Pour moi quoi...
COMME aux Galeries Lafayette
là-bas chez nos C ancêtres les Gaulois,
il se passe toujours quelque chose à Angone Nze...
euh... Angondjé, il est vrai aujourd'hui
ville-quartier. Quand ce ne sont pas les
délestages qui accablent les résidents, c'est
après l'eau que courent ces derniers
(d'ailleurs, hier, il y en avait agglutinés
autour d'un point d'eau pour puiser chacun un
peu de flotte) ou les inondations, parfois
meurtrières, auxquels ils doivent faire face,
quoi.
Présentement, avec la saison
sèche, c'est la poussière, des tonnes de
poussière que les mêmes résidents doivent
avaler, au gré des va-et-vient des automobiles.
A moins de se calfeutrer, c'est-à-dire en
fermant tout ! Vivre portes et fenêtres
hermétiquement fermées, on se croirait en temps
de guerre !
Mais que voulez-vous, mes
chers frères Makaya médusés, les choses de notre
Gabon d'abord-là, c'est comme ça. Voilà des
années que se poursuit le chantier de la route
traversant une grande partie de la zone. Une
vraie Toile de Pénélope, quoi. On commence
par s'apercevoir par exemple que lek caniveaux
ne sont pas à la bonne hauteur, on casse donc un
peu ici, on rehausse là, ainsi de suite.
Aujourd'hui, on pense avoir
quand même avancé. Sauf que c'est toujours la
latérite. A quand le bitume ? Mystère et boule
de gomme! Moyennant quoi, bonjour donc la
poussière pour les habitants ! Le pôvre piéton,
lui, risquant : de faire peur à ses 'pana"à
l'arrivée à la piaule, tant il ressemblerait à
un fantôme!
Les résidents en bordure de
chaussée savent déjà une chose: à la fin de la
saison sèche, il leur faudra mettre la main à la
poche pour acheter quelques touques de peinture
s'ils veulent que leurs maisons
ressemblent à nouveau à quelque chose. Mais
attention : pour ce qui est de la route, on
pourrait tout aussi être amené à dépenser un peu
plus ! A supposer, faute de bitume donc, que
cassis et rigoles affectent la structure de la
chaussée, il faudra bien que les engins
reviennent. Je ne suis pas sûr que ce
soit cadeau, ça.
Pôvres de nous !
…Makaya