PATRIMOINE MONDIAL DE L'UNESCO
Relance
du processus d'inscription du site de
Lopé-Okanda
Un atelier de validation des
informations complémentaires sur les critères
naturels et cultures exigés se tient depuis hier
au ministère de l'Economie forestière.
RENVOYÉE lors de la 30e
session du Comité du patrimoine mondial en
juillet 2006, la proposition du Gabon d'inscrire
son site de Lopé-Okanda comme patrimoine mondial
de l'Unesco est relancée à la faveur de
l'atelier de deux jours qui se tient depuis hier
au ministère de l'Économie forestière. Financé
par le Centre du patrimoine mondial de l'Unesco,
cet atelier est organisé par le ministère de la
Culture, des Arts et de l'Éducation populaire
pour valider les critères nécessaires à
l'inscription de l'Ecosystème et paysage
culturel de relique de Lopé-Okanda" sur la
liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
A côté des experts du
ministère de la Culture, d'autres partenaires
comme l'Unesco, UICN (qui a délégué un
consultant), le CNPN, le WCS, l'institut
d'écologie tropicale, les ministères de
l'Environnement et de l'Économie forestière,
etc. prennent part à ces travaux qui s'achèvent
aujourd'hui.
Conscient de la valeur
exceptionnelle de l'Ecosystème et paysage
culturel relique de Lopé-Okanda, qui établit un
équilibre entre les aspects naturel et culturel,
avec un 'paysage relique " et une
"forêt refuge , notre pays veut partager
cette richesse inestimable avec le reste de la
communauté mondiale en cherchant à l'inscrire au
patrimoine mondial de l'Unesco. Une inscription
qui garantira la protection de sa faune et de sa
flore uniques au monde, selon des experts.
Une richesse indéniable
reconnue bien avant les indépendances au niveau
local par l'inscription de la Lopé au patrimoine
national en 1946. L'enjeu est désormais la
reconnaissance internationale pour assurer et
garantir la protection de son écosystème,
conformément à la convention relative de 1972,
ratifiée par e Gabon en 1985.
Le retard accusé pour la
reconnaissance internationale de ce bien
culturel, qui remplit pourtant les critères
exigés, découle de quelques lacunes et carences
au niveau de l'élaboration du dossier soumis aux
organes consultatifs de l'Unesco que sont UICN
(pour les biens naturels) et Icomos (pour les
biens culturels) par lesquels passent toutes les
candidatures.
ARGUMENTER • "Notre
dossier s'est vu rejeté à la fois par Icomos et
par UICN, non pas parce que l'Ecosystème et
paysage culturel relique de Lopé-Okanda ne
remplit pas les critères exigés, mais parce que
ces derniers n'ont pas été bien présentés ou,
dans certains cas,ne l'ont pas été du tout";
a reconnu le secrétaire général du ministère de
la Culture, Charles-Noël Bourdette
Aw'Velekambany, en ouvrant les travaux.
A l'issue de ce rejet, les
experts du ministère de la Culture à qui incombe
la responsabilité d'inscrire certains de nos
biens, dont le parc national de la Lopé au
Patrimoine mondial de l'Unesco, se sont remis à
la tâche, avec le concours des partenaires
impliqués dans ce projet, pour corriger les
insuffisances constatées dans le dossier
présenté en 2006. L'atelier en cours a donc pour
objectif de valider les informations
complémentaires apportées du point de vue des
critères naturels et culturels, tels que
recommandé par le Comité du patrimoine mondial.
Pour le secrétaire général du
ministère de la Culture, autant la valeur
exceptionnelle de la Lopé n'est pas remisé en
cause, autant elle doit faire l'objet d'une
meilleure présentation, mieux, d'un bon
marketing. De ce fait, il a confié aux
participants une mission principale : "argumenter
sur les critères qui permettront d'inscrire la
Lope, et non un autre site national ou de la
sous-région, sur la liste du
patrimoine mondial':
Il faut dire que
l'inscription d'un site naturel, culturel ou
mixte comme l'est celui de Lopé-Okanda comporte
des avantages certains en termes de retombées
économiques, touristiques et sociales. "La
liste du patrimoine mondial est en soi un label
pour le développement de l'activité
touristique, pour la recherche des
financements aux fins d'activités génératrices
d'emplois et d'amélioration des conditions
de vie des populations avoisinantes", a
indiqué M. Bourdette. Et Mme Claudine-Augé
Angoué, expert du ministère de la Culture de
soutenir : "nous ne serons pas abandonnés à
nous-mêmes en cas de difficultés" par
exemple si le site est en péril par l'effet des
intempéries ou autres.
De ce fait, le gouvernement
attend beaucoup des travaux en cours. Il revient
aux techniciens engagés dans cette aventure
culturelle de convaincre, par leurs arguments
l'Unesco et ses organes consultatifs, afin
d'inscrire "notre premier bien sur la liste
du patrimoine mondial".