FAIT DIVERS
Mort
pour dix mille francs
Aymard Davy Lepoumas, 29. ans,
a été assassiné par son ami d'enfance, de 5 ans
son cadet. Le meurtrier a aussitôt pris la
fuite.
LA
mort, a-t-on coutume de dire, ne vient pas de
loin. Parfaite illustration de cette assertion
par cet assassinat qui vient de plonger dans la
stupeur une partie du quartier Peyrie-Dakar à
Libreville. En effet, un jeune homme âgé de 29
ans, Aymard Davy Lepoumas, a été tué par son
propre ami d'enfance.-Le défunt dont le corps a
été transféré vendredi dernier dans son village,
Eyougha, à une trentaine de kilomètres de
Franceville, habitait chez la mère de son
assassin.
Les faits remontent au 9
décembre 2006. Ce jour là, Davy et son
meurtrier, un nommé Régis, étaient en train de
prendre un pot avec des amis dans un bar du
quartier. Soudain Régis constate la disparition
de 10 000 francs de ses poches. A la recherche
de son argent, il apprend par ses autres copains
que c'est "Maître Wan" (le petit nom de Davy)
qui a pris cet argent. C'est ainsi qu'il se met
aussitôt à menacer son ami d'enfance à qui il
demande de lui restituer l'argent sur le champ.
Tout étonné, l'autre aurait nie les faits. Ne
voulant pas s'en laisser conter, Régis serait
reparti furieux à la maison, promettant de
récupérer son argent par tous les moyens.
Davy avait-il pris cette
menace au sérieux ? Le jeune homme qui ne se
doutait certainement pas des intentions de son
ami d'enfance a pris congé des autres. Il était
presque 17 heures. Il s'apprêtait à se rendre,
comme tous les jours, à son lieu de travail,
dans une pizzeria de la place. Chemin faisant,
il croise Régis, toujours menaçant, qui
redemande les 10 000 F. L'autre lui fait la même
réponse. C'est au cours de l'altercation qui a
suivi que Régis aurait assené deux cous de
couteaux à son presque frère.
Davy infirme a été blessé au
cou et au bras gauche qui lui permet de prendre
appui sur sa jambe valide. Le blessé fait
quelques mètres avant de s'écrouler. Les témoins
affirment qu'il a perdu beaucoup de sang.
Transporté d'urgence à l'hôpital, Davy ne
survivra malheureusement pas à ses blessures :
il avait déjà rendu l'âme. Et son assassin a
aussitôt pris la fuite. Il reste jusqu'à ce jour
introuvable.
Les parents de la victime ont
confié l'affaire à la justice à travers la
police judiciaire. Tous ceux qui l'ont connu,
gardent de Davy le souvenir d'un garçon affable
et sans histoire.