Pour moi quoi...
JE ne sais pas ce qu'en
persent ceux qui font la politique dans notre
Gabon d'abord là. Mais il n'y a vraiment pas de
quoi être fier. On a beau faire les lois
- d'ailleurs, on est à peu près tous d'accord
pour dire que notre doux pays disposent
d'excellents textes... sur le papier ; la
pratique est telle qu'au lieu d'avancer,
on "roucoule'; comme dirait mon ami épicier au
quartier, quoi.
Vous avez lu, mes chers
frères Makaya désabusés, ce qu'a écrit hier un
écrivassier de mon Premier grand quotidien à la
lumière de toutes ces palabres pour lesquelles
la Cour cons tutu... constuti...
constitutionnelle .(ouf !)doit jouer les
arbitres. Parce qu'on veut gagner, on
n'hésite pas à piétiner les lois, les politiques
entraînant dans cette dérive ceux qui, comme les
commissaires et autres agents électoraux, sont
censés être impartiaux.
D'accord, la démoncratie est
un long processus, comme le développement. C'est
mon fils qui fait sciences po au Boul'Mch qui
aime me le répéter Il choisit même pour cela
l'image d'un "mwana"qui apprend à marcher: il
fait un, deux pas, tombe, puis se relève, tombe
à nouveau, se relève encore. Avant d'acquérir
les automatismes de la fonction.
Mais moi, Makaya, je dis:
après dix-sept ans, il est grand temps
d'acquérir ces automatismes-là. On voit bien
comment se débrouillent ceux qui ont le même
âge démoncratique que nous. Au-delà de tout ce
qu'on peut envisager en termes de lois (encore ;
que vous me diriez. Eh bien oui !) comme arrêter
avec le transfert des électeurs. Au-delà aussi
de ce qu'a commencé à faire la Cour, comme
sanctionner d'inéligibilité les fauteurs de
désordre (je suis impatient de voir la justice
lui emboîter le pas). Au-delà de tout cela, il
faut peut être ramener la politique à ce qu'elle
est: un moyen pour servir les gens.
Il est clair qu'aussi
longtemps que ça sera pour eux l'occasion de
s'enrichir et de jouir de tout plein
d'avantages, souvent au détriment de ceux qu'ils
sont supposés servir, tant que ça sera
pour eux l'aboutissement
d'une vie, parce que hors de
là, on n'est rien, les hommes politiques
continueront de faire du vote une affaire de vie
ou de mort Hélas, quoi ...
... Makaya