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Le quotidien l'Union du 15 Janvier 2007

 

CRISE AU SEIN DU CONSEIL MUNICIPAL DE PORT-GENTIL

Omar Bongo Ondimba confirme le principe de la co-gestion

Le chef de l'Etat qui a reçu tous les protagonistes de cette crise ayant paralysé la mairie de la capitale économique, vendredi dernier au palais de la présidence de la République, a prôné l'apaisement, le dialogue et la tolérance. Tout comme il a prévenu que dans tous les cas, il n'entendait pas remettre en cause l'ordre actuel des choses. Du moins du point de vue de la répartition des postes entre les partis politiques.

LA sérénité sera bientôt de retour au sein du conseil municipal de Port-Gentil. C'est du moins ce qui est ressorti de l'audience que le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, a accordée, vendredi dernier au palais de la présidence de la République, aux membres de ladite municipalité frappée par une crise depuis le 29 décembre 2006. Les deux camps opposés, incarnés respectivement par le maire Séraphin Ndaot Rembogo du Parti gabonais du progrès (PGP) et son 1er adjoint André-Jules Retno Y'Ombénontory, issu lui des rangs du Parti démocratique Gabonais (PDG), se sont expliqués devant le numéro un gabonais, le principal inspirateur, avec le défunt Me Pierre6Louis Agondjo Okawé, de la co-gestion aujourd'hui de mise au sein de cette mairie.

La rencontre a eu lieu en présence du Premier ministre chef du gouvernement, jean Eyéghe Ndong, et du ministre d'Etat en charge de l'Intérieur, André Mba Obame. M. Jean-Marie Béka b'Obame, le gouverneur de la province de l'Ogooué-Maritime, était également présent. Ainsi que plusieurs collaborateurs du président de la République, tel que son Haut Représentant personnel, Michel Essonghe, ont également pris part à cette séance de travail.

Dans un premier temps, Omar Bongo Ondimba a reçu tour à tour les deux principaux protagonistes ou chefs de délégations. Puis, il a écouté les uns et les autres au cours d'une sorte de plénière, c'est-à-dire une séance élargie aux autres membres du conseil municipal de Port-Gentil présents au palais. Les deux phases ont permis au premier citoyen du Gabon de se faire une idée plus claire et plus juste de la situation qui prévaut au sein de la mairie de la capitale économique.

C'est donc fort de cela que le chef de l'Etat, dont on connaît l'attachement à l'unité nationale, au dialogue et la tolérance, a prôné l'apaisement en conseillant aux uns et aux autres de toujours se servir des vertus du dialogue et de la concertation pour aplanir leurs malentendus ou leurs désaccords. Dans tous les cas, il leur a réitéré sa volonté de faire en sorte que la mairie de Port-gentil soit toujours dirigée en co-gestion entre le PU et le PDG, du moins dans le cadre du mandat actuel qui prend fin dans un an.

Cette philosophie du président Omar Bongo Ondimba implique que quelle que soit la décision que le maire actuel qui vient d'être élu à l'Assemblée nationale prendra quant au choix du mandat, les deux fonctions étant incompatibles, le poste de président du conseil municipal de Port-Gentil échoira toujours à un conseiller municipal du même bord politique que lui, c'est-à-dire du PGP.

INTERET GENERAL. Les choses étant désormais claires à ce niveau, tous les Porgentillais s'attendent à une normalisation de la situation au sein de leur municipalité. La sortie de crise est' donc envisageable dans les tout prochains jours. Car, personne ne peut imaginer un conseiller municipal du PDG aller à l'encontre de la position du chef de l'Etat qui de surcroît est le président-fondateur de cette formation politique.

En guise de rappel, on soulignera que la crise au sein du Conseil municipal de

Port-Gentil date du 29 décembre 2006. Date d'une session consacrée à l'examen et au vote du budget primitif 2007. Un texte déjà amendé par la commission permanente des finances qui comprend les conseillers de toutes tendances politiques.

A la surprise général, celui-ci sera rejeté par la majorité des membres du conseil présents à cette réunion. Soit 29 contre 25. Cela malgré les appels à la cohésion, au respect de l'intérêt général et à la préservation de l'unité et de la cohésion sociale, lancés aux uns et aux autres par le préfet de Bendjè, M. Vincent de Paul Ivala, présent à ladite séance.

Depuis cette date, deux camps se sont formés : celui des partisans de Me Ndaot Rembogo, et l'autre mené par Reténo Y'Obénontory. Les premiers, notamment les élus du PGP, accusant leurs adversaires de vouloir évincer sans raisons objectives l'actuel édile de Port-Gentil. Ces derniers, essentiellement des conseillers issus du PDG, RPG, UPG, etc., rejettent en bloc ces accusations et se défendent en justifiant leur position par l'expression d'un ras-le-bol face au «mépris» avec lequel le maire Ndaot les traiterait.

L'affaire a été portée devant le gouverneur par les notables qui, à la faveur d'une motion, ont apporté leur soutien au premier magistrat de la ville. A leurs yeux, celui-ci abat un travail plus qu'appréciable pour le développement de leur cité...

Le moins que l'on puisse dire ici, c'est que désormais, tout cela est derrière. Suite à la rencontre avec le chef de l'Etat et grâce à ses sages conseils, les conseillers municipaux de la capitale économique regarderont vers l'avant en dialoguant, se tolérant pour ne considérer que l'intérêt général. C'est-à-dire le développement de la contrée et la cohésion sociale entre les communautés qui vivent à Port-Gentil, cité cosmopolite s'il en fut.

Source : Journal L'Union Plus du 15 Janvier 2007

 



   

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