33E ASSEMBLÉE
PARLEMENTAIRE DE LA FRANCOPHONIE (APF)
Point de
l'activité des commissions depuis deux ans
En attendant la cérémonie
solennelle d'ouverture qui aura lieu jeudi
prochain, les travaux de la présente session de
Libreville ont débuté hier par la réunion du
Bureau à travers ses différentes commissions qui
ont évalué les progrès accompli depuis la
dernière rencontre.
S'IL
est vrai que la cérémonie solennelle d'ouverture
des travaux e de la 33e session de l'Assemblée
parlementaire de la Francophonie que Libreville
abrite du 2 au 7 juillet 2007 est prévue pour le
jeudi 05 juillet prochain, plusieurs réunions
préparatoires prévues pour Figurer au menu des
rencontres que vont avoir les 400 délégués des
40 pays qui composent l'espace francophone se
tiennent en attendant cette date.
C'est ainsi que deux
rencontres ont été programmées pour la journée
d'hier : celle des secrétaires administratifs
des sections et du Bureau de l'Assemblée
parlementaire de la Francophonie, qui est une
sorte de Comité exécutif des sections (il y en a
plus de 70) sur le constituent. Si rien n'a
filtré de la première, il rien est pas de même
pour ce qui est de la seconde. Puisqu'il s'est
agi pour le Bureau de l'Assemblée parlementaire
qui se réunit tous les deux ans, de faire le
point du travail accompli au sein des quatre
commissions : Commission politique, Commission
des affaires parlementaires, Commission de la
coopération et du développement, Commission de
l'Education, de la communication et des affaires
culturelles, en plus de la Commission des femmes
parlementaires.
Outre les réunions
susmentionnées, il se tient aujourd'hui mardi 3
juillet 2007, en marge de la session officielle,
celle du Parlement francophone des jeunes (PFJ).
Dont les travaux devraient déboucher sur
l'adoption de quatre textes qui seront ensuite
présentés à l'Assemblée plénière de l'APF avant
le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de
Québec en 2008.
BONNE GOUVERNANCE• Si l'APF
qui regroupe tous les pays qui ont en partage la
langue française est connue des parlementaires
de cet espace qui sont du reste instruits des
objectifs poursuivis par ladite organisation, il
n'en est pas de même en ce qui concerne les
populations qu'ils sont censés représenter. Et
c'est pour mieux faire connaître son
organisation auprès des populations
francophones, en l'occurrence gabonaises, que le
président du Bureau international de l'APF, le
député canadien le Dr Bernard Patry, s'est fait
fort de décliner au public les objectifs qu'elle
poursuit. Ceux-ci sont multiples, dira-t-il. Le
premier étant de travailler au rayonnement de la
langue française dans un monde dominé
essentiellement par l'anglais, même dans les
instances internationales, comme les Nation
unies, l'Union européenne.
Le but de l'APF est donc de
faire en sorte que la diversité culturelle
prévale au sein de ces institutions
internationales. Outre le fait qu'elle se
manifeste aussi par un certain nombre d'actions
au bénéfice des parlementaires de l'espace
francophone. Elle se caractérise notamment par
l'organisation de séminaires d'information et
d'échanges sur des sujets relatifs à la bonne
gouvernance, au processus législatif, au
contrôle parlementaire, au budget et à la
représentation des partis politiques. Des
séminaires qui visent aussi l'efficacité des
fonctions publiques de l'espace francophone sont
également organisés par l'APF. Car, pour elle,
sans une fonction publique efficace, le travail
des parlementaires s'en trouvera fortement
amenuisé.
Au reste, l'APF est également
présente en ce qui concerne les missions
d'observation des élections à l'intérieur de
l'espace francophone. S'agissant du domaine
politique, l'APF n'intervient que lorsque dans
un des pays membres il y a un coup d'Etat.
Alors, l'organisation procède à l'exclusion
automatique du pays concerné. D'autant que l'APF
encourage la prise du pouvoir par la seule voie
des urnes. Ce qui fait que lorsque l'ordre
constitutionnel est enfreint dans un pays
membre, et qu'en lieu et place de l'Assemblée
nationale s'érige un gouvernement d'exception,
il s'ensuit bien évidemment l'exclusion du pays
jusqu'au retour à l'ordre constitutionnel. C'est
du reste le sort qui a été réservé à la RDC et à
la Mauritanie qui ont été exclus du fait des
soubresauts qu'ils ont connus et qui réintègrent
l'organisation après qu'ils, ont entamé le
processus de démocratisation de leurs pays
respectifs.