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Le quotidien l'Union du 24 Janvier 2008

 

LE PREMIER MINISTRE SUR L'ETAT DES ROUTES NATIONALES

Le ministère des Travaux publics et le FER Il s'accordent
sur l'application des textes

Une réunion tenue lundi a permis un nouveau débat
autour de la question de l'entretien routier

LE ministre des Travaux publics, des Infrastructures et de la Construction, le général Flavien Nzengui-Nzoundou, a réuni, lundi 21 janvier dernier, les techniciens de son département et les responsables du Fonds d'entretien routier de deuxième génération (Fer II), notamment Raphaël Mamiaka et Christian Magnagna, respectivement président du conseil d'administration (PCA) et directeur général du Fer II.

Une entrevue axée essentiellement sur l'harmonisation des points de vue sur les textes en vigueur en matière de programmation des opérations d'entretien routier au Gabon. Allusion est faite, notamment, à la récente convention signée en novembre 2007 entre la Direction générale de l'entretien des routes et aérodromes (DGERA) et le Fer II.

Celle-ci, fixant le fonctionnement des deux administrations, établit, d'une part, les obligations de la DGERA en matière de programmation des travaux d'entretien routier, en établissant, sur la base des prévisions de dotation du Fer II, un programme annuel détaillé et chiffré des travaux d'entretien des routes. Le programme annuel devant, auparavant, être approuvé par le maître d'ouvrage avant d'être transmis au Conseil d'administration du Fer II, au plus tard le 31 octobre de l'année antérieure à l'exécution.

D'autre part, elle met en vigueur les devoirs du Fonds dans le domaine du financement de l'entretien routier, en ce sens que son directeur général doit transmettre au DGERA les prévisions budgétaires annuelles de la structure, au mois d'août de l'année antérieure, afin que la DGERA puisse finaliser son programme prévisionnel. La structure étant également concernée par la programmation des travaux d'entretien routier, dans la mesure où son Conseil d'administration examine et adopte le programme annuel proposé par DGERA.

Et c'est là qu'est souvent apparu l'idée d'un "conflit de compétences", du fait que du côté de la tutelle technique, le Fer II est considéré comme étant simplement une "caisse" mise à sa disposition pour financer les programmes d'entretien routier qu'elle élabore. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette divergence de vues inexplicable, compte tenu de la clarté des différents textes en vigueur.

Car, à côté de l'accord entre la DGERA et le Fer II, il y a la loi 004/2006 portant création du Fonds d'entretien routier de deuxième génération et le décret 122/PR/MTPRC fixant les statuts du-Fer II qui concèdent à cette entité une autonomie financière et de gestion, et un droit de regard dans tout le processus de programmation de l'entretien routier. Au terme de chaque exercice, la structure est soumise à un audit international.

C'est, à l'évidence, pour cette raison que les responsables du Fer II tiennent au respect scrupuleux des textes. Un avis partagé, non seulement par la tutelle technique, mais aussi par l'ensemble des acteurs concernés par la route, d'autant qu'il n est de l'intérêt de personne de voir le Gabon occuper le dernier rang des pays les moins nantis en matière de routes.

Au demeurant, la rencontre de lundi dernier a permis aux uns et aux autres de dissiper les malentendus dus à l’interprétation et à l'application des dispositions régissant le fonctionnement des différentes administrations. Les textes évoqués plus haut visant à rassembler un maximum de ressources humaines pour un rendement meilleur en matière d'entretien routier, notamment.

L'idéal est, en définitive, d'éviter de retomber dans les mêmes erreurs que celles vécues dans le cadre du Fer II créé en 1997, lors du démarrage effectif de l'entretien routier dans notre pays. Il n'est plus opportun de revenir sur les mobiles de l'échec de ce premier Fonds, mais l'on peut, en toute honnêteté, avouer qu'il est dû à une mauvaise manipulation des chiffres et des règles en matière d'entretien routier.

Rappelons que la réunion de lundi dernier fait suite aux injonctions du Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, qui avait invite, vendredi 1, janvier 2008, les acteurs étatiques concernés par la question de la route à se réunir le plus tôt possible, pour accorder leurs violons sur les textes en vigueur, de manière à adopter une démarche concertée dans la gestion et la mise en œuvre de la politique gouvernementale en la matière.

Il y a quelques mois, le chef du gouvernement avait déjà demandé aux autorités sortantes du MTPIC, de tout mettre en œuvre pour faire bitumer, à l'horizon 2012,30% de routes contre 13,5% aujourd'hui. L'on avait pu voir dans cette instruction, l'ambition du Gabon tout entier de se doter de plus de 2 379 nouveaux kilomètres de routes bitumées, en plus des 1 237,95 de routes bitumées actuelles.

 

Source : Journal L'Union Plus du 24/01/2008

 

 



   

 SUITE AU PROJET DE REFORME DU DODE DE PROCEDURE PENALE
Martin Mabala: " Tout suspect peut désormais avoir un avocat dès son interpellation "

 

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