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Le quotidien l'Union du 16 Janvier 2007

 

PATRIMOINE MONDIAL DE L'UNESCO

Relance du processus d'inscription du site de Lopé-Okanda

Un atelier de validation des informations complémentaires sur les critères naturels et cultures exigés se tient depuis hier au ministère de l'Economie forestière.

RENVOYÉE lors de la 30e session du Comité du patrimoine mondial en juillet 2006, la proposition du Gabon d'inscrire son site de Lopé-Okanda comme patrimoine mondial de l'Unesco est relancée à la faveur de l'atelier de deux jours qui se tient depuis hier au ministère de l'Économie forestière. Financé par le Centre du patrimoine mondial de l'Unesco, cet atelier est organisé par le ministère de la Culture, des Arts et de l'Éducation populaire pour valider les critères nécessaires à l'inscription de l'Ecosystème et paysage culturel de relique de Lopé-Okanda" sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

A côté des experts du ministère de la Culture, d'autres partenaires comme l'Unesco, UICN (qui a délégué un consultant), le CNPN, le WCS, l'institut d'écologie tropicale, les ministères de l'Environnement et de l'Économie forestière, etc. prennent part à ces travaux qui s'achèvent aujourd'hui.

Conscient de la valeur exceptionnelle de l'Ecosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda, qui établit un équilibre entre les aspects naturel et culturel, avec un 'paysage relique " et une "forêt refuge , notre pays veut partager cette richesse inestimable avec le reste de la communauté mondiale en cherchant à l'inscrire au patrimoine mondial de l'Unesco. Une inscription qui garantira la protection de sa faune et de sa flore uniques au monde, selon des experts.

Une richesse indéniable reconnue bien avant les indépendances au niveau local par l'inscription de la Lopé au patrimoine national en 1946. L'enjeu est désormais la reconnaissance internationale pour assurer et garantir la protection de son écosystème, conformément à la convention relative de 1972, ratifiée par e Gabon en 1985.

Le retard accusé pour la reconnaissance internationale de ce bien culturel, qui remplit pourtant les critères exigés, découle de quelques lacunes et carences au niveau de l'élaboration du dossier soumis aux organes consultatifs de l'Unesco que sont UICN (pour les biens naturels) et Icomos (pour les biens culturels) par lesquels passent toutes les candidatures.

ARGUMENTER • "Notre dossier s'est vu rejeté à la fois par Icomos et par UICN, non pas parce que l'Ecosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda ne remplit pas les critères exigés, mais parce que ces derniers n'ont pas été bien présentés ou, dans certains cas,ne l'ont pas été du tout"; a reconnu le secrétaire général du ministère de la Culture, Charles-Noël Bourdette Aw'Velekambany, en ouvrant les travaux.

A l'issue de ce rejet, les experts du ministère de la Culture à qui incombe la responsabilité d'inscrire certains de nos biens, dont le parc national de la Lopé au Patrimoine mondial de l'Unesco, se sont remis à la tâche, avec le concours des partenaires impliqués dans ce projet, pour corriger les insuffisances constatées dans le dossier présenté en 2006. L'atelier en cours a donc pour objectif de valider les informations complémentaires apportées du point de vue des critères naturels et culturels, tels que recommandé par le Comité du patrimoine mondial.

Pour le secrétaire général du ministère de la Culture, autant la valeur exceptionnelle de la Lopé n'est pas remisé en cause, autant elle doit faire l'objet d'une meilleure présentation, mieux, d'un bon marketing. De ce fait, il a confié aux participants une mission principale : "argumenter sur les critères qui permettront d'inscrire la Lope, et non un autre site national ou de la sous-région, sur la liste du patrimoine mondial':

Il faut dire que l'inscription d'un site naturel, culturel ou mixte comme l'est celui de Lopé-Okanda comporte des avantages certains en termes de retombées économiques, touristiques et sociales. "La liste du patrimoine mondial est en soi un label pour le développement de l'activité touristique, pour la recherche des financements aux fins d'activités génératrices d'emplois et d'amélioration des conditions de vie des populations avoisinantes", a indiqué M. Bourdette. Et Mme Claudine-Augé Angoué, expert du ministère de la Culture de soutenir : "nous ne serons pas abandonnés à nous-mêmes en cas de difficultés" par exemple si le site est en péril par l'effet des intempéries ou autres.

De ce fait, le gouvernement attend beaucoup des travaux en cours. Il revient aux techniciens engagés dans cette aventure culturelle de convaincre, par leurs arguments l'Unesco et ses organes consultatifs, afin d'inscrire "notre premier bien sur la liste du patrimoine mondial".

Source : Journal L'Union Plus du 16 Janvier 2007

 



   

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Pour moi quoi…Makaya
J'AI lu avec beaucoup d'intérêt, samedi anglais dans mon Premier grand