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Le quotidien l'Union du 20 et 21 Janvier 2007

 

A PROPOS DE L'ENTRÉE DU PGP AU PROCHAIN GOUVERNEMENT

Pas dans les conditions actuelles

Le PGP n'est pas opposé à une entrée au gouvernement, mais estime que celle-ci doit être soumise à une négociation préalable et à des conditions idéales. Ses responsables l'ont fait savoir hier au cours d'un point presse.

LES élections législatives du 17 décembre dernier et la situation qui prévaut actuellement au sein du Conseil municipal de Port-Gentil ont, certes, largement dominé le point presse du Parti gabonais du progrès, tendance Ndaot Rembogo, tenu hier dans un restaurant du quartier Montagne-Sainte de Libreville, mais la question relative à son entrée au prochain gouvernement a également été abordée.

Par la voix de son secrétaire général adjoint chargé de la communication, Guy Roger Ogombé, le PGP dit ne pas être "a priori opposé à l'entrée d'un ou plusieurs de ses membres dans un gouvernement, elle estime cependant qu'une telle éventualité "doit être soumise à une négociation préalable et à des conditions idéales". Aussi, poursuit-il, "la campagne de dénigrement systématique et avilissante menée contre le président du PGP", entendez Me Séraphin Ndaot Rembogo, constitue-t-elle un obstacle quant à l'entrée honorable de ce dernier dans un gouvernement. Sauf mauvaise interprétation, la tendance Ndaot du PGP ne fera pas partie du prochain gouvernement, même si dans les couloirs on entend d'autres sons de cloches.

Ainsi que mentionnée plus haut, la question inhérente aux dernières élections législatives a pris une glace importante dans la déclaration du PGP. Ce parti ayant fait le constat amer sur leur déroulement. Ce qui fait que les espoirs suscites au lendemain de la signature des accords d'Arambo se sont transformés, à l'issue des élections, en désillusions, pour autant que les habitudes décriées depuis 1990 transfert des électeurs, contingentement des cartes d'électeurs, disparition des noms sur les listes électorales, bureaux de vote clandestins, bourrage des urnes, etc., sont toujours de mise.

Pour les partisans de Me Ndaot Rembogo, "la création de la Cenap n'a nullement répondu aux attentes des démocrates. Cette structure, à l'épreuve des faits, n'est nullement différente de. la CNE, selon les progressistes. Du reste en son temps, précise le secrétaire général, e PGP avait déjà relevé les limites des réformes proposées par les accords d'Arambo,tout en indiquant les modifications qui sont à ce jour susceptibles d'améliorer significativement le système électoral afin d'arriver à une élection plus transparente et à des résultats plus crédibles. Parmi les modifications proposées par le PGP figuraient la refonte de la Cour constitutionnelle et du CNC et un bien meilleur découpage électoral.

Au regard de tout ce qui précède, le Bureau national du PGP invite une fois encore le pouvoir à prendre toutes les dispositions pour que se tienne une nouvelle concertation entre la majorité et l'opposition qui aboutisse à des conclusions permettant l'organisation d'élections véritablement transparentes.

S'agissant de la fronde à laquelle fait face le maire de Port-Gentil, les progressistes, tout en exprimant leur reconnaissance au chef de l'Etat pour son soutien, souhaitent que la concertation politique traduite en cogestion municipale à Port-Gentil et qui constitue assurément un modèle d'entente entre différents partis politiques, se poursuive jusqu'à son terme et que cesse la campagne de dénigrement dont est victime leur président.

Source : Journal L'Union Plus du 20 et 21 Janvier 2007

 



   

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