ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 03 Juillet 2007

 

OMNISPORTS/PRÉPARATION DES ATHLETES GABONAIS A EVREU EN PRÉLUDE Â LA 9E ÉDITION DES JEUX AFRICAINS D'ALGER

Un débrayage préjudiciable

L'ARGENT. Toujours l'argent. Encore l'argent, à l'origine, très souvent de nombreux conflits dans nos milieux sportifs. Les sportifs gabonais (karaté, boxe, judo et taekwondo), exceptés ceux de l'athlétisme, impressionnants au niveau de la discipline, ont observé trois jours de débrayage jeudi, vendredi et samedi derniers). Suite, selon certaines indiscrétions, à la fausse nouvelle distillée par les boxeurs (encadreurs et pugilistes), selon laquelle une prime était prévue à tous les sportifs en mise au vert à Evreux pour préparer les 9es Jeux africains d'Alger (Algérie).

Une préparation perturbée sérieusement par un mouvement de grève qui, sans pour autant prendre fin après la promesse financière rassurante faite, vendredi dernier en début de soirée, par le président du Comité olympique gabonais (COG), Léon-Louis Folquet soutenu par le ministre gabonais des Sports Egide Boundono Simangoye, à travers une conférence de presse téléphonique, ne trouve véritablement son épilogue que lorsque Mélanie Engoang (DTN judo) monte sur ses ergots.

En effet, sentant la gravité de la tournure prise par le mouvement, elle décide, avec le consentement de son président fédéral, de délocaliser ses athlètes de "Jeanne d'Arc" pour la "Résidence FJT Navarre". Une décision courageuse et salutaire qui, certes boudée par les grévistes parmi lesquels figuraient, curieusement, les partenaires de Mélanie, fera tomber une température devenue volcanique à "Jeanne d'Arc", transformée en pandémonium.

Aucun dirigeant, encore moins les encadreurs techniques, ne contrôlait plus la situation. Les écarts de langage entre athlètes et leurs dirigeants devenaient indigestes voire déviants. Certains sportifs, refusant même de saluer leurs entraîneurs, menaçaient verbalement ceux qui voulaient travailler. Une intimidation qui ne pouvait que faire monter une pression déjà haute.

"(..) On a l'impression d'être dans une auberge espagnole", déclare, impuissant, l'envoyé spécial du Comité olympique gabonais en voyant les athlètes abandonner les sites d'entraînement et le restaurant au profit des balades dans les magasins environnants pour y acheter leurs "nourritures". Une alimentation qui n'est pas appropriée pour des athlètes de haut niveau pour qui la diététique sportive est pointilleuse.

Tout au long de ce malheureux mouvement, préjudiciable à la forme de nos "ambassadeurs", on regrette le manque de poigne et d'autorité de certains encadreurs techniques qui sont loin d'être exempts de tout reproche lors de ce soulèvement. On aimerait d'ailleurs connaître les critères qui ont présidé à leur choix...

Cette "mutinerie" s'est achevée, tant bien que mal, dimanche dernier, avec le retour progressif sur les sites d'entraînement de certains de nos sportifs. Y compris les taekwondos qui ont accueilli avec joie, samedi dernier en matinée, leur entraîneur Fulcran Menié Effa en provenance de Libreville.

Le jeune karatéka Rodrigue Bikegne Meyo, victime, selon le médecin du groupe et ses encadreurs, du chikungunya, est aux bons soins du personnel de 1 hôpital d'Evreux, tandis que Nguéma Mba et Petit Jésus Gnetendem préférant évoluer hors du groupe, donnent des soucis à leurs encadreurs techniques qui se plaignaient, dimanche après-midi, de leur mauvais comportement. Lequel mauvais comportement a fait rater aux pugilistes, vendredi dernier, des combats déjà médiatisés par la presse locale, contre des adversaires huppés locaux.

Pendant ce temps, l'athlète Sandrine Kengué qui travaille sereinement, accompagnée de son entraîneur Roger Oyembo, est allé prendre part samedi dernier, à une course mixte à Lillebonne, localité située à quelques encablures de Rouen, où elle a occupé la 2e place après avoir bouclé 5000 m en 17" 52". En son absence, le groupe a enregistré l'arrivée de l'athlète Thibault Biwagou (400 m), pourtant écartée lors de la sélection de Libreville puisque n'atteignant pas, aux dires des techniciens, les minimas.

Par ailleurs, le groupe regrette la tournure prise par le dossier de Marlyse Nsourou dont les dirigeants (ils sont en stage en Italie) attendent toujours en vain une lettre de la FGAA pour qu'elle soit libérée. Une tâche que se propose de faire probablement le conseiller technique du ministre gabonais des Sports, Prudence Obiang Ondo, présent à Evreux, chef-lieu du département de l'Eure.

Source : Journal L'Union Plus du 03/07/2007

 



   

33E ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE DE LA FRANCOPHONIE (APF)
Point de l'activité des commissions depuis deux ans

PÉDAGOGIE/APPRENTISSAGE DES LANGUES NATIONALES
Le nouveau "Rapidolangue" est arrivé

FOOTBALL / SAMUEL ETO'O AU MINISTERE DES SPORTS
La star camerounaise du Barca félicitée pour son action de bienfaisance

OMNISPORTS/PRÉPARATION DES ATHLETES GABONAIS A EVREU EN PRÉLUDE Â LA 9E ÉDITION DES JEUX AFRICAINS D'ALGER
Un débrayage préjudiciable

Pour moi quoi...Makaya
0N ne sait jamais vraiment, dans notre Gabon d'abord-là, jusqu'où vont les