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Le quotidien l'Union du 22 Janvier 2008

 

UPNR, Louis Gastion Mayila :

"Je reste dans la majorité présidentielle pour assumer ce que nous avons fait de bien et de mal"
Le président de l'Union pour la nouvelle République a donné les principales raisons ayant milité en faveur de son départ du Parti démocratique
gabonais dont il était le vice-président.

LE président de l'Union pour la nouvelle République (UPNR) s'est entretenu avec les militants et sympathisants de son parti dimanche au Méridien Mandji de Port-Gentil. Me Louis Gaston Mayila s'est employé à en définir les objectifs et répondre aux diverses questions : l'Union pourquoi ? Comment ? Avec qui ? Il a également décliné la place des jeunes et des femmes au sein de son parti. Ce, bien avant d'aborder les questions électorales et les perspectives d'avenir.

Après s'être présenté, il a donné les principales raisons de ses départs et retours au PDG et au gouvernement, la dernière défection datant de juillet de l'année dernière. «Je pense qu'en tant que vice-président du PDG, je devais être associé dans la prise des décisions et non être consulté Lorsqu'on ne se sent pas bien, on ne se fait pas prier », a déclaré en substance Louis Gaston Mayila qui relève quelques dysfonctionnements au niveau de la conduite du pays. Il fait d'abord sienne la définition de Rousseau sur la République qui est cette forme de gouvernement du peuple parle peuple et pour le peuple.

L’orateur milite pour un système de gouvernement d'égalité. « La République suppose que dans n'importe quelle partie du pays, le Gabonais doit se sentir chez lui et exercer les mêmes prérogatives»; a-t-il relevé estimant qu'on ne peut y avoir autant de ministres que de départements dès lors qu'on sert un même Etat. « Léon MBA a bien dirigé ce pays avec 18 ministre seulement », a rappelé le président de l'UPNR qui se propose de donner de la couleur à la République en ayant des ministres pour servir et non au service des localités.

L'orateur constate par ailleurs qu'il existe deux constitutions dans notre pays : une écrite qui est écrite et l'autre orale. « Nous voulons créer une nouvelle République pour avoir une constitution seulement» ; a-t-il préconisé en s'interrogeant, visiblement indigné : "Dans quel on vous dira que pour être par exemple Premier ministre, il fa ut être de telle ethnie ?"

BATAILLE POUR LE BIEN-ÊTRE  Pour lui, la République, "c'est l'égalité de chacun à être à n’importe quel poste. Ce n’est pas une République lorsque, pour être maire de Libreville, il faut être fang ou miénè". Ces propos ont arraché une salve d'applaudissements de l'assistance, en signe d'approbation.

S'appuyant sur l'exemple de Port-Gentil qui, dans le temps, a été dirigé par une française, Jean Valentine Piraube et un Gabonais originaire de la Ngounié, Pierre Claver Divounguy; il a ajouté: « Je ne peux pas concevoir qu'on dise aujourd’hui que être maire à Port-Gentil, on doit forcément être ceci ou cela. Ce à quoi je m’oppose formellement... » 

Selon lui, l'Etat est un territoire, un pouvoir politique organisé et une population. De fait, il soutient qu’un Etat doit être dirigé selon les règles.
"Voilà pourquoi nous parlons d'une nouvelle République qui respecte les règles, où nous avons les mêmes chances et qui n’exclut pas une partie de ses enfants pour occuper telle ou telle fonction" .
Il a situé l'assistance sur le positionnement de son parti sur l'échiquier politique national.

"C'est trop facile d'avoir été comme moi avec Bongo Ondimba pendant 35 ans (sur 40) et me lever un bon matin pour dire : je suis opposant»; a-t-il confié pour proclamer son appartenance à la majorité présidentielle. Avant de renchérir : "Pour avoir exercé de hautes fonctions dans l'appareil de l'Etat, je suis pour quelque chose dans ce que vous nous reprochez aujourd’hui". C'est donc une raison de plus pour lui de demeurer dans le camp qui soutient l'action du chef de l'Etat.

"Je reste pour assumer ce que nous avons fait de bien et de mal, parce que nous n'avons pas fait que du bien", a indiqué l'intervenant qui, comme pour répondre a ceux qui veulent le pousser vers la sortie, réplique: je suis avec vous et je réponds avec vous. « Mette moi dehors par la porte je rentrerai par la fenêtre ».

Tout en encourageant les Gabonais à se battre pour atteindre l'autosuffisance alimentaire, Me Mayila ne semble pas partager l'idée de privatiser nos entreprises. Il cherche des réponses à ce sujet: "Comment un pays qui se respecte peut il brader son patrimoine ? On privatise, où est l'argent de la privatisation ?"

Son parti, a-t-il dit, s'engage à lutter contre la pauvreté par les services de base que sont la santé, l'éducation, etc. L'ancien vice-Premier ministre est revenu sur la légalisation de sa formation politique et a annoncé la participation de celle-ci aux prochaines joutes électorales.

 

Source : Journal L'Union Plus du 22/01/2008

 

 



   

 UPNR, Louis Gastion Mayila :
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Pour moi quoi...Makaya
APRES Hôpital Brazza, le CHL quoi,