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Le quotidien l'Union du 05 Juillet 2007

 

INDIGENCE

SOS d'une mère en deuil

Suzanne Wouya, 47 ans, a perdu sa fille dernièrement à l'Hôpital d'instruction des armées Omar Bongo Ondimba, morte des suites d'une maladie. Mais â ce jour, le certificat de décès et le corps de la défunte sont toujours retenus audit hôpital pour non payement des frais afférents. Dépourvue de ressources, la quadragénaire sollicite l'assistance publique et l'aide des personnes de bonne volonté et des chrétiens.

QUATRE cent soixante cinq mille francs (465 000F) est la somme exigée, jusqu'à la semaine dernière, par l'Hôpital d'instruction des armées Omar Bongo Ondimba pour le paiement des soins médicaux et le retrait du certificat de décès de Noeline Afori,ancienne couturière, morte à l'âge de 22 ans, le 21 juin 2007. Un montant qui a sans nul doute augmenté, en raison des jours supplémentaires que le corps a passé à la morgue.

Atteinte d'une affection grave, Noeline Afori aurait été d'abord hospitalisée dans une clinique. Mais au regard de la dégradation de sa santé, le personnel sanitaire de cette structure l'aurait congédiée. Par la suite, elle a été conduite à l'Hôpital d'instruction des armées Omar Bongo Ondimba où elle aurait été reçue au service d'urgence avant d'être transférée aux soins intensifs (réanimation). Trois jours plus tard, elle rend l'âme en laissant orphelin un petit garçon de 5 ans.

La mère de la défunte, Suzanne WouYa, 47 ans, membre de l'église de Pentecôte et vivant à Franceville, est une veuve, mère de 7 enfants dont 3 (garçons) encore vivants, mais sans emploi.

En apprenant la maladie de sa fille, dame Wouya est venue précipitamment à son chevet, jusqu'à son décès. Mais pour sortir le corps de cette dernière et obtenir u certificat de décès, l'hôpital exige le paiement préalable d'une somme de 46000 francs équivalent aux frais médicaux.

Mais la quadragénaire, sans emploi, manque de moyens financiers. "Je n'ai pas d'argent, aucun parent et aucune connaissance ici", dit-elle. Aussi, sollicite-t-elle une aide des pouvoirs publics, des personnes de bonne volonté et des chrétiens du Gabon, pour procéder aux funérailles de sa fille. De même que les responsables de l'église des Assemblées de Dieu du Gabon sont interpellés face à la détresse de l'une de leurs fidèles. C'est là une occasion donnée à cette communauté religieuse et à la société gabonaise de manifester la solidarité tant vantée.

Selon le capitaine-major de l'hôpital des armées, Parfait Moussounda, les frais médicaux exigés concernent les trois jours d'hospitalisation au service des soins intensifs les différents examens effectués. et la délivrance du certificat de décès. Etant donné qu'une nuit au service de réanimation coûte 60 000 francs. Coût, on ne peut plus prohibitif pour un établissement public, au regard de la pauvreté de la population gabonaise.

Notons que le traitement du corps se fait par une maison de pompes funèbres à la morgue de l'HIAOBO. Tout cela à la charge de la mère de la mère de la défunte.

Source : Journal L'Union Plus du 05/07/2007

 



   

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