Pour moi quoi…
J'AI lu avec beaucoup
d'intérêt, samedi anglais dans mon Premier grand
quotidien, que Dame SEEG venait de s'équiper de
deux groupes électrogènes costauds pour
renforcer la capacité de production de sa
centrale électrique d'Owendo. Tout ce qui est
censé nous faciliter la vie étant bon à rendre,
moi, Mkaya, j'applaudis bien évidemment, quoi.
Je dis bien censé nous
faciliter la vie. Parce que dans ce domaine-là,
il vaut mieux être prudent. D'ailleurs, je note
que pour ce coup,
Notre-Dame-du-jus-et-de-la-flotte s'est gardée
de tout effet d'annonce, du genre :
"C'en sera bientôt fini avec les coupures
intempestives !" C'est un peu ce qui avait
été dit en l'an de grâce 2000, lorsque
trois groupes électrogènes fonctionnant au
fioul lourd étaient déjà venus renforcer
les capacités de production du site d'Owendo.
On sait ce qu'il en a été ensuite.
Maintenant, c'est pas
parce qu'elle refuse cette fois de
nous en mettre plein la vue qu'on va
s'abstenir de demander des comptes à Dame
SEEG. C'est bien elle-même qui proclame:
"l'énergie, l'eau, pour la vie". Alors, en attendant
de voir ce que va donner la production de
l'énergie avec les nouveaux équipements, moi,
Makaya, je voudrais poser le problème de l'eau.
Aujourd'hui, dans certains
quartiers de Libreville-les-coupures, avoir la
flotte au moment où on le veut relève de la pure
loterie. Tu ouvres tort robinet pour ta douche
du matin, rien ! Il parait que certains doivent
se réveiller à 4 heures pour faire leurs
provisions pour la journée. Tant pis pour ceux
qui ont le sommeil lourd ou qui considèrent tout
simplement que la nuit est faite pour dormir!
Que cela dure quelques jours
ou même quelques semaines, on peut
comprendre. Mais quand on vit ça depuis des
mois, on se dit qu'il y a quelque chose qui ne
coule pas... euh... qui ne tourne pas rond. Et
là, Dame SEEG est sommée de mettre son
activité en accord avec ses slogans. ESPRIT,
es-tu là ?
…Makaya