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Le quotidien l'Union du 05 Juillet 2007

 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR/FIN D'ANNÉE ACADÉMIQUE A L'UOB

Début des examens perturbé par le SNEC

En dehors de la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) qui a commencé ses examens hier, les enseignants chercheurs de la Faculté des lettres et sciences humaines (FLSH) n'ont pas daigné se rendre dans les amphis, exigeant d'abord des autorités rectorales et financières, le paiement intégral de leurs honoraires professionnels et primes.

LORSqu'on amorçait tranquillement la dernière ligne droite de l'année académique à l'Université Omar Bongo de Libreville, un mouvement d'humeur des enseignants membres du Syndicat national des enseignants et chercheurs du Gabon (SNEC), est venu perturber la tenue de la première session des examens qui devaient débuter hier. Le refus catégorique d'une fraction du SNEC-UOB de participer aux examens de fin d'année vient non seulement dévoiler les problèmes que rencontrent ces enseignants, au niveau social et professionnel, mais aussi, révéler au grand jour, les contradictions existant entre les membres de ce syndicat.

En effet, pendant que le procès-verbal de l'assemblée générale extraordinaire dudit syndicat, tenue lundi dernier, annonçait le non déroulement des examens de la première session dès hier mercredi, suite à un certain nombre de préalables posés à leur direction décanale, une partie des membres du SNEC de la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) a tranquillement débuté les examens, à l'opposé de leurs collègues de la Faculté des lettres et sciences humaines (FLSH). Tous réclament, entre autres, les honoraires professionnels (vacations, jurys, rapports, mémoires), les crédits de recherche, de laboratoire et des centres, la connexion Internet des pôles scientifiques et des centres de recherches, la prime d'incitation à la recherche.

Quoi qu'il en soit, l'enceinte de l'institution a été prise d'assaut hier par les étudiants des deux facultés qui tenaient à passer leurs examens. Certainement non informés ou ne croyant pas à la mise à exécution de la menace de grève du corps enseignant. Certains ont préféré attendre un éventuel dénouement de la situation, dans les salles de classes, les amphithéâtres et la cour.

Et comme en pareille circonstance, l'heure était à la spéculation sur cette énième grève à l'UOB, qui vient encore perturber le déroulement des activités académiques et compromettre la période des vacances. "Il n'y a aucune négociation à faire avec qui que ce soit. Ce qui est demandé c'est le paiement intégral de nos vacations et des arriérés de 2006 pour certains, qui vont de décembre jusqu'au mois de juin. Si ce n'est pas fait, il n'y aura pas d'examens en fin d'année. Par contre, si la situation se décante dans deux jours, nous allons réaménager les calendriers pour débuter les heures qui vont suivre", nous a confié Bernardin Minko Mvé, chef du département d'Anthropologie et membre du SNEC.

Face à cette situation, les grévistes condamnent fermement "cette attitude des autorités rectorales qui s'apparente à un manque de considérations pour les enseignants-chercheurs", peut-on lire dans leur procès-verbal.

Aussi, les enseignants mettent-ils en garde les destinataires de leur message, afin qu'ils prennent en compte leurs doléances avant demain. Le cas échéant, les examens ne pourraient avoir lieu qu'en septembre prochain.

Source : Journal L'Union Plus du 05/07/2007

 



   

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