Pour moi quoi...
Ce n'est pas moi qui le dis,
mais un animateur de course que tous ceux qui
suivent le Tour de France connaissent: la
première édition de la Tropicale Amissa Bongo
fut un succès, la deuxième qui vient de
s'achever aura été un triomphe L'homme s'est
peut être laissé emporter par l'euphorie mais le
fait est là: cette course est en train de
prendre sa place-en même temps qu'elle prend de
l'ampleur - sur le calendrier international, en
ouvrant la saison de la petite reine, quoi.
A partir de là, on n'a pas le
droit de s'endormir sur notre mol oreiller. Je
laisse à ceux qui savent le soin de tirer les
enseignements au strict plan sportif. De ce
côté-là, il y a du boulot. Moi, Makaya, je pense
à ce que cette épreuve-là nous impose comme
chantier aussi urgent
qu'incontournable:l'amélioration de notre réseau
routier.
Ouais, on a tout plein de
bonnes raisons de construire et entretenir nos
routes. Eh bien, en voilà une supplémentaire. La
Tropicale, c'était quoi cette année ? Cinq
étapes, en plus du prologue. Et on a dû procéder
à au moins trois transferts ! Primo, pour aller
à Kango. Deusio, pour se rendre dans le
Nord. Tertio, pour revenir à Libreville. Tout
ça, parce que le réseau est jalonné de tronçon
qu'on ne peut infliger aux coureurs. Ce n'est
pas une épreuve de cross-country ou de VTT !
Or, la Nationale jusqu'à
Kango aurait pu constituer une étape. Ce n'est
pas moins loin que d'aller de Lembarini à Bifoun,
même s'il n'y a pas de difficultés
particulières. On aurait aussi pu rallier le
Nord si Ndjolé-Medoumane était autre chose que
ce calvaire pour les automobilistes. Et là, il y
a même de quoi faire des étapes dans les deux
sens. Ce qui ferait déjà une course qui a de la
gueule.
Parce qu'à terme et si nous
avons vraiment de l'ambition, on devrait faire
de la Tropicale un Tour du Gabon aussi complet
que possible. A ce moment-là, on aura toutes
les raisons du monde de se gargariser. A mes
yeux, quoi ...
... Makaya