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Le quotidien l'Union du 16 Janvier 2007

 

SÉMINAIRE RÉGIONAL SUR L'ÉCOTOURISME DANS LES PARCS NATIONAUX ET LES AIRES PROTEGEES D'AFRIQUE

Quels enjeux pour la protection, de la nature au XXIe siècle ?

En réfléchissant sur cette problématique, les participants au séminaire dont les travaux ont été ouverts hier par le Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, vont s'efforcer d'apporter des réponses appropriées liées à la double préoccupation de la conception de l'écotourisme et du respect de l'environnement.

HIER à l'hôtel Intercontinental, le Premier ministre jean Eyéghe Ndong a ouvert, au nom du chef de l'Etat, les travaux du séminaire sur le thème: "L'écotourisme dans les parcs nationaux eues espaces protégés d'Afrique". Signalons que cette rencontre d'envergure internationale est organisée en collaboration avec l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), et son thème donne l'occasion aux participants d'une réflexion sur le rôle de l'écotourisme, au regard des enjeux pour la protection de la nature au XXIe siècle.

L'on a noté, à l'ouverture des travaux, la présence du secrétaire général de l'OMT, Francesco Frangiali, plusieurs membres du gouvernement gabonais, des ministres du Tourisme des pays membres de la Cémac, ainsi que de nombreux experts nationaux et internationaux spécialistes des questions écotouristiques et écologiques.

A cette occasion, le chef du gouvernement a, une fois encore, loué la décision historique du président de la République, Omar Bongo Ondimba, de créer un réseau de 13 parcs nationaux et, surtout, de céder 11,25% de la superficie du territoire gabonais à la conservation de la biodiversité écologique au bénéfice de l'humanité.

Abondant dans le même sens, le secrétaire général de l'OMT a déclaré que la décision du chef de l'État de créer 13 arcs nationaux couvrant 30.000 m2 a eu un retentissement mondial qui contribue à la préservation de l'écosystème. Pour lui, le Gabon constitue l'une des plus grandes réserves de la biosphère au monde où l'on retrouve encore des forêts primaires et une remarquable biodiversité.

Pour sa part, le secrétaire permanent du Conseil national des parcs nationaux (CNPN), René-Hilaire Adiahéno, a rappelé les objectifs de la décision d'Omar Bongo Ondimba. Ceux-ci comportent trois enjeux: la conservation des ressources naturelles pour le bénéfice des générations futures, la valorisation de nos cultures et traditions et l'écotourisme.

DIVERSIFIER L'ÉCONOMIE • Ce dernier enjeu, qui constitue un pan du tourisme, cadre parfaitement avec la logique de la diversification de notre économie et de la lutte contre la pauvreté, deux combats dans lesquels le Gabon s'est engagé pour pouvoir (ou espérer) améliorer les conditions d'existence des populations. L'écotourisme se révélant, de ce fait, un secteur d'activités où se mêlent la protection de l'environnement et l'économie.

C'est pourquoi, a renchéri, pour sa part, Mehdi Teale, Haut-commissaire au Tourisme, le présent séminaire est le lieu d'interpellation de tous les acteurs du secteur (ONG, opérateurs économiques, administrations publiques, bailleurs de fonds, communautés villageoises, etc) pour développer des synergies permettant de garantir fia durabilité de l'écotourisme qui s'affiche désormais comme le produit-phare sur les marchés émetteurs de touristes.

"S'il est un secteur où le potentiel est réel, inexploité et inépuisable, c'est celui des parcs nationaux (...) Ailleurs, les autres tirent d'importantes ressources financières de la gestion durable de ces espaces protégés"; a ajouté René-Hilare Adiahéno.

Une manière pour le secrétaire permanent du CNPN d'attirer l'attention de l'ensemble des gestionnaires des parcs et des réseaux de parcs, les planificateurs et les spécialistes de l'écotourisme d "'intégrer les parcs nationaux dans un espace véhiculant les valeurs à la fois culturelles, spirituelles, économiques, historiques...

Pour M. Adiahéno, le bénéfice de la gestion de ces espaces viendra de la qualité et de la diversité des acteurs qui seront mobilisés à cette fin, ainsi que de l'intensité de leur implication dans le devenir de ces aires protégées. Cette analyse est loin d'être saugrenue, étant entendu que le Bassin du Congo dans lequel se trouve le Gabon est considéré, non seulement comme le deuxième massif forestier de la planète, mais aussi comme l'une des dernières destinations écotouristiques au monde.

En définitive, une meilleure valorisation de ces potentiels, afin que les parcs nationaux profitent aux populations, aux Etats, et donnent une meilleure image de la sous-région en favorisant son intégration.

Source : Journal L'Union Plus du 16 Janvier 2007

 



   

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