Pour moi quoi…
VOILA le genre de
comportement qui laisse généralement pantois et
sans voix. Mais moi, Makaya, je ne peux pas me
taire devant ce qui est un vrai scandale. Parce
qu'à après yeux, il n'y a pas de manquement plus
grave à son devoir pour un athlète, pour un
sportif, que de refuser de prendre part à une
compétition qui se déroule sur son sol et à
laquelle il est normalement qualifié, quoi.
Or, c'est ce que nos
tout-petits cyclistes ont fait avant hier.
Contre toute attente et au dernier moment, ils
ont renoncé à en fourcher leurs vélos. Il paraît
que ceux-ci ne seraient pas aux normes, ni en
mesure de rivaliser avec le matos qu'ont apporté
leurs adversaires. C'est en tout cas ce qu'ils
ont avancé pour justifier leur défection.
La belle affaire! Laquelle
fait de nos responsables au plus haut
niveau des... irresponsables pour qui nos
coureurs doivent s'élancer à armes inégales aux
côtés des autres ! Les mêmes irresponsables qui
leur ont pourtant permis de faire un stage de
préparation poussée, tout en leur assurant
de confortable conditions d'hébergement et de
restauration !
On se moque vraiment du
monde. A partir de là, les responsables qu'on a
voulu faire passer pour des irresponsables ont
le devoir de rechercher les vraies raisons de ce
mauvais coup porté à leur réputation et à
l'image de notre Gabon d'abord. Ensuite de
mettre chacun devant ses... responsabilités. Le
monde de la petite reine a beau avoir des accès
de folie, il ne faut quand même pas "exabuser" !
Puisqu'ils ont pris le départ
de la première étape en ligne-là hier, nos
coureurs vont dire quoi ? Qu'ils l'ont fait par
amour d'une patrie dont ils se sont foutus la
veille ? Que les pressions ont été telles qu'ils
n'ont pas pu faire autrement ? Ou que les vélos
leur ont été livrés à minuit ?
Tant de mauvaise foi et
beaucoup d'autres choses encore ne peuvent pas,
je le répète, rester sans suite. Alors, moi,
Makaya, j'attends ...
... Makaya