LE PREMIER MINISTRE SUR
L'ETAT DES ROUTES NATIONALES
Le ministère des
Travaux publics et le FER Il s'accordent
sur l'application des textes
Une réunion tenue lundi a permis un nouveau
débat
autour de la question de l'entretien routier
LE ministre des Travaux
publics, des Infrastructures et de la
Construction, le général Flavien Nzengui-Nzoundou,
a réuni, lundi 21 janvier dernier, les
techniciens de son département et les
responsables du Fonds d'entretien routier de
deuxième génération (Fer II), notamment Raphaël
Mamiaka et Christian Magnagna, respectivement
président du conseil d'administration (PCA) et
directeur général du Fer II.
Une entrevue axée
essentiellement sur l'harmonisation des points
de vue sur les textes en vigueur en matière de
programmation des opérations d'entretien routier
au Gabon. Allusion est faite, notamment, à la
récente convention signée en novembre 2007 entre
la Direction générale de l'entretien des routes
et aérodromes (DGERA) et le Fer II.
Celle-ci, fixant le
fonctionnement des deux administrations,
établit, d'une part, les obligations de la DGERA
en matière de programmation des travaux
d'entretien routier, en établissant, sur la base
des prévisions de dotation du Fer II, un
programme annuel détaillé et chiffré des travaux
d'entretien des routes. Le programme annuel
devant, auparavant, être approuvé par le maître
d'ouvrage avant d'être transmis au Conseil
d'administration du Fer II, au plus tard le 31
octobre de l'année antérieure à l'exécution.
D'autre part, elle met en
vigueur les devoirs du Fonds dans le domaine du
financement de l'entretien routier, en ce sens
que son directeur général doit transmettre au
DGERA les prévisions budgétaires annuelles de la
structure, au mois d'août de l'année antérieure,
afin que la DGERA puisse finaliser son programme
prévisionnel. La structure étant également
concernée par la programmation des travaux
d'entretien routier, dans la mesure où son
Conseil d'administration examine et adopte le
programme annuel proposé par DGERA.
Et c'est là qu'est souvent
apparu l'idée d'un "conflit de compétences", du
fait que du côté de la tutelle technique, le Fer
II est considéré comme étant simplement une
"caisse" mise à sa disposition pour financer les
programmes d'entretien routier qu'elle élabore.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette
divergence de vues inexplicable, compte tenu de
la clarté des différents textes en vigueur.
Car, à côté de l'accord
entre la DGERA et le Fer II, il y a la loi
004/2006 portant création du Fonds d'entretien
routier de deuxième génération et le décret
122/PR/MTPRC fixant les statuts du-Fer II qui
concèdent à cette entité une autonomie
financière et de gestion, et un droit de regard
dans tout le processus de programmation de
l'entretien routier. Au terme de chaque
exercice, la structure est soumise à un audit
international.
C'est, à l'évidence, pour
cette raison que les responsables du Fer II
tiennent au respect scrupuleux des textes. Un
avis partagé, non seulement par la tutelle
technique, mais aussi par l'ensemble des acteurs
concernés par la route, d'autant qu'il n est de
l'intérêt de personne de voir le Gabon occuper
le dernier rang des pays les moins nantis en
matière de routes.
Au demeurant, la rencontre
de lundi dernier a permis aux uns et aux autres
de dissiper les malentendus dus à
l’interprétation et à l'application des
dispositions régissant le fonctionnement des
différentes administrations. Les textes évoqués
plus haut visant à rassembler un maximum de
ressources humaines pour un rendement meilleur
en matière d'entretien routier, notamment.
L'idéal est, en
définitive, d'éviter de retomber dans les mêmes
erreurs que celles vécues dans le cadre du Fer
II créé en 1997, lors du démarrage effectif de
l'entretien routier dans notre pays. Il n'est
plus opportun de revenir sur les mobiles de
l'échec de ce premier Fonds, mais l'on peut, en
toute honnêteté, avouer qu'il est dû à une
mauvaise manipulation des chiffres et des règles
en matière d'entretien routier.
Rappelons que la réunion
de lundi dernier fait suite aux injonctions du
Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, qui avait
invite, vendredi 1, janvier 2008, les acteurs
étatiques concernés par la question de la route
à se réunir le plus tôt possible, pour accorder
leurs violons sur les textes en vigueur, de
manière à adopter une démarche concertée dans la
gestion et la mise en œuvre de la politique
gouvernementale en la matière.
Il y a quelques mois, le
chef du gouvernement avait déjà demandé aux
autorités sortantes du MTPIC, de tout mettre en
œuvre pour faire bitumer, à l'horizon 2012,30%
de routes contre 13,5% aujourd'hui. L'on avait
pu voir dans cette instruction, l'ambition du
Gabon tout entier de se doter de plus de 2 379
nouveaux kilomètres de routes bitumées, en plus
des 1 237,95 de routes bitumées actuelles.