ATELIER INTERNATIONAL
BIODIVERSITAS GABONICA
"Disposer d'une tribune de notoriété
internationale"
Le commissaire général du
Cenarest, Samuel Mbadinga, a émis le souhait que
les travaux aboutissent à réaliser ce voeu.
L'ATELIER
international Biodiversitas Gabonica, organisé
par le Centre national de la recherche
scientifique et technologique (Cenarest) et ses
partenaires, a démarré hier, à
l'amphithéâtre de l'immeuble Arambo. En présence
de Moïse Nsole Bitéghé, secrétaire général du
ministre de l'Enseignement supérieur, et
Fidèle-Pierre Nzé Nguéma, recteur de
l'Université Omar Bongo (UOB).
Le commissaire général du
Cenarest, Samuel Mbadinga, a rendu un vibrant
hommage au président de la République, Omar
Bongo Ondimba, et au gouvernement pour
l'attention qu'ils accordent au secteur de la
recherche. En contrepoint il n'échappe à
personne, surtout pas aux chercheurs,
que cette bienveillante sollicitude nous
assujettit à une obligation de
résultats", a-t-il déclaré.
Pour lui, l'atelier est une
occasion exceptionnelle, pour les chercheurs
gabonais, de disposer d'une tribune d'envergure
internationale, se donnant pour tâche,
d'examiner l'état d'avancement des travaux
scientifiques des jeunes chercheurs, de
promouvoir les échanges entre chercheurs et
enseignants-chercheurs de tous horizons, en
mettant à leur disposition un outil d'évaluation
et de valorisation des résultats de la
recherche.
Dans ce contexte,
affirme-t-il, l'atelier s'est fixé comme
objectif de soutenir les jeunes chercheurs en
matière d'évaluation, de lancer la revue
Biodiversitas Gabonica et de mettre sur pied un
Réseau environnement, écologie et biodiversité.
RENAISSANCE* Lee White,
directeur de la World conservation society (WCS),
s'est dit flatté d'avoir été invité entant que
co-sponsor de cet atelier, et scientifique, qui
a passé son doctorat et fait sa carrière au
Gabon, et enfin comme chercheur associé de
l'Institut de recherche en écologie tropicale (IRET).
Il a précisé que le WCS est une ONG
internationale qui lutte pour la préservation et
la gestion durable de la biodiversité dans 60
pays du monde. Qu'elle est présente au Gabon et
associée à l'IRET devis 1985 et dont la
philosophie est: "Qu'on ne pourra conserver que
ce qu'on comprend". Il a rappelé que les
chercheurs de la WCS ont publié plus de 150
articles scientifiques, des chapitres dans des
livres techniques et une dizaine de livres.
Il s'est dit convaincu de la
renaissance de la recherche biologique et
socio-économique au Gabon, menée par de jeunes
Gabonais qui vont apporter une contribution
significative à la communauté scientifique
internationale.
Pour sa part, Benoît Descamp,
conseiller culturel en charge de la coopération
à l'ambassade de France, a déclaré que la
gestion des écosystèmes forestiers du bassin du
Congo revêt, chaque jour, une importance plus
grande. En d'autres termes, la forêt, pour les
pays de la sous-région, est un secteur essentiel
pour la diversification de leurs économies, que
ce soit à travers l'exploitation forestière ou à
travers l'écotourisme dans les p arcs nationaux.
"A l'échelle de la planète, ces fontes jouent
un rôle primordial dans la régulation
climatique. Et les négociations en cours, dans
le cadre de la convention des Nations unies sur
le changement climatique, doivent permettre de
valoriser le rôle bénéfique global que jouent
ces forêt"; a indiqué Benoît Descamps, qui a
rappelé tout ce qui a été fait avant l'atelier.
En ouvrant les travaux, Moïse
Nsole Bitéghé a précisé le but de cette
rencontre: réfléchir sur les modalités de
création d'une revue crédible et de notoriété
internationale qui s'intéresse aux
problématiques liées aux savoirs, à la
conservation et à la valorisation de la
biodiversité. Selon lui la qualité des travaux
et des publications des chercheurs confirmés et
ceux en formation, permet d'anticiper sur
(importance et le sérieux que les uns et les
autres ont mis et mettront, à coup sûr, au cours
des échanges fructueux qui suivront les
résultats intéressants et de haute volée que
l'on attend de ces assises.