A PROPOS DE L'ENTRÉE DU PGP AU
PROCHAIN GOUVERNEMENT
Pas dans
les conditions actuelles
Le PGP n'est pas opposé à une
entrée au gouvernement, mais estime que celle-ci
doit être soumise à une négociation préalable et
à des conditions idéales. Ses responsables l'ont
fait savoir hier au cours d'un point presse.
LES élections législatives du
17 décembre dernier et la situation qui prévaut
actuellement au sein du Conseil municipal de
Port-Gentil ont, certes, largement dominé le
point presse du Parti gabonais du progrès,
tendance Ndaot Rembogo, tenu hier dans un
restaurant du quartier Montagne-Sainte de
Libreville, mais la question relative à son
entrée au prochain gouvernement a également été
abordée.
Par la voix de son secrétaire
général adjoint chargé de la communication, Guy
Roger Ogombé, le PGP dit ne pas être "a priori
opposé à l'entrée d'un ou plusieurs de ses
membres dans un gouvernement, elle estime
cependant qu'une telle éventualité "doit être
soumise à une négociation préalable et à des
conditions idéales". Aussi, poursuit-il, "la
campagne de dénigrement systématique et
avilissante menée contre le président du PGP",
entendez Me Séraphin Ndaot Rembogo,
constitue-t-elle un obstacle quant à l'entrée
honorable de ce dernier dans un gouvernement.
Sauf mauvaise interprétation, la tendance Ndaot
du PGP ne fera pas partie du prochain
gouvernement, même si dans les couloirs on
entend d'autres sons de cloches.
Ainsi que mentionnée plus
haut, la question inhérente aux dernières
élections législatives a pris une glace
importante dans la déclaration du PGP. Ce parti
ayant fait le constat amer sur leur déroulement.
Ce qui fait que les espoirs suscites au
lendemain de la signature des accords d'Arambo
se sont transformés, à l'issue des élections, en
désillusions, pour autant que les habitudes
décriées depuis 1990 transfert des électeurs,
contingentement des cartes d'électeurs,
disparition des noms sur les listes électorales,
bureaux de vote clandestins, bourrage des urnes,
etc., sont toujours de mise.
Pour les partisans de Me
Ndaot Rembogo, "la création de la Cenap n'a
nullement répondu aux attentes des démocrates.
Cette structure, à l'épreuve des faits, n'est
nullement différente de. la CNE, selon les
progressistes. Du reste en son temps, précise le
secrétaire général, e PGP avait déjà relevé les
limites des réformes proposées par les accords
d'Arambo,tout en indiquant les modifications qui
sont à ce jour susceptibles d'améliorer
significativement le système électoral afin
d'arriver à une élection plus transparente et à
des résultats plus crédibles. Parmi les
modifications proposées par le PGP figuraient la
refonte de la Cour constitutionnelle et du CNC
et un bien meilleur découpage électoral.
Au regard de tout ce qui
précède, le Bureau national du PGP invite une
fois encore le pouvoir à prendre toutes les
dispositions pour que se tienne une nouvelle
concertation entre la majorité et l'opposition
qui aboutisse à des conclusions permettant
l'organisation d'élections véritablement
transparentes.
S'agissant de la fronde à
laquelle fait face le maire de Port-Gentil, les
progressistes, tout en exprimant leur
reconnaissance au chef de l'Etat pour son
soutien, souhaitent que la concertation
politique traduite en cogestion municipale à
Port-Gentil et qui constitue assurément un
modèle d'entente entre différents partis
politiques, se poursuive jusqu'à son terme et
que cesse la campagne de dénigrement dont est
victime leur président.