ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR/FIN D'ANNÉE
ACADÉMIQUE A L'UOB
Début
des examens perturbé par le SNEC
En dehors de la Faculté
de droit et des sciences économiques (FDSE) qui
a commencé ses examens hier, les enseignants
chercheurs de la Faculté des lettres et sciences
humaines (FLSH) n'ont pas daigné se rendre dans
les amphis, exigeant d'abord des autorités
rectorales et financières, le paiement intégral
de leurs honoraires professionnels et primes.
LORSqu'on
amorçait tranquillement la dernière ligne droite
de l'année académique à l'Université Omar Bongo
de Libreville, un mouvement d'humeur des
enseignants membres du Syndicat national des
enseignants et chercheurs du Gabon (SNEC), est
venu perturber la tenue de la première session
des examens qui devaient débuter hier. Le refus
catégorique d'une fraction du SNEC-UOB de
participer aux examens de fin d'année vient non
seulement dévoiler les problèmes que rencontrent
ces enseignants, au niveau social et
professionnel, mais aussi, révéler au grand
jour, les contradictions existant entre les
membres de ce syndicat.
En effet, pendant que le
procès-verbal de l'assemblée générale
extraordinaire dudit syndicat, tenue lundi
dernier, annonçait le non déroulement des
examens de la première session dès hier
mercredi, suite à un certain nombre de
préalables posés à leur direction décanale, une
partie des membres du SNEC de la Faculté de
droit et des sciences économiques (FDSE) a
tranquillement débuté les examens, à l'opposé de
leurs collègues de la Faculté des lettres et
sciences humaines (FLSH). Tous réclament, entre
autres, les honoraires professionnels
(vacations, jurys, rapports, mémoires), les
crédits de recherche, de laboratoire et des
centres, la connexion Internet des pôles
scientifiques et des centres de recherches, la
prime d'incitation à la recherche.
Quoi qu'il en soit,
l'enceinte de l'institution a été prise d'assaut
hier par les étudiants des deux facultés qui
tenaient à passer leurs examens. Certainement
non informés ou ne croyant pas à la mise à
exécution de la menace de grève du corps
enseignant. Certains ont préféré attendre un
éventuel dénouement de la situation, dans les
salles de classes, les amphithéâtres et la cour.
Et comme en pareille
circonstance, l'heure était à la spéculation sur
cette énième grève à l'UOB, qui vient encore
perturber le déroulement des activités
académiques et compromettre la période des
vacances. "Il n'y a aucune négociation à
faire avec qui que ce soit. Ce qui est demandé
c'est le paiement intégral de nos vacations et
des arriérés de 2006 pour certains, qui vont de
décembre jusqu'au mois de juin. Si ce n'est pas
fait, il n'y aura pas d'examens en fin d'année.
Par contre, si la situation se décante dans deux
jours, nous allons réaménager les calendriers
pour débuter les heures qui vont suivre",
nous a confié Bernardin Minko Mvé, chef du
département d'Anthropologie et membre du SNEC.
Face à cette situation, les
grévistes condamnent fermement "cette
attitude des autorités rectorales qui
s'apparente à un manque de considérations pour
les enseignants-chercheurs", peut-on lire
dans leur procès-verbal.
Aussi, les enseignants
mettent-ils en garde les destinataires de leur
message, afin qu'ils prennent en compte leurs
doléances avant demain. Le cas échéant, les
examens ne pourraient avoir lieu qu'en septembre
prochain.