ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 12 Juillet 2007

 

VIE DES ONG / SOS CONSOMMATEURS

Gratuité de l'électricité et de l'eau : une mesure transitoire et contraire à l'assainissement des finances publiques

M.Abiague Ngomo, président de SOS consommateurs, dans sa réaction à l'occasion d'un point de presse, suite à l'application des récentes mesures prises par le gouvernement et la SEEG, se pose la question de leur impact réel et de leur durée.

LORS d'un récent point de presse au siège de Brainforest, sis au quartier Louis, M. Christian-Richard Abiaghe Ngomo, président de SOS Consommateurs, a donné le point de vue de sa structure sur la mise en application de la gratuité de l'électricité et de l'eau. Convention signée entre l'État gabonais et la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) au profit de 42 500 usagers et consommateurs abonnés au tarif social. Une mesure qui coûtera environ 450 millions de francs par mois à l'État gabonais.

La réaction de SOS Consommateurs a été motivée, a précisé d'emblée M. Abiaghe Ngomo, par plusieurs interrogations qui subsistent toujours danses esprits des consommateurs, au lendemain de la mise en vigueur de cette mesure et des explications données par M. Ombanda.

En effet, au sujet de l'impact de ladite mesure, M. Abiaghe Ngomo s'est demandé ce que "représente une telle mesure au regard de l'effectif global des clients de la SEEG et face à leurs nombreuses attentes. Combien de temps va-t-elle soulager les ménages concernés." Deux questions auxquelles, il a dit attendre des réponses du gouvernement et de la SEEG. Mais pour l'heure, il estime que cette mesure "aurait eu un impact certain si elle concernait plus de la moitié des usagers et consommateurs abonnés à la SEEG, mais elle ne vise, hélas que moins de 10 °% de ces derniers". Puis, il a précisé qu'il "s'agit d'une mesure transitoire". Car, a-t-il ajouté, cette énième dépense de l'Etat gabonais n'est pas inscrite au budget de l'année en cours et est contraire à l'exigence d'assainissement des finances publiques par laquelle le gouvernement justifiait la dernière hausse du prix du carburant à la pompe, en avril dernier.

Abiaghe Ngomo a rappelé que les gouvernants ont le devoir de prendre en compte l'opinion du plus grand nombre. "La bonne gouvernance et la transparence recommandent une gestion efficiente et impartiale des ressources de l'Etat", a commenté le président de SOS Consommateurs.

Par ailleurs, il a rappelé que, dans le manifeste du consommateur gabonais publié par leur organisation, le 4 avril 2007, ils dénonçaient l'assistanat, le don et la gratuité qui, pour l'ONG, sont des pratiques avilissantes, des atteintes à la dignité des citoyens. Pratiques dont le seul mérite est de créer un lien de dépendance et de soumission à l'égard du bienfaiteur. Alors que le consommateur, a continué l'orateur, aspire à un pouvoir d'achat qui lui permette de vivre dignement malgré ses maigres revenus.

Les citoyens gabonais, a martelé Abiaghe Ngomo, attendent d'être sécurisés par les pouvoirs publics contre les dérives ultra-libérales des opérateurs économiques. Il demandent notamment à la SEEG de mettre un terme à la surfacturation, aux délestages et aux coupures intempestives d'électricité ,aux rationnements et pénuries d'eau. Ils attendent la baisse des tarifs, l'extension des réseaux, l'allègement des procédures ..., en somme, une SEEG réellement au service des usagers et consommateurs, mais surtout respectueuse du consommateur qui est le roi".

Source : Journal L'Union Plus du 12/07/2007

 



   

CONSEIL DES MINISTRES HIER
Routes : des travaux dans les quartiers

GABON-FRANCE / SÉJOUR DU CHEF DE L'ÉTAT OMAR BONGO ONDIMBA À PARIS
Partenariat renforcé

CONFÉRENCE DE PRESSE DU P-DG, ALFRED MABIKA
I - La Poste
: l'horizon s'éclaircit

VIE DES ONG / SOS CONSOMMATEURS
Gratuite de l'électricité et de l'eau
: une mesure transitoire et contraire à l'assainissement des finances publiques

FAIT DIVERS
Des faux contrôleurs de prix dans la nasse de la police

FAIT DIVERS
Il viole deux fillettes à Akébé

ATELIER INTERNATIONAL BIODIVERSITAS GABONICA
"Disposer d'une tribune de notoriété internationale"

Pour moi quoi...Makaya
VU le foisonnement actuel des médias dans notre Gabon d 'abord-là et le peu