GABON-FRANCE
Les
ministres français Hortefeux et Bockel à
Libreville
La visite des deux membres du
gouvernement français a été précédée hier d'une
réunion d'experts des deux pays sur la gestion
du flux migratoire entre le Gabon et la France.
LE
ministre français de l'Immigration,
l'Intégration, l'Identité nationale et le
Co-développement, Brice Hortefeux et le
secrétaire d'Etat à la Coopération et à la
Francophonie, Jean-Marie Bockel sont à
Libreville depuis hier, jeudi 4 juillet 2007.
Cette première visite de
membres du 5ouvernement Fillon Il, forme au
lendemain des élections législatives françaises,
est destinée à renforcer les relations entre
Paris et Libreville, dans le domaine de
l'Immigration et de la Coopération. Elle se
tient au moment où notre capitale abrite les
travaux de l'Assemblée parlementaire de la
Francophonie (AFP) auxquels, les deux
personnalités assisteront.
Intervenant cinq mois après
les entretiens au sommet à Paris entre les
présidents Omar Bongo Ondimba et Nicolas
Sarkozy, et des audiences que le chef de l'Etat,
avait accordées dans la foulée à M. Hortefeux,
le séjour des ministres français sera l'occasion
d'approfondir ces discussions et devrait être
marqué par le lancement d'un projet de formation
informatique, notamment dans le cadre d'un
partenariat tissé avec l'ambassade de France au
Gabon.
Avant l'arrivée prévue hier
dans la nuit de la délégation française, une
importante réunion regroupant les experts
gabonais et français conduits par Patrick
Stéfanini, sur la "gestion des flux
migratoires entre le Gabon et la France" a
été organisée dans les locaux du ministère des
Affaires étrangères, de la Coopération, de la
Francophonie et de l'Intégration régionale, en
présence de Jean-Marc Simon, l'ambassadeur
Haut-Représentant de la République française au
Gabon. L'occasion pour Emmanuel Mendoume Nzé,
secrétaire général du ministère, de rappeler
l'importance des négociations portant sur les
questions de circulation et de séjour des
personnes entre le Gabon et la France.
L'objectif étant de sceller, de façon plus
dynamique et durable, la communauté de destin
entre les deux peuples gabonais et français.
Au cours de premières
discussions, les deux parties se sont inscrites
dans la dynamique de (élaboration d'une
plate-forme commune de co-développement et de
co-prospérité à la dimension des liens
historiques, diplomatiques et culturels qui
unissent les deux Etats. Constituant une avancée
après les difficultés enregistrées, notamment au
niveau de l'organisation de la circulation et du
séjour des ressortissants français au Gabon, et
vice-versa.
Les pourparlers de Libreville
passent donc pour constituer le deuxième round
au cours duquel, doivent se définir de façon
très concrète, les contours d'un nouvel accord
de gestion des flux migratoires et de
co-développement,tout en modernisant et en
revoyant en profondeur le cadre juridique qui
régule les échanges entre les deux pays, pour
traduire réellement la volonté politique
clairement exprimée par les gouvernants de nos
deux pays, ainsi que les espérances et
aspirations légitimes des deux peuples.
Pour peu que "L'accord sur
la gestion concertée des flux migratoires que
nous négocions aujourd'hui et qui j'en suis sûr,
sera signé demain (Ndrl : la déclaration a eu
lieu hier), est très attendu par le
peuple gabonais tout entier qui l'appréhende
comme le parvis dune nouvelle ère dans le
paysage de nos relations d'amitié", a
indiqué S.E Emmanuel Mendoume Nzé.
Mais, au-delà de (attente des
populations, c'est davantage toute la
coopération bilatérale entre les deux pays qui
se retrouvera, avouons-le, ragaillardie et à la
dimension des liens historiques qui nous
unissent.
Pour autant, le Gabon peut
déjà se réjouir : hier, la France a redit son
souci de respecter la proposition qu'elle lui
avait déjà faite à Paris, celle de donner aux
ressortissants gabonais un "statut à part"
c'est-à-dire un "statut privilégié" en matière
de circulation et de leur séjour dans
l'Hexagone.