BANQUE MONDIALE/SÉJOUR À
LIBREVILLE DE LA VICE-PRÉSIDENTE DE LA SFI
Une
visite pour intensifier l'appui au secteur privé
gabonais
Avec ses interlocuteurs, la
vice-présidente de la SFI a discuté du projet de
son institution de lancer des actions
obligataires sur le marche financier de
l'Afrique centrale, comme elle l'a fait en
Afrique de l'Ouest.
LA
vice-présidente en charge des finances et de a
trésorerie de la Société financière
internationale (SFI, du groupe de la Banque
mondiale) est à Libreville depuis hier pour un
séjour qui s'achève aujourd'hui. Mme Nina
Shapiro a eu des entretiens avec des membres du
gouvernement et plusieurs responsables
d'institutions financières locales. Avec ses
interlocuteurs, la vice-présidente de la SFI a
discuté du projet de son institution de lancer
des actions obligataires sur le marché financier
de l'Afrique centrale, comme la SFI l'a fait en
Afrique de l'Ouest.
Créée en 1956 pour promouvoir
le développement du secteur privé clans les pays
en développement, cette filiale du groupe de la
Banque mondiale s'est fortement engagée en
faveur de notre pays. A la date du 30 juin 2006,
le total cumulé des engagements pour le Gabon
s'élevait à 128 milliards de francs au titre de
financements, principalement dans les secteurs
du pétrole, des mines et des infrastructures.
Outre l'assistance financière qu'elle a accordée
à la réalisation de ces projets, la SFI a
également joué le rôle de service-conseil auprès
du gouvernement gabonais pour mener à bien le
processus de privatisation de la Société d'Eau
et d'Electricité du Gabon (SEEG). Le
portefeuille engagé de la SFI au Gabon s'élève à
15 milliards de francs.
La stratégie de soutien au
développement du secteur privé au Gabon met
l'accent sur le financement des projets (prêts,
prises de participation, garanties, etc.), sur
le soutien intégré aux Petites et Moyennes
Entreprises (PME) consistant, entre autres, au
renforcement des capacités techniques et de
gestion, et enfin sur les services conseils pour
l'amélioration du climat des affaires.
En plus de l'étude
diagnostique réalisée par le Service-Conseil
pour l'investissement étranger ("Foreign
lnvestment Advisory Service", FIAS), une
initiative conjointement financée par la SFI et
la Banque mondiale sur le volet climat des
affaires de l'initiative stratégique de la SFI
pour l'Afrique, les projets les plus récents mis
en oeuvre par la SFI au Gabon sont d'abord le
soutien aux Petites et Moyennes Entreprises.
En 2002-2003, par l'intermédiaire
de l'APDF (African Project Development Facility),
son programme d'assistance technique aux PME, la
SFI a appuyé la Confédération du patronat
gabonais (CPG) et l'Office national de l'emploi
(ONE) pour élaborer et dispenser neuf modules de
formation à l'intention des femmes chefs
d'entreprises. Ce programme a été financé par l'APDF,
le BIT et le FIR et a bénéficié à 120
participants.
AU COEUR DU DÉVELOPPEMENT•
En 2004, la SFI a accordé à Celtel
International, une holding basée en Hollande
dont l'activité est centrée sur les services de
téléphonie mobile à l'échelle continentale, un
prêt de 40 millions de dollars, c'est-à-dire
environ 20 milliards 200 millions de francs.
Faut-il rappeler que par l'intermédiaire de ses
holdings, Celtel détient une participation
dominante dans 12 sociétés de téléphonie mobile
dont une gabonaise, Celtel Gabon. Naturellement,
cet investissement de la SFI a permis à Celtel
international d'étendre ses activités et de
renforcer ses filiales, notamment celle du
Gabon.
Autre apport : en 2005, la
SFI a octroyé à Vaalco Gabon une ligne de crédit
à long terme d'un montant de 30 millions de
dollars, soit environ 15 milliards 150 millions
de francs. Cet investissement est destiné à
appuyer les activités de la compagnie et à
pérenniser la prospection, l'exploitation et la
production de pétrole au Gabon. Il constitue le
deuxième financement du genre de la SFI au
bénéfice de la société après celui d'un peu plus
de 10 milliards de francs réalisé en 2002 pour
la mise en exploitation du champ pétrolier d'Etame.
En 2006, l'IFC, par une prise
de participation de 31 millions d'euros et
l'octroi d'une garantie partielle de crédit de
45 millions d'euros, a financé le développement
des activités du Groupe Veolia Environnement en
Afrique et au Moyen-Orient. Cette opération met
à la disposition de ce leader mondial en matière
de services axés sur l'environnement, des
ressources financières à long terme pour appuyer
les activités de ses filiales, notamment la
Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG). II
est utile de rappeler que le processus de
privatisation de la SEEG avait été mené par l'IFC
en 1997.
Enfin, en termes de
perspectives, la SFI, toujours disposée à
appuyer le secteur privé gabonais, a l'ambition
d'assurer le financement et la réalisation de
projets structurants pour Ie développement de
notre pays. La visite de la vice-présidente en
charge des finances et de la trésorerie à la
Société financière internationale, Mme Nina
Shapiro, a été d'autant plus intéressante
qu'elle apportera une information pertinente
allant dans le sens d'une volonté plus accrue de
la SFI de participer au développement du secteur
privé du Gabon.