SÉMINAIRE RÉGIONAL SUR L'ÉCOTOURISME
DANS LES PARCS NATIONAUX ET LES AIRES PROTEGEES
D'AFRIQUE
Quels
enjeux pour la protection, de la nature au XXIe
siècle ?
En réfléchissant sur cette
problématique, les participants au séminaire
dont les travaux ont été ouverts hier par le
Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, vont
s'efforcer d'apporter des réponses appropriées
liées à la double préoccupation de la conception
de l'écotourisme et du respect de
l'environnement.
HIER à l'hôtel
Intercontinental, le Premier ministre jean
Eyéghe Ndong a ouvert, au nom du chef de l'Etat,
les travaux du séminaire sur le thème:
"L'écotourisme dans les parcs nationaux eues
espaces protégés d'Afrique". Signalons que
cette rencontre d'envergure internationale est
organisée en collaboration avec l'Organisation
mondiale du tourisme (OMT), et son thème donne
l'occasion aux participants d'une réflexion sur
le rôle de l'écotourisme, au regard des enjeux
pour la protection de la nature au XXIe siècle.
L'on a noté, à l'ouverture
des travaux, la présence du secrétaire général
de l'OMT, Francesco Frangiali, plusieurs membres
du gouvernement gabonais, des ministres du
Tourisme des pays membres de la Cémac, ainsi que
de nombreux experts nationaux et internationaux
spécialistes des questions écotouristiques et
écologiques.
A cette occasion, le chef du
gouvernement a, une fois encore, loué la
décision historique du président de la
République, Omar Bongo Ondimba, de créer un
réseau de 13 parcs nationaux et, surtout, de
céder 11,25% de la superficie du territoire
gabonais à la conservation de la biodiversité
écologique au bénéfice de l'humanité.
Abondant dans le même sens,
le secrétaire général de l'OMT a déclaré que la
décision du chef de l'État de créer 13 arcs
nationaux couvrant 30.000 m2 a eu un
retentissement mondial qui contribue à la
préservation de l'écosystème. Pour lui, le Gabon
constitue l'une des plus grandes réserves de la
biosphère au monde où l'on retrouve encore des
forêts primaires et une remarquable
biodiversité.
Pour sa part, le secrétaire
permanent du Conseil national des parcs
nationaux (CNPN), René-Hilaire Adiahéno, a
rappelé les objectifs de la décision d'Omar
Bongo Ondimba. Ceux-ci comportent trois enjeux:
la conservation des ressources naturelles pour
le bénéfice des générations futures, la
valorisation de nos cultures et traditions et
l'écotourisme.
DIVERSIFIER L'ÉCONOMIE •
Ce dernier enjeu, qui constitue un pan du
tourisme, cadre parfaitement avec la logique de
la diversification de notre économie et de la
lutte contre la pauvreté, deux combats dans
lesquels le Gabon s'est engagé pour pouvoir (ou
espérer) améliorer les conditions d'existence
des populations. L'écotourisme se révélant, de
ce fait, un secteur d'activités où se mêlent la
protection de l'environnement et l'économie.
C'est pourquoi, a renchéri,
pour sa part, Mehdi Teale, Haut-commissaire au
Tourisme, le présent séminaire est le lieu
d'interpellation de tous les acteurs du secteur
(ONG, opérateurs économiques, administrations
publiques, bailleurs de fonds, communautés
villageoises, etc) pour développer des synergies
permettant de garantir fia durabilité de
l'écotourisme qui s'affiche désormais comme le
produit-phare sur les marchés émetteurs de
touristes.
"S'il est un secteur où le
potentiel est réel, inexploité et
inépuisable, c'est celui des parcs nationaux
(...) Ailleurs, les autres tirent d'importantes
ressources financières de la gestion durable de
ces espaces protégés"; a ajouté René-Hilare
Adiahéno.
Une manière pour le
secrétaire permanent du CNPN d'attirer
l'attention de l'ensemble des gestionnaires des
parcs et des réseaux de parcs, les
planificateurs et les spécialistes de
l'écotourisme d "'intégrer les parcs
nationaux dans un espace véhiculant les valeurs
à la fois culturelles, spirituelles,
économiques, historiques...
Pour M. Adiahéno, le bénéfice
de la gestion de ces espaces viendra de la
qualité et de la diversité des acteurs qui
seront mobilisés à cette fin, ainsi que de
l'intensité de leur implication dans le devenir
de ces aires protégées. Cette analyse est loin
d'être saugrenue, étant entendu que le Bassin du
Congo dans lequel se trouve le Gabon est
considéré, non seulement comme le deuxième
massif forestier de la planète, mais aussi comme
l'une des dernières destinations écotouristiques
au monde.
En définitive, une meilleure
valorisation de ces potentiels, afin que les
parcs nationaux profitent aux populations, aux
Etats, et donnent une meilleure image de la
sous-région en favorisant son intégration.