CÉNAP / RESTITUTION DES
VÉHICULES
Plus
d'une cinquantaine de présidents des commissions
locales font de la résistance
Sur
les 85 véhicules mis à la dispositions des
responsables des commissions provinciales,
départementales,-communales, d'arrondissements
et des commissaires nationaux, moins d'une
trentaine seulement ont déjà été restitués au
siége de la Commission électorale nationale
autonome et permanente.
PLUS d'une cinquantaine de
présidents des commissions locales font de la
résistance, en refusant de restituer à la Céna
les véhicules qui leur ont été affectés dans le
cadre des élections législatives des 17 et 24
décembre dernier.
Au terme de la date butoir de
restitution fixée au vendredi 12 janvier 2006
par le président de la Commission électorale
nationale autonome et permanente, René Aboghé
Ella, moins d'une trentaine de véhicules de
marques Izuzu, Nissan, Mitsubishi et Toyota sont
visibles au siège de la Cénap à la cité de la
Démocratie, sur les 85 mis à la disposition des
présidents des commissions provinciales,
départementales communales, d'arrondissement et
d'autres commissaires, au début du processus
électoral en vue de la désignation des membres
de la chambre des députés.
Ces hauts cadres de la nation
choisis pour organiser et superviser la dernière
consultation électorale dans l'arrière-pays et
qui en sont les destinataires, semblent vouloir
conserver ces commodités de transport. Certains
mettent en avant la résurgence d'impondérables
pour solliciter l'indulgence des membres du
bureau de la Commission, voire du président René
Aboghé Ella. Alors que d'autres font valoir des
'arguments, pour le moins fallacieux, destines
tout juste à gagner de temps, en espérant que
d'ici là lesdits véhicules qu'un grand nombre d'entre-eux
utilisent encore, leur reviendront en
définitive, comme parle passé. D'autant qu'en
dépit des communiqués rendus publics par la
Commission électorale nationale autonome et
permanente, nombre de ces détenteurs sont encore
visibles ici et là, aussi bien sur les artères
de Libreville, sur la Nationale 1, que dans
d'autres localités.
ACTION POLICIERE• Une
situation qui gêne sérieusement le président de
la Cénap que nous avons rencontré hier au siège
de cette structure, où, pour autant, on n'entend
faire aucune concession. René Aboghé Ella et ses
collègues membres du Bureau de cette institution
sont clairs et fermes: «Tous les véhicules
doivent être restitués et tous les moyens seront
utilisés pour y parvenir», martèlent ces
responsables. D'ailleurs, la Cénap qui
refuse d'être laxiste dansa gestion du dossier
du patrimoine automobile de cette entité en
charge du management des élections au Gabon,
envisage, dans les tout prochains jours, de
saisir le ministre d'Etat, ministre de
l'Intérieur et de la Sécurité, André Mba Obame,
pour la mise en branle de la force publique, en
cas de résistance prolongée. Les uns et les
autres détenteurs ont encore, jusqu'à
vendredi,prochain, pour éviter que 1 on en
arrive à cette action policière, en ramenant
incessamment les moyens roulants concernés,
lesquels serviront à l'organisation des
prochaines consultations électorales prévues
pour cette année 2007.
Reste que si la détermination
de la présidence de la Cénap est clairement
affichée, d'autant que le caractère permanent de
cette structure milite forcément pour qu'elle
dispose de son patrimoine acquis sur fonds de l'Etat
gabonais, René Aboghé Ella estime qu'il est
préférable dans la perspective des élections
locales que le problème de véhicules ne se pose
pas à nouveau dès le lancement du processus de
renouvellement des assemblées départementales et
municipales. Comme ce fut le cas avant la mise
en route des présidents des commissions locales.
On se souvient qu'au tout début du processus
électoral, le manque de commodités de transports
avait contraint les responsables de la Cénap à
remettre en état plusieurs véhicules hérités de
Ia défunte Commission nationale électorale (CNE)
et de solliciter du gouvernement l'achat d'une
nouvelle dotation destinée à faciliter les
déplacements et le travail des responsables des
commissions. Une action qui avait permis de
doter les responsables des démembrements locaux,
les membres du bureau et quelques commissaires
nationaux de la nouvelle entité électorale, de
moyens roulants, en dehors du président de la
commission provinciale de l'Estuaire, ceux des
arrondissements de la capitale gabonaise et
celui du département de Bendjé, dans l'Ogooué-Maritime.
Pour autant, une fois que la
restitution des véhicules sera terminée, la
question de l'entretien de ce parc automobile se
posera également. D'où la nécessité pour la
Cenap de disposer d'un dispositif de gestion
d'entretien de ces acquis de manière à ce qu'ils
soient en état de rouler dès le lancement des
prochaines opérations électorales. La plupart de
ces engins ne revenant pas souvent en bon état.
Cela exige donc des moyens supplémentaires pour
gérer, en aval, tous les impondérables y
relatifs.