Pour moi quoi...
DONC, des parlementaires
auraient hésité à venir dans notre Gabon
d'abord-là pour prendre part à cette grande
palabre qui a lieu depuis le début de la semaine
à l'ex-12 Mars. La raison ? Le chikungugnagna (Makaya,
on dit chikungunya) C'est le chef de nos dépités
(députés, toi aussi !) qui entre deux petits
fours, l'aurait lui même confié l'autre jour,
devant ses invités, quoi.
Cette sorte de principe de
précaution me surprend. De la fièvre, des
maux de tête et des douleurs aux muscles et aux
articulations, voilà ce que provoque la maladie
chez nous, qu'on nous a assuré. Cela ne va pas
plus loin et on s'en relève au bout de
quelques jours de soins. Elle a peut être
emporté des gens ailleurs, sur l'Ile de la
Réunion par exemple. Pas chez nous où nous en
avons entendu et vu d'autres, quoi.
Il n'y a donc pas de quoi
renoncer à un séjour dans notre doux pays.
Surtout, que j'ai appris l'autre soir, de la
bouche de ce doctaire qui coordonne la cellule
de veille mise en place pour le ministère de la
Santé, le Chikungnagna (chi-kun gu nya, que
diable!) serait en régression.
Là-dessus, moi, Makaya, je ne
ferai pas le mauvais esprit en relevant qu'on ne
nous a pas communiqué le nombre de cas recensés
à ce jour, comme cela avait été précédemment
le.. cas. On s'est borné à donner les chiffres
sur deux semaines, sans doute pour bien montrer
que d'une semaine à l'autre l'épidémie avait
reculé.
C'est possible après tout, vu
que la campagne de désinsectisation a touché
tous les quartiers... à l'insu de leurs
habitants. Que les mêmes habitants ont de leur
côté pris conscience que l'insalubrité dont ils
s'étaient accommodés et qui a fini par se
retourner contre eux devait être durement
combattue. Plus encore maintenant que la saison
sèche (qui ne l'est pas tout à fait depuis deux
jours) offre l'occasion d'une lutte plus
efficace, quoi.
Alors, bouder notre Gabon
d'abord avec ça... Pour eux, quoi ...
... Makaya