ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 23 Janvier 2007

 

ADMINISTRATION DU TERRITOIRE

Va-t-on relever le Smig des personnels des collectivités locales ?

Les indications des plafonds budgétaires de 2007 énoncées par les tutelles administrative et financière (Intérieur et finances) ne prennent pas en compte l'augmentation récente du Salaire minimum interprofessionnel garanti et du point d'indice. Où trouver l'argent pour combler ce manque ? La question reste posée.

LES personnels en service dans les collectivités locales (conseils municipaux et départementaux) percevront-ils cette fin de mois de janvier 2007, des émoluments correspondant au nouveau Smig, à l'image d'autres compatriotes des services civils et militaires de l'Etat gabonais ? Y aura-t-il harmonisation des soldes des agents en poste dans les administrations déconcentrées et décentralisées ? Ce sont, entre autres, les interrogations qui préoccupent depuis un certain temps aussi bien les dirigeants que les personnels en poste dans ces établissements de service public.

La mesure salutaire prise récemment par le chef de l'Etat, SE El Hadj Omar Bongo Ondimba, de rehausser le Smig de 44 000 à 80 000 F, et le point d'indice de 400 à 425 n'a pas jusque-là concerné, dans sa phase d'applicabilité, l'autre maillon de la chaîne de développement économique et social du pays qui, du point de vue de la décentralisation, se trouve être représenté par les conseils municipaux et départementaux. Il ne pouvait en être autrement dès lors que pour les collectivités locales, les budgets primitifs ont une marge d'exécution d'une durée d'un an après vote et approbation.

En clair, la mesure du relèvement du Smig est intervenue l'an dernier pendant que les collectivités locales avaient déjà clôturé leurs budgets. Mieux, ceux-ci étaient en pleine exécution, conformément aux délibérations des sessions ordinaires de l'exercice considéré. Tout le monde caressait le secret espoir qu'au cours de l'exercice qui vient de démarrer, les choses seraient réajustées pour aboutir à une harmonisation au niveau du Smig qui touche l'ensemble des acteurs du tissu professionnel dépendant de l'Etat. Pour l'heure, il n'en est rien puisque les plafonds budgétaires de 2007 font ressortir dans leurs indications énoncées par les tutelles administrative et financière, des données inchangées. La rubrique ressources propres n'ayant pas enregistré d'apport supplémentaire, cette préoccupation financière va donc demeurer.

COMPLEXITE DES DONNEES • Dans l'état actuel de la situation,. les dirigeants des collectivités locales qui s'apprêtent à élaborer leurs projets de budget, auront tout le mal du monde à expliquer à leurs administrés, la complexité des données. Du côté du ministère de l'Intérieur, on n'est pas plus explicite sur la question. Encore moins aux Finances. On se contente tout simplement d'indiquer aux responsables des conseils locaux d'effectuer les engagements des salaires des personnels sur la base des anciennes grilles, en attendant que l'Etat puisse trouver une subvention conséquente.

Si des campagnes d'explication ne sont pas entreprises d'ici là, on pourrait assister à des mouvements d'humeur et autres agissements à même de perturber la bonne marche du travail. Parce que beaucoup parmi les personnels ne comprendraient pas que. l'Etat gabonais entretienne volontairement une situation de deux poids deux mesures.

Fort logiquement, estiment les gestionnaires des cités, l'octroi d'une subvention conforme à la nouvelle donne serait la bienvenue car elle éviterait d'alourdir les arriérés de soldes. Il semble que l'hypothèse retenue va consister pour les collectivités locales, à éponger les soldes antérieures, quitte à l'Etat de prendre en charge la majoration issue du relèvement du Smig et du point d'indice.

EVITER LE DESORDRE• Le prochain gouvernement a là, du pain sur la planche, lui qui doit résoudre dans les meilleurs délais la question en débat pour éviter de faire des aigris au sein de l'appareil productif de l'Etat. Une mesure financière qui ne s'appliquerait qu'à une frange de travailleurs, cela fait évidemment désordre.

On reconnaîtra, toutefois, que l'autonomie conférée aux collectivités locales à travers la loi 15/96 relative à la décentralisation, devrait amener lesdites structures à pouvoir supporter elles-mêmes tout type de charges. Seulement, dans notre pays, la réalité est autre. A 'exception des collectivités comme Libreville, Owendo, Port-Gentil ou Gamba qui ont la capacité d'engranger des, recettes conséquentes, tous les autres conseils et mairies peinent à réaliser des performances significatives. Leurs comptes annuels sont souvent déficitaires, car non équilibrés en recettes et en dépenses. Et de là à penser que les collectivités locales du Gabon resteront encore longtemps tributaires de l'Etat, il n'y a qu'un pas allègrement franchi.

Aujourd'hui, pensons-nous, il y a urgence pour l'Etat de doter les collectivités locales et les mairies d'une autre subvention qui viendrait résoudre le problème posé par la revalorisation récente du Smig et du point d'indice, afin de rétablir les équilibres salariaux. Si rien n'est fait à la longue, c'est tout le principe de la décentralisation qui sera remis en question. A moins qu'on songe à passer rapidement à la phase de mise en application des textes qui attendent depuis longtemps.

Source : Journal L'Union Plus du 23 Janvier 2007

 



   

FAIT DIVERS
Mouila : les fétiches sont dehors !

ADMINISTRATION DU TERRITOIRE
Va-t-on relever le Smig des personnels des collectivités locales ?

FAIT DIVERS
Les filles de "Mme Ntsame" dans Ies filets de la Brigade de recherches

Pour moi quoi...Makaya
Ce n'est pas moi qui le dis, mais un animateur de course que tous ceux qui