EDUCATION NATIONALE/GREVE DU
SENA
La
Fenapeg monte au créneau
En assemblée générale
mercredi, elle a fait des suggestions au
gouvernement et au Sena, en vue de sauver
l'année scolaire.
REUNIE en assemblée générale
mercredi après-midi à l'école Martine Oulabou,
la Fédération nationale des associations des
parents d'élèves du Gabon (Fenapeg), a exprimé
son inquiétude face à l'année blanche qui pointe
à l'horizon. En effet, pour les membres de cette
organisation, si rien n'est fait d'ici lundi
prochain, les enfants seraient condamnés à
rester à la maison pour le restant de l'année
scolaire. D'où les recommandations émises à
l'endroit de toutes les parties impliquées dans
la crise, qui dure depuis le 15 novembre 2006.
Il faut préciser que cette
rencontre s'est déroulée le jour même où le
bureau du Syndicat de l'Education nationale (Sena)
a été reçu par le chef de l'Etat. Au sortir de
cette audience, Mme Yolande Bilouka, la
secrétaire générale par intérim et son équipe
ont, lors d'un point de presse hier matin,
laissé présager la perspective d'une reprise
imminente de cours (lire ci-dessus).
La Fenapeg, dirigée far
Christiane Bekalé, a relevé les conséquences
pédagogiques négatives de cette grève des
enseignants membres du Sena qui perdure, surtout
après un trimestre passé sans cours. Le
vice-président de la Fenapeg en charge de la
communication, Sylvain Magnene, a indiqué qu'en
termes de scolarité au Gabon, notre système
éducatif admet 30 semaines de cours pour 6
semaines de vacances. Lesquelles incluent
notamment celles de Noël, Pâques et celles dites
intermédiaires. Soit 9 mois de scolarité.
Cependant, sur les 30
semaines de cours, les enfants n'ont suivi, à ce
jour, qu'un mois et demi d'apprentissage. Soit 6
semaines. La même durée qu'ils ont également
passée à la maison durant le gel des cours. Le
système de l'Approche par compétences aidant, en
principe après deux semaines de cours, tous les
élèves du Gabon inscrits à un niveau donné,
devraient avoir reçu les mêmes enseignements.
Etant donné que cette nouvelle organisation des
programmes veut que les cours débutent et se
terminent au même moment sur toute l'étendue du
territoire national.
De fait, après un mois et
demi d'inactivité, si les cours ne reprennent
pas d'ici lundi, nous serons face à une année
blanche. A moins de procéder à une prolongation
jusqu'au mois dé juillet et faire passer les
examens à la mi-août. Ce qui serait contraignant
pour les tout-petits.
Aussi, après deux heures de
débats houleux, les participants ont proposé au
gouvernement de veiller à l'application des
mesures suivantes :
- résoudre les difficultés
des enseignants par les procédures d'urgence;
- prendre en compte les
problèmes éducatifs à auteur de 20 % du budget
au cours de l'exercice 2007;
- ouvrir les classes à tous
les établissements primaires situés sur le
territoire national à compter de lundi prochain;
- contrôler l'effectivité de
l'ouverture des classes par les inspecteurs de
l'éducation nationale sur l'ensemble des
établissements scolaires.