ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 05 Juillet 2007

 

BANQUE MONDIALE/SÉJOUR À LIBREVILLE DE LA VICE-PRÉSIDENTE DE LA SFI

Une visite pour intensifier l'appui au secteur privé gabonais

Avec ses interlocuteurs, la vice-présidente de la SFI a discuté du projet de son institution de lancer des actions obligataires sur le marche financier de l'Afrique centrale, comme elle l'a fait en Afrique de l'Ouest.

LA vice-présidente en charge des finances et de a trésorerie de la Société financière internationale (SFI, du groupe de la Banque mondiale) est à Libreville depuis hier pour un séjour qui s'achève aujourd'hui. Mme Nina Shapiro a eu des entretiens avec des membres du gouvernement et plusieurs responsables d'institutions financières locales. Avec ses interlocuteurs, la vice-présidente de la SFI a discuté du projet de son institution de lancer des actions obligataires sur le marché financier de l'Afrique centrale, comme la SFI l'a fait en Afrique de l'Ouest.

Créée en 1956 pour promouvoir le développement du secteur privé clans les pays en développement, cette filiale du groupe de la Banque mondiale s'est fortement engagée en faveur de notre pays. A la date du 30 juin 2006, le total cumulé des engagements pour le Gabon s'élevait à 128 milliards de francs au titre de financements, principalement dans les secteurs du pétrole, des mines et des infrastructures. Outre l'assistance financière qu'elle a accordée à la réalisation de ces projets, la SFI a également joué le rôle de service-conseil auprès du gouvernement gabonais pour mener à bien le processus de privatisation de la Société d'Eau et d'Electricité du Gabon (SEEG). Le portefeuille engagé de la SFI au Gabon s'élève à 15 milliards de francs.

La stratégie de soutien au développement du secteur privé au Gabon met l'accent sur le financement des projets (prêts, prises de participation, garanties, etc.), sur le soutien intégré aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) consistant, entre autres, au renforcement des capacités techniques et de gestion, et enfin sur les services conseils pour l'amélioration du climat des affaires.

En plus de l'étude diagnostique réalisée par le Service-Conseil pour l'investissement étranger ("Foreign lnvestment Advisory Service", FIAS), une initiative conjointement financée par la SFI et la Banque mondiale sur le volet climat des affaires de l'initiative stratégique de la SFI pour l'Afrique, les projets les plus récents mis en oeuvre par la SFI au Gabon sont d'abord le soutien aux Petites et Moyennes Entreprises.

En 2002-2003, par l'intermédiaire de l'APDF (African Project Development Facility), son programme d'assistance technique aux PME, la SFI a appuyé la Confédération du patronat gabonais (CPG) et l'Office national de l'emploi (ONE) pour élaborer et dispenser neuf modules de formation à l'intention des femmes chefs d'entreprises. Ce programme a été financé par l'APDF, le BIT et le FIR et a bénéficié à 120 participants.

AU COEUR DU DÉVELOPPEMENT• En 2004, la SFI a accordé à Celtel International, une holding basée en Hollande dont l'activité est centrée sur les services de téléphonie mobile à l'échelle continentale, un prêt de 40 millions de dollars, c'est-à-dire environ 20 milliards 200 millions de francs. Faut-il rappeler que par l'intermédiaire de ses holdings, Celtel détient une participation dominante dans 12 sociétés de téléphonie mobile dont une gabonaise, Celtel Gabon. Naturellement, cet investissement de la SFI a permis à Celtel international d'étendre ses activités et de renforcer ses filiales, notamment celle du Gabon.

Autre apport : en 2005, la SFI a octroyé à Vaalco Gabon une ligne de crédit à long terme d'un montant de 30 millions de dollars, soit environ 15 milliards 150 millions de francs. Cet investissement est destiné à appuyer les activités de la compagnie et à pérenniser la prospection, l'exploitation et la production de pétrole au Gabon. Il constitue le deuxième financement du genre de la SFI au bénéfice de la société après celui d'un peu plus de 10 milliards de francs réalisé en 2002 pour la mise en exploitation du champ pétrolier d'Etame.

En 2006, l'IFC, par une prise de participation de 31 millions d'euros et l'octroi d'une garantie partielle de crédit de 45 millions d'euros, a financé le développement des activités du Groupe Veolia Environnement en Afrique et au Moyen-Orient. Cette opération met à la disposition de ce leader mondial en matière de services axés sur l'environnement, des ressources financières à long terme pour appuyer les activités de ses filiales, notamment la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG). II est utile de rappeler que le processus de privatisation de la SEEG avait été mené par l'IFC en 1997.

Enfin, en termes de perspectives, la SFI, toujours disposée à appuyer le secteur privé gabonais, a l'ambition d'assurer le financement et la réalisation de projets structurants pour Ie développement de notre pays. La visite de la vice-présidente en charge des finances et de la trésorerie à la Société financière internationale, Mme Nina Shapiro, a été d'autant plus intéressante qu'elle apportera une information pertinente allant dans le sens d'une volonté plus accrue de la SFI de participer au développement du secteur privé du Gabon.

 

Source : Journal L'Union Plus du 05/07/2007

 



   

FRANCOPHONIE
L'Assemblée de Libreville

GABON-FRANCE
Flux migratoires accord en vue

CHRONIQUE POLITIQUE
Questions sans réponses

BANQUE MONDIALE/SÉJOUR À LIBREVILLE DE LA VICE-PRÉSIDENTE DE LA SFI
Une visite pour intensifier l'appui au secteur privé gabonais

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR/FIN D'ANNÉE ACADÉMIQUE A L'UOB
Début des examens perturbé par le SNEC

INDIGENCE
SOS d'une mère en deuil

Pour moi quoi...Makaya
MOI, Makaya, j'avoue ne pas comprendra certaines mesures que prennent