« LA route, la route, la route ». Voilà ce que
les populations de Rinanzala, Ekorété, Makaya
mangoye et Nzénzélé réclament depuis kala gala.
Moi Makaya, je m’associe pleinement à cette
revendication.
Comme
notre -présida- a toujours fait ce qui est en
son pouvoir pour assurer le bien-être du peuple,
il a décidé de prendre le taureau par les cornes
pour régler la question qui en quelque sorte est
devenue le talon d’Achille de son action.
Lorsque l’Etat construira des routes
carrossables en toutes saisons, dit-on, et qu'il
mettra en place des budgets pour l'entretien,
tout le reste ira comme sur des roulettes. En
confiant le dossier à un homme de confiance qui
a longtemps travaillé à ses côtés, et qui, un
militaire, est aussi homme à poigne, notre
"présida" tient à la fois à suivre cette
question de près, et à faire la propreté dans
cette nébuleuse. Tant les ministres y ont mordu
la poussière.
Et c'est ici que je veux attirer l'attention du
nouveau patron des « Tépé » qui ne doit pas
tomber dans les pièges tendus gardes roitelets
confortablement installés dans la mafia,
agissants dans l'ombre au détriment du pays. Car
moi Makaya, je le sais désormais, ceux qui ont
occupé ce poste avant lui n’étaient pas tous
incompétents, mais se sont heurtés à des
résistances endogènes, c’est à dire concoctées à
l'intérieur du même département.
Les « directaires » de ceci, les « directaires »
de cela, les ingénieurs de ceci, les ingénieurs
de cela, les chargés d’étude d’ici et là, bref,
tous ces techniciens plus dangereux que des
coupeurs de route, abonnés impénitents à la
constitution d’empires financiers hors normes,
ont créé des réseaux occultes dans lesquels ils
se partagent le gâteau avec des entreprises de
faire et défaire notre réseau routier. En
ficelant des dossiers avec un emballage de
compétences ils ont toujours su convaincre n’
importe quel ministre de leur contestable
technicité et souvent de leur infime bonne foi.
Et avant que ce dernier ne se rende compte de la
supercherie, de l'eau a coulé sous les ponts à
construire.
A bon entendeur, salut ôôôh !