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Le quotidien l'Union du 14 Janvier 2008

 

MOUVEMENT D'HUMEUR À L'OFFICE NATIONAL DE DÉVELOPPEMENT

Le ministère de tutelle stigmatise l'attitude des grévistes

Dans un document dont une copie nous a été remise par le directeur de cabinet du ministre Faustin Boukoubi, ce département dit ne rien comprendre à l'agitation du syndicat des personnels de l'agriculture
et du développement rural.

UN mouvement de grève a paralysé, au début du mois le fonctionnement de l'Office national de développement rural (ONADER). Lequel a été lancé par les agents de cette structure membres du Syndicat des personnels de l'Agriculture et du Développement rural.

Les grévistes réclamaient à leur hiérarchie le paiement, entre autres, des fonds communs. A ce sujet, les responsables de ce département ministériel reconnaissent, effectivement, que le bureau du Syndicat des personnels de l'Agriculture et du Développement rural a fait parvenir à la tutelle, le 3 août 2007, contenant leurs revendications.

Il convient de noter que la date de dépôt du cahier des charges correspondait à la période des vacances de la majorité des responsables administratifs.

Toutefois, comme expliqué dans le document, «le ministre a pris soin d'adresser à ses collaborateurs, particulièrement le directeur général de l'agriculture, le secrétaire général du ministère et le directeur de cabinet, le cahier des charges pour des éléments de réponses».

De retour de vacances, le ministre Faustin Boukoubi a mis en place trois commissions techniques paritaires (administratif-syndicat), afin d'examiner les 17 points contenus dans ce cahier des charges. Mais constatant que les travaux des commissions n'avançaient pas au rythme souhaité, il a alors réorganisé les dites commissions en créant une coordination générale chapeautée par le secrétaire général du ministère, qui avait pour adjoint le président du syndicat.

Selon le contenu du document qui nous a été remis, un seul des dix-sept points évoqués par le syndicat paraît le plus important, celui relatif au paiement des fonds communs. En fait, selon le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture, "le bureau exécutif du syndicat a sollicité et obtenu une audience auprès du ministre de tutelle, avant la conclusion des travaux des commissions ".

Au cours de leur entrevue avec leur ministre, les membres du bureau du syndicat lui auraient fait part des lenteurs des commissions, suggérant l'instauration immédiate d'une « prime incitative ». Le ministre, toujours, selon son directeur de cabinet, a donné accord en proposant une clé de répartition basée sur des recettes avérées engrangées par les différentes activités du ministère.

Parallèlement, le ministre avait recommandé la poursuite des travaux en commissions pour la maîtrise des éléments nécessaires à l'application effective de cette prime. « Mais le syndicat, voulant à tout prix la prime d'incitation, est passé à la vitesse supérieure en durcissant le mouvement, par l'organisation des assemblées générales et en faisant des points de cette prime »; déclare notre interlocuteur.

Toujours animé de la volonté d'obtenir rapidement la prime incitative, ajoute le directeur de cabinet, ''le bureau du syndicat revient à la charge, en déposant au cabinet du ministre deux arrêtés à la signature (1) à l’instauration des fonds communs et (2) à l'affectation des agents du ministère dans les différentes brigades de contrôle".

Une nouvelle proposition que le ministre Boukoubi aurait rejetée, refusant de signer des textes administratifs sur injonction d'un syndicat. Devant ce refus, les partenaires sociaux ont déclenché un mouvement de grève, le jeudi 3 janvier dernier.

Le lendemain, c'est-à-dire le vendredi 4 janvier 2008, le ministre a adressé une correspondance au président du syndicat, dans laquelle, il a souhaité les rencontrer le samedi 5 du même mois. "Ce qui fut fait"; a-t-on appris.

A la suite de cette nouvelle entrevue, toutes les parties auraient convenu de la levée du mouvement de grève avant le 10 janvier. Dans le document qu’il nous a transmis, le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture se dit, en outre, surpris par la somme 30 millions de nos francs avancée par les grévistes.

« Suite à ce mouvement de grève, après une esquisse de l’assiette de partage, le ministre a mis en place une commission financière dont la mission était dont la mission était d’aller récolter les chiffres sur le terrain. Dans son rapport, cette commission avance le chiffre moyen de 13 millions», explique le document remis par le directeur de cabinet.

De par sa définition, le ministère de l'Agriculture est un centre de production, même si l'Etat s'en est dégagé. En dehors des contrôles, le département effectue des prestations et fait quelques ventes des semences dans ses différents centres. D'où la réclamation par les syndicats d'un fonds commun.

 

Source : Journal L'Union Plus du 14/01/2008

 

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
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