FAIT DIVERS
Un
féticheur écroué à Mouila
Le 16 décembre dernier,
François Maganga Maganga, alias Tchakam, a été
surpris dans un motel de Mouila en possession de
fétiches (membranes d'oiseaux, d'animaux et
d'os) ainsi que des particules humaines.
Poursuivi par le ministère public pour pratique
de sorcellerie, charlatanisme et tentative de
profanation de tombes, l'intéressé a été placé
sous mandat de dépôt, en attendant le verdict du
jugement mis en délibéré pour jeudi prochain.
C'EST
après-demain que François Maganga Maganga, alias
Tchakam, un homme de 58 ans, écroué dernièrement
à la prison de Mouila, chef-lieu de la province
de la Ngounié sera fixé sur son sort. Le sieur
Maganga Maganga est poursuivi par le ministère
public pour pratique de sorcellerie,
charlatanisme et tentative de profanation de
tombes, il avait été surpris, le 16 décembre
dernier dans un motel de Mouila, en possession
de fétiches.
Ceux-ci comprenaient, entre
autres, des grosses plumes noires et bleues, des
membranes d'animaux, des os ressemblant à ceux
des humains, etc. Lors du procès qui s'est
déroulé le 11 janvier dernier au tribunal de
première instance de Mouila, le mis en cause a
bel bien reconnu la paternité des fétiches
découverts dans la chambre du motel où il
logeait. " je suis venu soutenir mon
candidat. Pour cela, je fais tout ce qui est en
mon pouvoir. Mais je le fais à son insu",
a-t-il déclaré à la barre.
Selon une source policière,
tout commence le 13 décembre 2006. Ce jour-là,
François Maganga Maganea, alias Tchakam,
débarque à Mouila pour aller soutenir son frère,
engagé aux élections législatives. A son
arrivée, il lette son dévolu sur un motel situé
au quartier Dikongo, lequel garantit discrétion
et tranquillité. Le fonctionnaire retraité est
accompagné de deux jeunes hommes, à savoir
Jean-Landry Mihindou et Jean-Claude Boussougou,
qu'il amis à contribution pour l'élection de son
frère.
Une fois au motel, il prend
deux chambres: l'une pour lui-même et l'autre
pour ses deux compagnons. Le lendemain matin,
lorsque la technicienne de surface souhaite
faire le ménage dans la pièce de Tchakam, ce
dernier oppose une fin de non recevoir.
"Personne d'autre ne doit entrer dans ma
chambre. Je n'ai pas besoin de ménage",
aurait-il dit. Même ses deux acolytes sont
interdits d'accès. Que, cache-t-il ?
Craint-il un vol ? Rien n'est moins sûr.
La réalité est que François
Maganga Maganga a des choses sacrées dans sa
chambre. Sur une natte installée à même le sol,
il a disposé divers effets dont des membranes
d'oiseaux, d'animaux, des ossements ressemblant
à s'y méprendre à des os humains, des grosses
plumes noires et bleues, une tête de touraco,
etc. En fait, il s'est résolu à soutenir
mystiquement son candidat en faisant des
fétiches.
De temps à autre, il fait des
incantations en évoquant le nom de son candidat
Favori. A-t-il vraiment bien réfléchi sur le
choix du site pour faire ce genre de pratiques ?
Les formules incantatoires qu'il prononce par
intermittences attirent finalement l'attention
d'autres clients du motel, qui saisissent à leur
tour le promoteur de l'établissement commercial.
Aussitôt, Tchakam est expulsé du motel. La
nouvelle se répand comme une traînée de poudre.
Les badauds affluent vers (établissement. Les
autorités judiciaires locales ont finalement
lacé le féticheur sous mandat de dépôt.
Son sort sera, sans nul
doute, définitivement scellé ce jeudi 25 janvier
2006. Mais l'un de ses proches parle d'une
affaire politique.