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Le quotidien l'Union du 23 Janvier 2007

 

FAIT DIVERS

 Un féticheur écroué à Mouila

Le 16 décembre dernier, François Maganga Maganga, alias Tchakam, a été surpris dans un motel de Mouila en possession de fétiches (membranes d'oiseaux, d'animaux et d'os) ainsi que des particules humaines. Poursuivi par le ministère public pour pratique de sorcellerie, charlatanisme et tentative de profanation de tombes, l'intéressé a été placé sous mandat de dépôt, en attendant le verdict du jugement mis en délibéré pour jeudi prochain.

C'EST après-demain que François Maganga Maganga, alias Tchakam, un homme de 58 ans, écroué dernièrement à la prison de Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié sera fixé sur son sort. Le sieur Maganga Maganga est poursuivi par le ministère public pour pratique de sorcellerie, charlatanisme et tentative de profanation de tombes, il avait été surpris, le 16 décembre dernier dans un motel de Mouila, en possession de fétiches.

Ceux-ci comprenaient, entre autres, des grosses plumes noires et bleues, des membranes d'animaux, des os ressemblant à ceux des humains, etc. Lors du procès qui s'est déroulé le 11 janvier dernier au tribunal de première instance de Mouila, le mis en cause a bel bien reconnu la paternité des fétiches découverts dans la chambre du motel où il logeait. " je suis venu soutenir mon candidat. Pour cela, je fais tout ce qui est en mon pouvoir. Mais je le fais à son insu", a-t-il déclaré à la barre.

Selon une source policière, tout commence le 13 décembre 2006. Ce jour-là, François Maganga Maganea, alias Tchakam, débarque à Mouila pour aller soutenir son frère, engagé aux élections législatives. A son arrivée, il lette son dévolu sur un motel situé au quartier Dikongo, lequel garantit discrétion et tranquillité. Le fonctionnaire retraité est accompagné de deux jeunes hommes, à savoir Jean-Landry Mihindou et Jean-Claude Boussougou, qu'il amis à contribution pour l'élection de son frère.

Une fois au motel, il prend deux chambres: l'une pour lui-même et l'autre pour ses deux compagnons. Le lendemain matin, lorsque la technicienne de surface souhaite faire le ménage dans la pièce de Tchakam, ce dernier oppose une fin de non recevoir. "Personne d'autre ne doit entrer dans ma chambre. Je n'ai pas besoin de ménage", aurait-il dit. Même ses deux acolytes sont interdits d'accès. Que, cache-t-il ? Craint-il un vol ? Rien n'est moins sûr.

La réalité est que François Maganga Maganga a des choses sacrées dans sa chambre. Sur une natte installée à même le sol, il a disposé divers effets dont des membranes d'oiseaux, d'animaux, des ossements ressemblant à s'y méprendre à des os humains, des grosses plumes noires et bleues, une tête de touraco, etc. En fait, il s'est résolu à soutenir mystiquement son candidat en faisant des fétiches.

De temps à autre, il fait des incantations en évoquant le nom de son candidat Favori. A-t-il vraiment bien réfléchi sur le choix du site pour faire ce genre de pratiques ? Les formules incantatoires qu'il prononce par intermittences attirent finalement l'attention d'autres clients du motel, qui saisissent à leur tour le promoteur de l'établissement commercial. Aussitôt, Tchakam est expulsé du motel. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Les badauds affluent vers (établissement. Les autorités judiciaires locales ont finalement lacé le féticheur sous mandat de dépôt.

Son sort sera, sans nul doute, définitivement scellé ce jeudi 25 janvier 2006. Mais l'un de ses proches parle d'une affaire politique.

Source : Journal L'Union Plus du 23 Janvier 2007

 



   

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