GOUVERNEMENT
Le
Premier ministre pré sente sa nouvelle équipe
Attendue depuis plusieurs
jours, la liste du gouvernement est finalement
tombée hier. S'il n'y a pas eu de changements
notoires, il reste qu'en plus du timide jeu e
chaises musicales, on a noté trois départs et
cinq arrivées, portant le total de
l'équipe à 50 membres contre 49 dans la
précédente.
LE Premier ministre, Jean
Eyéghé Ndong a rendu publique hier jeudi 25
janvier 2007 dans la soirée l'ossature du
nouveau gouvernement composé d'une cinquantaine
de membres, un de lus que dans la précédente
équipe formée le 19 janvier 2005 au sortir de la
présidentielle.
La nouvelle composition
change Quelque peu, par rapport à la précédente,
avec la nomination d'un nouveau vice-Premier
ministre, jean Ping, naguère ministre d'Etat, et
celle de Faustin Boukoubi, promu ministre d'Etat,
mais occupant le même département de
l'Agriculture, de l'Elevage et du Développement
rural. Cinq nouveaux membres font leur entrée au
sein de ce pan de l'Exécutif. Ce sont les
ministres Michel Menga, (Education, Instruction
civique, chargé de l'Education populaire)
Blandine Marundu, ( Culture et Arts). Et trois
ministres délégués, le colonel major Edwiee
Nkeze (Fonction publique et Reforme
administrative), Rigobert Ikambouayat Ndeka
(Communication, de la Poste, des Télé
communications et des Nouvelles technologies),
Gisèle Laure Eyang Ntoutoume (ministère de
l'Habitat, du Logement et de l'Urbanisme).
On dénombre parmi les
ministres sortants, Alice Lamou qui occupait les
fonctions de ministre en charge du Sida, elle
est remplacée par me Denise Mekam'ne, promue
ministre plein alors qu'elle était jusqu'à lors
ministre déléguée à la Fonction publique. Sont
également partants, Me Francine Meviane, naguère
ministre en charge du Contrôle d'Etat qui a échu
à, Pierre Amoughé Mba et Jean Diramba, ministre
délégué à l'Education nationale dans la
précédente équipe.
Principal enseignement à
tirer, c'est qu'il n'y a pas eu de véritable
bouleversement, les principaux ténors de ce pan
de l'Exécutif ayant conservé leurs postes, en
dehors d'un timide jeu de chaises musicales et
quelques ajustements géopolitiques. On notera
également que le ministère de l'Education
nationale et de l'Enseignement supérieur a été
scindé en deux entités distinctes, sans doute
par souci d'efficacité l'expérience de l'ancien
n'ayant pas été porteuse. Le Pr Albert Ondo ossa
reste à l'Enseignement supérieur, l'Education
nationale revenant à l'élu de la Noya, Michel
Menga.
Ainsi que nous l'indiquions
dans nos colonnes, après le refus de
l'opposition d'entrer dans ce gouvernement, il
était clairement établi que celui-ci serait
constitué par le Parti démocratique gabonais,
principal parti au pouvoir, et la majorité dite
utile, d'autant plus qu'au regard de la
configuration de cette équipe, on retrouve à la
fois le PDG qui a, bien entendu la grosse part
du gâteau, le Rassemblement pour le Gabon, du
père Mba AbessoLe, qui a hérité d'un
portefeuille taillé sur mesure puisqu'étant
rattaché à la présidence de la République, mais
conservant tout de même ses fonctions de
vice-Premier ministre. L'Alliance démocratique
et républicaine (Adère) avec le maintien de
Dieudonné Pambo, le Centre des libéraux
réformateurs (CLR), de Jean Boniface Asselé qui
conserve son portefeuille de la Fonction
publique et de la Réforme administrative ainsi
que le Rassemblement national des bûcherons (RNB)
du Pr Pierre André Kombila.