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Le quotidien l'Union du 23 Janvier 2008

 

ELECTIONS LOCALES 2008

La Cour suspend la révision des listes électorales
L'opposition ayant attaqué l'arrêté qui porte ouverture de la période de révision des listes, son recours est suspensif de la procédure jusqu'à la date à laquelle la Cour constitutionnelle rendra sa décision.
(Articles 85 de la Constitution et 34 de la loi Organique de la Cour).

LA Cour constitutionnelle a suspendu, hier mardi 22 janvier 2008, l'opération de révision des listes électorales sur l'ensemble du territoire, jusqu'à à la date à laquelle elle rendra sa décision à la suite d'un recours de l'opposition attaquant l'arrêté du ministère de l'Intérieur portant ouverture de cette opération.

L'annonce faite en début de soirée est conforme aux articles 85 de la Constitution et 34 alinéa 4 de la loi Organique sur la Cour constitutionnelle, donnant effet suspensif au recours contre une loi ou acte réglementaire jusqu'au rendu de la haute juridiction. Cela, dans les tout prochains jours, compte tenu de l'urgence de la question et surtout de l'importance accordée à cette opération indispensable à la tenue des élections en vue du renouvellement des assemblées départementales, municipales et des conseils d'arrondissements devant se tenir au plus tard le 30 avril, date butoir fixée par la Cour. Une certitude: la procédure d'urgence devant être requise pour l'examen de ce recours.

La mesure provisoire intervenant après que le greffe eut enregistré la requête des partis de l'opposition gabonaise, contraint, du coup, le ministère de l’Intérieur qui avait déjà mobilisé ses experts sur l'ensemble des circonscriptions du pays à une pose forcée. Cette mesure suscite un petit espoir aux opposants qui espèrent naturellement au terme de l'examen de leur recours que leurs arguments vont prospérer. Ceux-ci contenus dans la requête introduite au lendemain de l'émission télévisée du dimanche 13 janvier dernier entre les représentants de la majorité, de l'opposition et le ministre de l'Intérieur, les dirigeants de partis de l'opposition, JulesAristide Bourdès Ogouliuendé (CDJ), Zacharie Vlybotu (UGDD), Pierre Mambounduu (UPG), Léon Mbou Yembi (FAR), Benoît Mouity Nzamba (PGP) etc, portaient plusieurs griefs contre le ministre de l'Intérieur.

ARGUMENTS Ils estiment que ce dernier se cantonne dans une argumentation spécieuse et dans des dénégations alambiquées pour refuser de comprendre l'inadéquation de son opération de révision des listes électorales avec la nécessité de fiabiliser le fichier et les listes électorales par l'introduction des critères d'ascendance parentale à l'ensemble du corps électoral pour régler le problème des inscriptions multiples objet de tant de récriminations des citoyens et de la classe politique. Des motifs pourtant réfutés avec force arguments lors de débat télévisé par André Mba Obame disposant, ce soir-là, d'éléments n'ayant guère permis aux leaders de l'opposition d'apporter ou de soutenir une forte contradiction sur cette question. Ils avaient été amenés, plus d'une fois, à émettre des réserves et de tenir un discours, pour le moins, ambigu quant à leur participation à l'opération de révision lancée le 14 janvier dernier. Contrairement, à la démarche positive et participative qui avait été la leur en 2006 en prélude aux élections législatives.

Toutefois, dans le communiqué annonçant leur recours, les partis politiques de l'opposition avaient pris à témoin la communauté nationale et internationale et mis en garde sur les dérapages qu'occasionneraient, dans le processus électoral, des listes électorales pipées qui favoriseront, selon eux, une fraude massive orchestrée par les tenants du pouvoir. Ils arguaient également de ce que l'attitude de la majorité présidentielle induit une volonté manifeste d'organiser les mêmes opérations de fraude lassantes et régulièrement décriées.

Il reste que, depuis lors, en dépit de leurs récriminations, les responsables de ces formations politiques affichaient des attitudes quelque ^peu contradictoires, en même temps qu'ils critiquaient, ils n'appelaient pas moins leurs militants à aller se faire inscrire, mieux, on apprend de source autorisée, que certains convoyaient des bus pour faire inscrire les leurs dans diverses circonscriptions du pays.

Si, la mesure de la Cour freine quelque peu l'élan amorcé dans la phase de révision, on espère au ministère de l'Intérieur que cela sera de courte durée, les responsables étant foncièrement décidés à respecter les délais impartis de manière à ce que les élections se tiennent à temps et avec des listes fiables. Du côté de la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), impliquée également dans l'opération, mais qui entendait toujours que l'opposition désigne ses représentants à la plénière, on compte beaucoup sur la diligence de la Cour dans le rendu afin que le processus d'organisation du scrutin devant être relancé avec l'élaboration du calendrier le soit, une fois cette question des listes électorales réglée.

 

Source : Journal L'Union Plus du 23/01/2008

 

 



   

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La Cour suspend la révision des listes électorales

 

Pour moi quoi...Makaya
ON en rigole, niais il n'y a vraiment pas de quoi.