FAIT DIVERS
Des
faux contrôleurs de prix dans la nasse de la
police
Ils avaient l'habitude de se
substituer aux services de la direction générale
de la Concurrence et de la Consommation, en
faisant payer de lourdes pénalités aux
opérateurs économiques et en molestant, le cas
échéant, ceux qui refusaient d'obtempérer.
DES
faux contrôleurs de prix sont en détention à Il
brigade de la Force de police d'intervention (Fopi).
Guy-Roger Nzame, Steeve-Marie Bissielo, Anicet
Tsouka et Clément Messok, en service au
casernement de Gros-Bouquet, avaient pour
habitude de se substituer aux services de l'Etat,
notamment de la Direction générale de la
concurrence et de la Consommation (DGCCO), en
menant des contrôles de prix auprès des
opérateurs économiques de la ville, et en rouant
de coups, le cas échéant, ceux qui refusaient
d'obtempérer.
A certains moments, ils se
faisaient passer soit pour des agents de la
mairie, soit du service d'hygiène et
d'assainissement ou du ministère de
l'Agriculture. Ils étaient aussi munis d'un lot
de documents contenant des ordres de mission
scannées, des factures falsifiées de la DGCCO,
des lettres d'une structure fictive dénommée
"Société gabonaise d'assistance technique (SGAT)"
Avec une voiture à usage de
clando, ils arpentaient les artères de la ville,
à la recherche de leurs proies. Mais les choses
ont mal tourné vendredi dernier, alors qu'ils
effectuaient une énième action mafieuse auprès
d'un acteur économique Bâti-Plus, situé dans la
zone d'Oloumi.
Le hasard ou le malheur,
c'est tout comme, a voulu que ce jour-là, ils
tombent sur un véritable agent de la DGCCO, en
contrôle de routine. Ce dernier les surprend et
demande à vérifier leurs pièces justificatives.
Le cerveau de la bande, Guy- Roger Nzame, qui,
auparavant s'était fait appeler M. Bekalé,
s'empresse de lui répondre qu'il appartient à la
Direction provinciale de l'Estuaire.
Mais l'agent de la DGCCO, lui
rappelle que ce service n'existe nulle part. Il
tente alors de se fondre dans la nature, mais
c'était sans compter avec la vigilance de
l'équipe de la DGCCO qui le retient et fait
rapidement appel aux éléments de la Fopi.
Lesquels rappliquent immédiatement. Mais bien
avant leur arrivée, un des quatre malfrats,
Anicet Tsouka, réussit à prendre la clé des
champs.
Cependant, l'élément en
service au casernement du Gros-Bouquet, Clément
Messok, a été remis à son administration après
avoir été entendu par les agents de la Fopi.
Signalons que depuis cette
arrestation, les opérateurs économiques qui les
ont reconnus à la télévision, défilent à la
brigade de la Fopi pour y déposer des plaintes
et demander la réparation du tort qu'ils ont
subi.
Les malfrats vont être
déférés auprès du procureur de la République qui
statuera sur leur sort.