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Le quotidien l'Union du 19 Janvier 2007

 

CONSEIL MUNICIPAL

Rester ou partir ? Le maire s'interroge et consulte

Me Séraphin Ndaot Rembogo a repris langue avec les militants de sa formation politique, le parti gabonais du progrès, avant de s'entretenir avec les notables qui devront se prononcer incessamment. Ils sont bien nombreux à souhaiter le voir poursuivre son mandat à la tête de la municipalité.

APRÈS l'arbitrage, la semaine dernière, du chef de l'Etat dans la crise déclenchée à la suite du vote négatif de la majorité des conseillers lors du dernier Conseil municipal de l'année 2006 tenu le vendredi 29 décembre dernier, la question est dans toutes les têtes : que fera Me Séraphin Ndaot Rembogo ?

L'on se souvient qu'au sortir de la résidence où se sont retrouves à la demande du président de la République, ans le souci de trouver une issue à la crise, les choses ont été claires : la cogestion doit se poursuivre jusqu'à la fin du mandat, soit avec l'actuel occupant de l'Hôtel de Ville, soit avec un maire toujours issu des rangs du Parti gabonais du progrès (PGP).

Le seul problème qui se pose est celui de savoir ce que fera l'actuel l'édile de la capitale économique qui, entre-temps, a été également élu député à l'Assemblée nationale. Or, le cumul des deux fonctions n'est plus possible depuis la dernière législature.

Les maires en fonction qui viennent d'être élus députés doivent choisir l'un des mandats. Me Séraphin Ndaot Rembogo partage cette particularité avec certains homologues et non des moindres, parmi lesquels Pierre Mamboundou et André Dieudonné Berre.

Si les choses sont souvent simples pour les députés-maires qui, en entrant au gouvernement, donneront la possibilité à leurs suppléants de siéger, il n'en va pas de même pour les autres, singulièrement les élus de l'opposition qui auraient décliné toute participation au gouverne ment.

En effet, si les maires élus comme représentants du peuple optent pour leurs mandats à la municipalité, leurs suppléants ne pourront pas siéger automatiquement à l'Assemblée. Ils devront repartir aux urnes, dans le cadre d'élections partielles, afin de se faire élire députés.

Face à ce dilemme, Me Séraphin Ndaot Rembogo a initié un certain nombre de consultations auprès des militants de sa formation politique, d'une part, et d'autres forces vives de la ville de sable, notamment les notables, d'autre part. Nombre de Portentillais souhaiteraient voir l'actuel locataire de l'Hôtel de Ville poursuivre son mandat à la tête de la municipalité.

Pour les militants du PGP, leur religion est faite: le président de leur formation politique doit rester en poste à la mairie et poursuivre sur sa lancée. Les notables, eux, agrès avoir longuement écoute le compte-rendu de l'audience présidentielle et auditionné l'intéressé lui-même, ont promis se rendre à l'Hôtel de Ville, lui apporter leur réponse. On va bientôt être fixé.

Source : Journal L'Union Plus du 19 Janvier 2007

 



   

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