GRATUITÉ DE L'EAU ET DE D'ÉLECTRICITÉ
L'OGC
souhaite plutôt un système de franchise
Tout en louant la mesure,
l'Organisation gabonaise des consommateurs (OGC)
estime que le gouvernement aurait dû l'étendre à
l'ensemble des consommateurs et la SEEG, au
préalable, résoudre certaines difficultés
(retard de livraison de compteurs, faible débit
d'eau, délestages à répétition, etc.) d'accès à
ces deux biens de consommation.
A
l'occasion d'un récent point de presse, à son
siège du carrefour Kosmopark, le président de
l'Organisation gabonaise des consommateurs
(OGC), Ibrahim Tsiendjiet Mboulou, s'est
félicité de la mesure prise par le gouvernement
de participer à l'allègement du fardeau des
consommateurs, en prenant en charge les factures
d'eau et d'électricité pour les compatriotes qui
paient par mois 13 625 francs pour l'électricité
et 2 288 francs d'eau.
"Il s'agit là d'une mesure
capitale qui manifeste la volonté de l'Etat de
remplir l'un de ses engagements
constitutionnels, à savoir la garantie à tous
les citoyens du bien-être social. Elle
constitue, en outre pour la population des
consommateurs que nous représentons un acte
courageux et visible qu'un gouvernement puisse
poser à l'endroit de son peuple" , a-t-il
affirmé.
Mais pour l'orateur, le
gouvernement aurait pu aller plus loin dans sa
proposition en optant pour le système de la
franchise. "Il consiste à faire bénéficier
l'ensemble des abonnés, sans discrimination, de
la gratuité à hauteur de 13 625F pour
l'électricité et 2 288Fpour l'eau ".
Cette franchise permettrait à
tout abonné de ne payer que la différence.
"Un individu qui consomme, par exemple, 25 000
francs, ne pourra payer que la différence à la
SEEG, sort 11375 francs. La même chose pour
l'eau"; a avancé le président de l'OGC.
Selon lui, ce système aurait
le mérite d'assurer un traitement plus équitable
à tous les ménages avec des incidences positives
sur le pouvoir d'achat et donc la consommation.
L'expression de cette
satisfaction et le souhait d'une franchise
n'ont, toutefois pas, empêché M. Tsiendjiet
Mboulou de relever quelques insuffisances "Il
y a des ménages pour qui l'accès à l'eau et à
l'électricité reste un véritable calvaire. Des
quartiers entiers n'ont pas encore connu la
livraison de ces deux biens"; a précisé le
président de l'Organisation gabonaise des
consommateurs.
Bien qu'intéressante pour les
ménages économiquement faibles, cette mesure de
gratuité se révèle incomplète.
La SEEG, explique Ibrahim
Tsiendjiet Mboulou, aurait dû d'abord, résoudre
les difficultés (retard de livraison de
compteurs, faible débit d'eau, délestages a
répétition, etc.) d'accès au service public de
l'eau et de (électricité, avant de procéder à la
mise en oeuvre de la prise en charge.
Le président de l'OGC a, de
plus, déclaré que la mesure telle que présentée
par la SEEG excluait automatiquement les ménages
consommant un peu plus de 13 625 francs
d'électricité et 2 288 francs d'eau. "Ce qui
revient à dite par exemple, que celui qui a une
facture de 13 625 + 1 franc pour le courant et
2288 + 1 franc pour l'eau ne bénéfice pas de
cette mesure. Cet abonné paiera la totalité de
sa facture. Ce qui semble injuste sachant que
chaque travailleur est responsable d'au moins 10
personnes. Ce qui se traduit par une hausse
importante de la demande de consommation".