d'étudier, de manière approfondie, le coût, à l'évidence trop élevé, du kilomètre de route dans notre pays, etc.

Dans le même ordre d'idées, la gestion des fonds destinés à aménagement et à l'entretien des routes pose tout naturellement, un problème de bonne gouvernance. Lequel renforce le scepticisme quant à la capacité des principaux acteurs de ces dossiers routiers auxquels le chef l'Etat porte un intérêt particulier, à aire avancer la route dans le pays. D'autant que ces principaux acteurs ne cessent d'arguer de l'absence ou de la faiblesse des moyens financiers ou encore du retard souvent accusé dans le déblocage des fonds destinés au financement des pro ranimes routiers. Des appréhensions et critiques qui ont souvent donné l'impression d'un manque de cohésion et de solidarité gouvernementale, le ministère de l'Economie et des Finances étant souvent critiqué par celui des Travaux publics à ce sujet.

FONDS. Or, concernant, justement, le retard accusé par le programme d'entretien routier de l'exercice en cours, les plus hautes autorités politiques du pays ont été amenées à réagir face à cette situation, après s'être bien rendu compte que les choses n'avaient été faites dans les règles de l'art. Les travaux n'avaient père démarré alors que des fonds sont disponibles au titre du budget de l'Etat et du FER II, on avance le montant de 11 milliards de francs pour cette structure. Pis, que des sommes importantes auraient été utilisées pour payer des dettes contractées au titre du FER I. Une situation qui est justifiée par un haut responsable du FER comme étant une volonté de "permettre aux entreprises se retrouver une certaine souplesse, étant entendu que ces mêmes en seraient appelées à répondre aux appels d'offre sur financement du FER II ". Or, lors des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) avec lequel notre pays a conclu un accord triennal, la confirmation des arriérés du FER 1 devait être faite par un audit de la Cour des Comptes avant la fin de l'année 2007, argue-t-on du côté des services financiers. Celui-ci a-t-il été fait ? Rien n'est moins sûr.

D'ailleurs, face aux sénateurs qui l'ont interrogé mercredi 11 juillet 2007 au cours d'une audition relative à la Loi de finances rectificative 2006, Paul Toungui n'a pas manqué d'affirmer qu'en ce qui concerne son département les financements étaient prêts. Contredisant ainsi ceux qui accusent les Finances d'asphyxier les autres départements, qui, il faut le dire, ne brillent pas forcément par une gestion orthodoxe des fonds alloués à la construction des routes et autres réalisations d'intérêt public. Toutes choses contraires aux engagements pris le président de la République auprès des populations autant que ceux ris par l'Etat auprès des ailleurs de fonds. Le gouvernement se devant par conséquent de tout faire pour dénouer l'écheveau en imposant non seulement l'orthodoxie financière, mais également, en construisant des routes fiables et carrossables en toutes saisons, sauf à vouloir aller à l'encontre de l'ambition présidentielle, et par conséquent, à vouloir faire du surplace.

 

 

 



   

AMÉLIORATION DU RÉSEAU ROUTIER DE LIBREVILLE ET D'OWENDO
On demande à voir

ENTRETIEN ET AMÉNAGEMENT ROUTIER (SUITE ET FIN)
Petit angle
Les raisons du scepticisme

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II - La poste
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Lépukou Maïck Junior crack des cracks !

Pour moi quoi...Makaya
J
'Ai lu hier dans mon Premier grand quotidien ce que les autorités attendaient