CONSEIL MUNICIPAL
Rester
ou partir ? Le maire s'interroge et consulte
Me Séraphin Ndaot Rembogo a
repris langue avec les militants de sa formation
politique, le parti gabonais du progrès, avant
de s'entretenir avec les notables qui devront se
prononcer incessamment. Ils sont bien nombreux à
souhaiter le voir poursuivre son mandat à la
tête de la municipalité.
APRÈS
l'arbitrage, la semaine dernière, du chef de l'Etat
dans la crise déclenchée à la suite du vote
négatif de la majorité des conseillers lors du
dernier Conseil municipal de l'année 2006 tenu
le vendredi 29 décembre dernier, la question est
dans toutes les têtes : que fera Me Séraphin
Ndaot Rembogo ?
L'on se souvient qu'au sortir
de la résidence où se sont retrouves à la
demande du président de la République, ans le
souci de trouver une issue à la crise, les
choses ont été claires : la cogestion doit se
poursuivre jusqu'à la fin du mandat, soit avec
l'actuel occupant de l'Hôtel de Ville, soit avec
un maire toujours issu des rangs du Parti
gabonais du progrès (PGP).
Le seul problème qui se pose
est celui de savoir ce que fera l'actuel l'édile
de la capitale économique qui, entre-temps, a
été également élu député à l'Assemblée
nationale. Or, le cumul des deux fonctions n'est
plus possible depuis la dernière législature.
Les maires en fonction qui
viennent d'être élus députés doivent choisir
l'un des mandats. Me Séraphin Ndaot Rembogo
partage cette particularité avec certains
homologues et non des moindres, parmi lesquels
Pierre Mamboundou et André Dieudonné Berre.
Si les choses sont souvent
simples pour les députés-maires qui, en entrant
au gouvernement, donneront la possibilité à
leurs suppléants de siéger, il n'en va pas de
même pour les autres, singulièrement les élus de
l'opposition qui auraient décliné toute
participation au gouverne ment.
En effet, si les maires élus
comme représentants du peuple optent pour leurs
mandats à la municipalité, leurs suppléants ne
pourront pas siéger automatiquement à
l'Assemblée. Ils devront repartir aux urnes,
dans le cadre d'élections partielles, afin de se
faire élire députés.
Face à ce dilemme, Me
Séraphin Ndaot Rembogo a initié un certain
nombre de consultations auprès des militants de
sa formation politique, d'une part, et d'autres
forces vives de la ville de sable, notamment les
notables, d'autre part. Nombre de Portentillais
souhaiteraient voir l'actuel locataire de
l'Hôtel de Ville poursuivre son mandat à la tête
de la municipalité.
Pour les militants du PGP,
leur religion est faite: le président de leur
formation politique doit rester en poste à la
mairie et poursuivre sur sa lancée. Les
notables, eux, agrès avoir longuement écoute le
compte-rendu de l'audience présidentielle et
auditionné l'intéressé lui-même, ont promis se
rendre à l'Hôtel de Ville, lui apporter leur
réponse. On va bientôt être fixé.